L'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation «UNPEF» revient à la charge pour exiger une loi criminalisant les agressions contre le personnel de l'éducation, notamment les enseignants. Intervenant hier lors d'un séminaire sur les violences physiques et morales contre les enseignants et le personnel éducatif en milieu scolaire, organisé par le bureau régional de l'Unpef Alger centre, le président de la commission éducative de l'APN, M. Abdelkrim Aied, a exprimé l'intérêt et l'importance qu'accordent les parlementaires à ce sujet. Il a tenu à affirmer qu'une commission a été installée récemment pour préparer justement un projet de loi criminalisant les violences et les agressions contre les enseignants et le personnel éducatif. Il a ainsi appelé les membres de l'Unpef et les spécialistes du droit à apporter des propositions et à enrichir ce texte pour l'élaboration d'un projet de loi qui protègera le personnel éducatif de toute forme d'agression. Les différents intervenants, syndicalistes, directeurs d'école et des membres de l'APW d'Alger ont plaidé pour une loi semblable à celle criminalisant les actes d'agressions verbales et physiques contre l'ensemble des personnels des établissements de santé, publics et privés, promulguée en 2020. Les intervenants ont débattu durant la matinée d'hier les raisons derrière cette violence en milieu scolaire et les agressions verbales et physiques qui menacent l'intégrité physique et morale de l'enseignant. Ils ont cité le cas des enseignantes agressées sauvagement à Bordj Badji Mokhtar. Le directeur du lycée El Idrissi à Alger a précisé que malheureusement la cause principale de la violence en milieu scolaire est la vente et la consommation de drogue près des établissements scolaires. D'autres ont estimé que la mondialisation, l'utilisation négative des moyens technologiques et les réseaux sociaux, les facteurs socio-économiques sont également à l'origine de ces violences qui mettent en danger pas seulement l'enseignant mais l'école algérienne. Les recommandations formulées à l'issue de ce séminaire seront remises à la commission de l'éducation de l'Assemblée populaire nationale ainsi qu'à d'autres instances pour enrichir le projet de loi en préparation qui vise la protection de l'enseignant et le personnel éducatif en général.