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Le ministre des Ressources en eau Hocine Necib accorde un entretien à l'APS
Publié dans Algérie Presse Service le 11 - 06 - 2014

Le ministre des Ressources en eau Hocine Necib a accordé un entretien à l'APS, dont voici le texte intégral.
QUESTION: Quelles sont les mesures prises par votre département pour assurer une meilleure alimentation en eau potable à l'approche de l'été qui coïncide également avec le mois sacré du Ramadhan.
H. NECIB : Le contexte hydraulique du pays à la veille du mois sacré de Ramadhan et de la saison estivale 2014, est favorable pour garantir un approvisionnement en eau potable équitable aux usagers. En effet, malgré que la pluviométrie des mois d'avril et mai 2014 soit déficitaire, les précipitations enregistrées depuis le début de l'année hydrologique, en septembre 2013, ont permis d'atteindre au niveau de l'ensemble des barrages en exploitation, à la date du 9 juin 2014 un volume total de 5,51 milliards de m3 avec un taux de remplissage de 80,53%, ce qui permet de renforcer et de sécuriser la desserte en eau à la fois en termes de dotation et de plages horaires de distribution d'eau à travers la majorité des villes desservies à partir des barrages.
En matière d'eau souterraine, le réseau piézométrique de l'ANRH indique une remontée substantielle du niveau des nappes aquifères notamment Mitidja (Alger), Boumerzoug et Hamma Bouziane (Constantine) et Bouteldja- les Salines (Annaba).
S'agissant des mesures prises par mon département Ministériel, elles portent pour l'essentiel sur la réponse optimale aux besoins des populations et sur l'amélioration des relations entre les gestionnaires du service public de l'eau et les usagers. Dans ce sens, une importante réunion regroupant, sous ma présidence, les 42 directeurs d'unité de l'ADE et les directeurs généraux des 4 filiales SPA (SEAAL, SEOR, SEACO et SEATA) a été tenue récemment et une autre regroupant les directeurs des ressources en eau des 48 wilayas est prévue à la fin de cette semaine.
Les directives portent sur des actions concrètes sur lesquelles une vigilance permanente doit être assurée, il s'agit notamment de : l'exploitation optimale des ouvrages de stockage et des réseaux de distribution, la mise en service de nouvelles installations de production et de distribution d'eau et notamment les forages à l'arrêt, la mobilisation en permanence des flottes opérationnelles de camions citernes pour faire face efficacement aux situations de restriction, le maintien en bon état de fonctionnement des ensacheuses de fourniture d'eau en sachets le cas échéant, le renforcement des moyens de détection et de réparation systématique des fuites notamment sur les réseaux de distribution et les branchements, l'installation d'un dispositif de veille et de coordination avec les services de Sonelgaz pour prioriser l'alimentation en énergie électrique des installations de production d'eau (forages - stations de traitement et stations de pompage), la constitution de stocks suffisants de produits de traitement (sulfate d'alumine, polymères, chlore,....) et analyses quotidiennes des eaux de consommation humaine au niveau des points de distribution (réservoirs et châteaux d'eau), la mobilisation des ressources humaines par l'établissement de plannings de congés et la mise en place de dispositifs d'astreinte pour intervenir efficacement et avec célérité en cas d'incidents susceptibles d'entraîner des perturbations de la distribution d'eau, le renforcement des systèmes d'information et de communication en direction des usagers en cas de perturbation de la distribution d'eau et ceci, à travers la presse écrite, la radio, la télévision et l'affichage.
QUESTION: L'Algérie est parmi les pays qui consacrent d'importants investissements dans le domaine des ressources en eau, quel bilan tirez-vous de vos investissements consentis de 2010 à 2014, et avez-vous atteint les objectifs fixés pour cette période?
H.NECIB : En effet, dés le début des années 2000, l'Algérie, sous l'impulsion de son excellence le Président de la République, a hissé le secteur de l'eau au rang de grande priorité nationale.
Grâce au plan de relance économique et aux autres plans quinquennaux qui ont suivi, pas moins de 3.000 milliards de dinars ont été investis pour la réalisation d'un nombre important d'ouvrages de mobilisation, de transferts, de traitement, d'adduction, d'assainissement et d'extension de grands périmètres d'irrigation en vue de répondre à la demande sans cesse croissante des besoins en eau tant en quantité qu'en qualité requise. L'importance des investissements consentis s'est traduite par des résultats tangibles.
