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Migration, génétique humaine
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 27 - 11 - 2021

Vingt sept corps humains parmi lesquels des femmes et des enfants ont été repêchés mercredi soir au large des côtes françaises de la Manche. On a tout de suite et à grande échelle accusé à bras raccourcis des passeurs d'être à l'origine de nouveau drame migratoire. On a aussi mis l'index sur des êtres désespérés qui n'hésitent pas à prendre attache avec la mort en croyant se renouveler une vie. Des rescapés, dans des témoignages bouleversants qu'y compris dans la mort ils trouvent un coin de répit et que l'engloutissement dans la mer s'apparente à la découverte d'un nouvel horizon.
Mais dans une fuite en avant, on feint d'ignorer que le désespoir est aujourd'hui commun à tous les hommes et que c'est l'inconscience de nombreux Etats qui prépare un naufrage encore plus vaste et encore plus important. Le passage à la moulinette de l'espèce humaine est pourtant si visible et si flagrant. Les réseaux des passeurs ne sont pas tombés du ciel et l'on ne tient pas à s'interroger de quoi ils sont nés. On ferme les yeux sur l'amplitude de plus en plus affirmée d'un phénomène pour ne pas admettre que plus on barricade les frontières et plus le flux migratoire s'élargit. Les Etats qui se barricadent doivent une bonne fois pour toutes admettre que l'itinérance et la migration relèvent de la génétique humaine d'autant qu'eux-mêmes n'y ont jamais résisté et que leurs conquêtes des territoires des autres ont façonné la grande histoire du monde depuis qu'il a existé.
Des grandes puissances comme la France et la Grande-Bretagne s'accusent mutuellement de laxisme pour contrecarrer un immense incendie qu'elles ont elles-mêmes allumé s'égarant dans les nébuleuses définitions à donner au droit d'asile à un humanisme timoré.
Les flux migratoires prendront encore de l'ampleur quelles que soient les retouches que l'on tentera d'apporter aux effets de boomerang que les expéditionnaires d'hier et des temps présents ont animés. Ce sont eux qui ont gravé dans l'Histoire le rendu d'un retour de manivelle, pli indécrottable et éternel dans la culture humaine.


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