COVID-19: fabrication et commercialisation des masques de protection à partir de juin    Washington Times prédit une riposte médiatique contre l'Algérie    DECES D'EL-YOUSSOUFI : Le président Tebboune rend hommage à un "homme d'Etat chevronné"    ALGERIE POSTE : Disponibilité du réseau de l'ordre de 97.3% durant le Ramadhan    Jeux méditerranéens : échange de vues "constructif" autour d'Oran-2022    CC du FLN : le favori bloqué et accusé d'avoir le Coronavirus    RECONDUCTION DU CONFINEMENT : Les autorisations exceptionnelles de circulation prolongées    ORAN : Le wali booste les projets en cours    Coronavirus: 133 nouveaux cas, 127 guérisons et 8 décès en Algérie durant les dernières 24h    TISSEMSILT : Saisie de stupéfiant dans deux affaires différentes    Accidents de la route: 5 morts et 294 blessés durant les dernières 48 heures    Le Président de la République présidera dimanche une réunion du Conseil des ministres    Le centre de torture de Touggourt : une des sombres pages de la présence coloniale française    Crimes du 17 octobre 1961 à Paris : un des plus grands massacres de civils en Europe au 20è siècle    Décès de Abderrahmane El Youssoufi : une étoile du Grand Maghreb s'éteint    Les talibans revendiquent une première attaque    Après la mort d'un homme noir aux mains de la police : Des manifestations à Minneapolis et un commissariat incendié    6 morts dans l'explosion d'une centrale hydroélectrique    La famille d'un passeur tue 30 migrants en Libye    La colère sociale embrase plusieurs villes tunisiennes    "Kamel-eddine était sincère, franc et courageux"    Confrontation Halfaya – Saâdaoui lundi    La maquette du projet immobilier «JSK Tower» dévoilée    L'Algérie sur le podium    Ahmad Ahmad : "Nous ne pouvons pas encore nous prononcer"    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    Le député FLN Abdelmalek Sahraoui bientôt devant le juge    Polémique entre la défense et la Cour de Tipasa    De nouvelles négociations en cours : L'OPEP veut prolonger les réductions jusqu'à fin 2020    Détention préventive pour le propriétaire d'une laiterie    Politique industrielle : Ferhat Aït Ali décline les nouvelles règles à l'Assemblée nationale populaire    Relance de plusieurs chantiers à Blida    Biskra : Suspension du maire de Chetma    Une politique budgétaire incohérente    Le Brent à 34 dollars à Londres    Il y a 27 ans, Tahar Djaout était assassiné : L'homme, l'écrivain, le journaliste    Rencontres Cinématographiques de Béjaia : Appel a films au RCB 2020    «Il est très important de préserver au-delà des frontières notre beau patrimoine musical andalou»    Le Fifog reporte une partie de son édition à l'automne    Tensions entre Alger et Paris    La scène, ce reflet de la société    PETITE PRESSION, GRAND CHANTAGE    Covid-19: 360 cas guéris ont quitté les hôpitaux depuis l'apparition de la pandémie    Football - Affaire de l'enregistrement audio: Ce qu'il faut savoir sur le dossier    Le rationnement de l'eau du robinet est de retour: Une nouvelle plage horaire de 18 heures dès demain    Les mercenaires cathodiques    L'APN convoque une réunion "importante" en présence du MAE    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mines antipersonnel: Tahar Salhi, une des victimes de la barbarie du colonisateur français
Publié dans Algérie Presse Service le 03 - 04 - 2020

Près de 58 ans après l'indépendance de l'Algérie, les stigmates des mines anti-personnel disséminées à travers de nombreuses régions de la wilaya de Tébessa, en particulier au niveau des lignes électrifiées Challe et Morice, sont encore patentes eu égard au nombre de leurs victimes qui se sont retrouvées du jour au lendemain mutilées, avec des blessures irréversibles.
A la veille de la journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines, célébrée le 4 avril de chaque année, Tahar Salhi, l'une des innombrables victimes de la barbarie de l'occupant français, s'est confié à l'APS.
C'est avec beaucoup d'émotion que cet homme, ayant perdu sa jambe droite suite à l'explosion d'une mine en 1967, dans la région montagneuse d'El Ma Labiod, s'est exprimer pour raconter cet accident douloureux qui s'est produit quand il n'était encore qu'un petit garçon.
"Un jour, je me suis rendu avec ma famille chez mon grand-père dans la commune d'El Ma Labiod et comme tout enfant, je suis sorti m'amuser et alors que je jouais avec le ballon, j'ai entendu une forte explosion, et après plus rien je ne savais pas ce qui m'était arrivé".
Et de renchérir: "Après avoir perdu connaissance plusieurs heures, je ne me suis réveillé à l'hôpital avec un groupe de médecins à mon chevet, des russes à l'époque, et une jambe entourée de bandages avant qu'on m'annonce que j'ai perdu ma jambe droite dans l'explosion".
"C'est comme si la foudre s'était abattue sur moi, ce fut l'un des moments les plus difficiles de ma vie malgré mon jeune âge, et parce que je suis issu d'une famille révolutionnaire qui a fait plusieurs sacrifices pendant la glorieuse guerre de libération, j'ai trouvé le courage et la force de continuer ma vie normalement, de défier mon handicap et d'accepter la volonté divine'', a ajouté M. Salhi.
Cette victime des mines anti-personnel a poursuivi son récit, en confiant qu'après avoir quitté l'école, il a travaillé dans des chantiers de construction, en transportant sur son dos divers matériaux de construction entre les sacs de ciment et de sable, avant de faire office de gardien de parking, fonder une famille et devenir père de 3 filles et 2 garçons, qu'il soutient et prend soin de leur éducation.
"En dépit de ma détresse psychologique, je travaille toute la journée sans le moindre ennui dans le parking que j'ai loué au centre-ville de Tébessa pour subvenir aux besoins de mes enfants", a affirmé M. Salhi, qui relève que la pension de 14.000 dinars par mois allouée pour les victimes des mines anti-personnel ne lui suffit pas pour faire vivre sa famille.
D'après les statistiques du bureau de wilaya de l'organisation nationale des moudjahidine, "Tébessa enregistre chaque année des dizaines de morts en raison de l'explosion de mines anti-personnel, notamment dans les hauteurs de la wilaya. En 2017, un enfant est décédé dans le village de Oglat Echahm (commune au Sud de Bir El Ater), alors qu'un de ses proches a été blessé", relève-t-on.
Selon la même source, "le nombre de victimes des mines antipersonnel dans cette wilaya frontalière a dépassé les 2000 victimes, d'autant que ces engins explosifs sont toujours enfouies dans les terres des régions rurales et agro-pastorales, très parcourues par les bergers".
De leur côté, les détachements de l'Armée populaire nationale s'efforcent d'extraire et détruire ces mines antipersonnel enracinées dans les hauteurs de la wilaya de Tébessa, afin de protéger les résidents de ces régions rudes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.