En effet, les différents programmes ont permis d'augmenter sensiblement la capacité de mobilisation des ressources en eau qui est passée de 4 milliards m3 en 2000 à 7,3 milliards m3 aujourd'hui, de réduire sensiblement le déficit en matière d'alimentation en eau potable des populations en amenant le taux de raccordement au réseau de 78% à 97% et la dotation journalières de 123 l/j/habitant à 175 l/j/habitant, de préserver les ressources en eau de toutes les sources de pollution en étendant le taux de raccordement au réseau d'assainissement de 78% à 88% et en multipliant la réalisation de stations d'épuration pour atteindre le nombre de 155 et, enfin, d'étendre les superficies irriguées à 1.100.000 ha dans l'objectif d'intensification de la production agricole et d'assurer la sécurité alimentaire.
Concernant le quinquennat qui s'achève, la majorité des opérations inscrites ont été lancées et de nombreuses infrastructures sont achevées ou en voie d'achèvement. Je cite à titre d'exemple les barrages de Mahouane, Draa Ediss, Kef Eddir, et Ouldjet Melleg, l'alimentation en eau potable des couloirs Sour El Ghozlane- Sidi Aissa- Ain Lahdjel (W. M'Sila) et Beni Slimane - Berrouaghia- Kssar El Boukhari- Boughzoul (w. Médea) à partir du barrage Koudiat Acerdoune, l'alimentation en eau potable des centres de Mekhtaria, Ain Defla, Sidi Lakanal et Khemis Miliana à partir du barrage de Sidi Mhamed Ben Taiba, l'alimentation en eau potable du couloir Tamalous-Ain Kercha- Beni Oulbène et des zones environnantes à partir du barrage de Guenitra (Skikda), l'aménagement aval du système Beni Haroun, l'alimentation en eau potable du flanc nord de Tizi Ouzou à partir du barrage de Taksebt, l'aménagement de plusieurs grands périmètres d'irrigation tels que les périmètres de Sig, Kramis, Kssar Esbahi, la réception de 11 stations d'épuration et de nombreux projets d'aménagement d'oued et de protection contre les inondations...etc.
QUESTION: L'Etat a mobilisé plus de 15 milliards de dollars pour le secteur de l'eau durant le quinquennat 2010-2014, et compte maintenir cette dynamique d'investissement pour les cinq ans à venir, peut-on connaitre les principaux nouveaux projets retenus dans ce cadre?
H.NECIB : Le travail entrepris dans le cadre des différents programmes de développement se poursuivra au cours du prochain plan quinquennal (2015-2019) en vue de renforcer et de consolider la mobilisation des ressources en eau en ciblant en priorité les zones déficitaires et les hauts-plateaux. A ce titre nous prévoyons, la réalisation de 26 barrages, 4 transferts et près de 700 forages.
L'importance sera également donnée à la réhabilitation et à l'extension des systèmes d'alimentation en eau potable pour permettre l'accès à l'eau en quantité suffisante et en qualité requise à tous les citoyens quelque soit leur lieu de résidence, tel que le prévoit la loi sur l'eau de 2005. C'est ainsi que nous envisageons de réaliser 2.440 kms de conduite, 17 stations de traitement, 103 stations de pompage, 136 réservoirs et de réhabiliter 1680 kms de réseau.
Il en est de même pour l'assainissement puisque 1.250 kms de réseau et pas moins de 60 stations d'épuration et lagunes sont au programme. En plus de l'aménagement de 300 kms de lits d'oueds et la protection de 250 localités contre les inondations.
La réhabilitation, la modernisation et l'extension des Grands périmètres d'irrigation (GPI) et la contribution au développement de la PMH fait partie également des priorités du prochain programme de développement. Dans ce cadre, 29 grands périmètres d'irrigation d'une superficie globale de près de 180.000 hectares (Ha) et plus de 180 retenues collinaires sont prévus.
Ce programme nécessitera une enveloppe budgétaire globale de 1.500 Milliards de dinars.
L'autre défi, et pas des moindre, pour le prochain quinquennat est la consolidation de la gouvernance de l'eau à travers des mesures institutionnelles d'accompagnement englobant le cadre juridique et le dispositif organisationnel.
QUESTION: La décision de l'Etat d'autoriser la prospection du gaz de schiste a suscité un débat houleux sur son impact environnemental et aussi sur ses risques sur les nappes phréatiques, avez vous envisagé une collaboration étroite avec le ministère de l'Energie pour lever ces craintes?
H.NECIB : Je voudrai tout d'abord rappeler que Monsieur le Président de la République a instruit le gouvernement de veiller à ce que " la prospection, et plus tard l'exploitation des hydrocarbures schisteux soient menées en permanence avec le souci de préserver les ressources hydriques et de protéger l'environnement". Et là, je suis convaincu, chaque membre du gouvernement et chaque responsable y veillera. Comme vous l'indiquez, nous ne sommes qu'à la phase préliminaire, les procédures d'exploration n'ont pas encore débuté et les travaux d'exploitation n'auront lieu qu'à long terme.
Les travaux de recherche menés par plusieurs organismes nationaux et internationaux révèlent que notre sous sol recèle un potentiel important de gaz de schiste qui nécessite cependant d'être confirmé par des études d'investigations et la réalisation de forages de reconnaissance. Ceci est de la responsabilité de l'Etat d'identifier les ressources naturelles du pays et d'en tirer par la suite les conclusions pour une exploitation éventuelle rentable.
Pour revenir à votre question, il faut savoir qu'il est convenu que les forages de gaz de schiste soient implantés loin des zones d'habitation et des zones d'activité agricole ou industrielle pour qu'il n'y ait aucune interférence ou impact sur ces dernières. D'autre part, les zones schisteuses se situent entre 3000 et 4000 mètres de profondeur bien en dessous des grandes nappes du complexe Terminal et de l'Albien qui, elles, se trouvent entre 400 et 2500 mètres de profondeur. Celles ci sont protégées par des horizons géologiques imperméables.
La réglementation en matière de forages surtout pétroliers impose la double cimentation du forage à la traversée des zones aquifères rendant ainsi étanche tout contact entre les hydrocarbures et la nappe.
Pour ce qui est de la protection des nappes phréatiques peu profondes, la même procédure est appliquée en renforçant la cimentation du tubage de surface. L'eau qui serait utilisée lors des opérations de forage fera l'objet d'une attention particulière, elle sera tout d'abord recyclée puis nettoyée de tous les additifs qui lui seraient ajoutés. La loi prévoit, dans ce sens, une étude d'impact pour chaque ouvrage ou site d'exploitation.
Quant aux volumes d'eau qui seraient prélevés, ils sont estimés entre 15.000 et 20.000 mètres cubes par forage. Si nous prenons l'hypothèse que lors de la phase d'exploitation, nous pouvons réaliser chaque année 100 forages de 4.000 mètres de profondeur répartis sur les 07 bassins sédimentaires identifiés et qui couvrent une superficie très vaste de plus de un million de km2, les besoins en eau seraient de 02 millions de m3 avec un taux de recyclage de 80%.
Cette quantité infime sera facilement supportable par la nappe albienne là où elle est présente. Pour les autres régions, des ressources alternatives peuvent être proposées d'autant plus que la qualité de l'eau demandée n'est pas un critère d'utilisation.
En conclusion, j'appelle à un débat calme et serein car nous ne sommes qu'à la phase d'exploration en vue de développer quelques forages pilotes. L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels nécessite des moyens en équipement et en ressources humaines considérables et il faut se préparer dés maintenant pour maîtriser dans le futur ces technologies qui évoluent rapidement tout en veillant au respect et à la préservation des ressources hydriques et de l'environnement, ce qui explique la forte réduction du nombre d'additifs chimiques utilisés dans les opérations de fracturation de la roche-mère qui est passé de 700 à 12 en l'espace de quelques décennies.
QUESTION: Les déperditions dans les réseaux de distribution d'eau prennent de l'ampleur en Algérie, quelles en sont ses incidences financières et comment compter vous y remédier?
H. NECIB : Les déperditions dans les réseaux de distribution d'eau sont dues en général à la vétusté des réseaux, à la corrosion et parfois aux dommages causés par divers travaux. Bien entendu, ces déperditions ont un impact négatif sur l'approvisionnement en eau potable. Par sa conception et son contenu, la réhabilitation des systèmes d'AEP constitue une action structurante réalisable par étapes, en vue de lutter contre les déperditions et les fuites sur les réseaux de distribution d'eau potable et, d'améliorer durablement la qualité du service public de l'eau potable.
Actuellement, nous avons un programme ambitieux, de projets de réhabilitation qui porte sur 45 villes dont 27 villes en études pour une enveloppe globale de plus de 9 Milliards de DA et 18 villes en travaux pour un montant global de 65 milliards de dinars. Concernant les études, 20 villes dont les projets
sont en cours. Il s'agit de Tissemsilt, Oum El Bouaghi, Tébessa, Ghardaïa, Bordj Bou Arréridj, Boumerdès, Adrar, Aïn Temouchent, Mostaganem, Relizane, Médéa, Guelma, Khenchela, Laghouat, Tlemcen, Biskra, Ouargla, Touggourt, Bouira et Ain Defla et 7 villes sont proposées pour PN 2015 à savoir : M'Sila, El Bayadh, Illizi, Tindouf, Naâma, Khemis Miliana et El Eulma.
Concernant les travaux, c'est la deuxième étape de l'action de réhabilitation qui porte sur la réalisation des travaux par tranche en fonction de l'avancement des études. Une première tranche est inscrite pour 18 villes dont 11 sont lancées (Batna, Sidi Bel Abbès, El Oued, Tizi Ouzou, Jijel, Mascara, Béchar, Mila, Djelfa, Grarem et Tamanrasset) et les 7 autres sont en voie de lancement (Blida, Tiaret, Chlef, Béjaïa, Saïda, Sétif et Skikda). Additivement à ces programmes, d'autres opérations sont initiées par les directions de l'urbanisme et les communes au titre, respectivement, de l'amélioration urbaine et des programmes communaux de développement (PCD).
QUESTION: Quelle évaluation faites vous de la gestion déléguée des services publics de l'eau confiée depuis 2005 à des entreprises étrangères? Le secteur a-t-il acquis les moyens et le savoir faire nécessaires pour assurer une gestion 100% algérienne ?
H.NECIB : Afin d'améliorer la qualité et l'efficacité des services publics de l'eau et de l'assainissement et en écartant toute idée de privatisation du service public (l'eau relève exclusivement du domaine public), l'Etat a décidé en 2005 la délégation graduelle de la gestion des services publics à des opérateurs internationaux d'envergure internationale (suez Environnement pour Alger et Tipasa, Agbar pour Oran, Société des Eaux de Marseille pour Constantine et Gelssen Wasser pour Annaba et El-Tarf) sur la base de contrats à objectifs.
Les objectifs recherchés se résument notamment à l'atteinte d'une distribution en H24, l'amélioration des indicateurs de performance en notamment matière de lutte contre les fuites et de gestion clientèle et surtout le transfert de savoir faire à tous les niveaux des ressources humaines de façon à pérenniser et à développer les acquis de ce partenariat. A l'exception de l'expérience de Annaba et de El-tarf qui s'est avérée non concluante et pour laquelle les actionnaires (ADE et ONA) ont pris à temps les dispositions nécessaires en résiliant le contrat, les autres partenariats ont été globalement positifs particulièrement en matière de distribution en H24, de recherche et réparation des fuites, de mise en place d'outils modernes de gestion technique et de rapprochement des usagers et de transfert de savoir faire.
Actuellement, nous nous orientons vers une autre forme de partenariat, celle de l'assistance technique. Nous estimons que nos filiales peuvent aujourd'hui se suffire d'un encadrement décisionnel exclusivement algérien qui sera soutenu par une expertise internationale choisie et ciblant les domaines où le déficit est encore présent. L'intervention des opérateurs étrangers devra donc changer de nature et s'opérer selon la formule du contrat d'assistance technique.
QUESTION: Selon des chiffres de l'ADE, 75% de la population sont desservis en quotidien. Avez vous un objectif d'augmenter ce taux de desserte en eau potable et quelles sont mesures que vous allez prendre pour améliorer le service public de l'eau, devenu une priorité du secteur?
H.NECIB : Les réalisations et l'effort d'investissements consenti par l'Etat en matière de mobilisation de ressources en eau conventionnelles et non conventionnelles (dessalement, barrages et forages), conjugués au programme important de réhabilitation des systèmes d'alimentation en eau potable, ont permis une amélioration substantielle de la desserte en eau à la fois en termes de dotation en eau et des plages horaires de distribution d'eau à travers le territoire national.
C'est ainsi qu'en termes de fréquence de distribution, 75% de la population sont desservis en quotidien dont 45% en H24. Le reste de la population (25%) est alimentée à raison de 1 jour/2 et plus en raison de l'insuffisance des ressources en eau et/ou de l'état de la vétusté des réseaux notamment dans les wilayas de Djelfa, M'sila, Khenchela, Tébessa, Souk Ahras, Oum El Bouaghi, Bordj Bou Arreridj et Sidi Bel Abbes.
Pour faire face à cette situation et dans le but d'atténuer au maximum les restrictions dans la distribution et de sécuriser l'approvisionnement en eau, le secteur des ressources en eau s'est inscrit dans l'objectif de l'amélioration de la desserte en eau à travers la poursuite de la mobilisation des ressources en eau par la réalisation de nouvelles infrastructures de mobilisation et de transport d'eau (transferts et d'adductions), la poursuite du programme de renforcement des capacités de stockage et de réhabilitation et d'extension des réseaux urbains de distribution d'eau et la sécurisation sur le long terme de l'approvisionnement en eau potable et industrielle.
Concernant le service public de l'eau, le secteur des ressources en eau ne ménagera aucun effort pour une gestion efficiente notamment en termes de la généralisation et de la durabilité d'une distribution en continu dans toutes les villes du pays. Objectifs réalisables, pour peu, que toutes les initiatives et toutes les compétences professionnelles soient engagées et soutenues au seul service des citoyens et du développement économique.
S'agissant des populations des zones rurales et d'habitat dispersé, elles bénéficient actuellement de toute l'attention des autorités et ce, pour renforcer le droit d'accès à l'eau


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