SEAAL : Vers la non-reconduction du contrat avec le partenaire français    Extension du tramway-Constantine: lancement des essais techniques de la 2e tranche    8 con seils pour améliorer sa santé mentale    Accidents de la route : Campagne de sensibilisation aux Sablettes    Nouvelles attaques de l'Armée sahraouie contre des positions des forces d'occupation marocaine    El-Menfi valorise le rôle de l'Algérie dans la sécurité et la stabilité de la Libye    Niger: l'Algérie condamne l'attaque terroriste perpétrée contre le village de Gaigorou    Saignée de capital humain    Création de dix nouvelles wilayas: «Aucun changement dans les frontières territoriales»    Tizi-Ouzou: Marche des travailleurs de l'ETRHB    Europe - Les grands clubs lancent la «Super League»: L'UEFA promet des sanctions    FAF - Coupe de la Ligue: La hiérarchie sera-t-elle respectée ?    Ligue 1 - Mise à jour: Le CRB en examen à Bordj    Le procès en appel de Karim Tabou reporté au 28 juin    Une bonbonne de gaz explose : incendie, deux blessées et des dégâts    Crise sanitaire: L'immunité collective fait encore parler d'elle    LE RAMADHAN A BON DOS    Algérie-France: Macron qualifie les propos de Djaâboub d'«inacceptables»    Le butin de la mémoire    Le baril fait du yoyo    L'UGTA se fâche    Les chantiers de Khaldi    La dernière ligne droite    Brèves    Une AGE à refaire    Le programme dévoilé    Révolution dans le football européen    L'acquittement? O.K. Et l'accusation?    Boumala victime de son paradoxe    Macron pointe la volonté de réconciliation malgré des «résistances»    L'Ave Marie . . . m    L'absentéisme ou le fléau ramadhanesque    Le feu vert de Tebboune    163 nouveaux cas et 5 décès en 24 heures    La Confédération des syndicats algériens tire la sonnette d'alarme    Téhéran redit sa disposition à dialoguer avec l'Arabie saoudite    La Tunisie secouée par la pandémie    Boukadoum et Beldjoud en visite de travail en Libye    Le spectacle vivant réclame des aides    Le patrimoine musical algérien en deuil    «Chaque rôle apporte un plus...»    Une grande voix du style assimi s'éteint    « Liberté » réagit au placement sous mandat de dépôt de son journaliste Rabah Karèche    Coup d'envoi des festivités du mois du patrimoine 2021    Justice : Procès de Tabou reporté, Boumala relaxé    L'hommage oublié aux victimes du Printemps noir    6 ans de prison pour deux anciens DG    Christopher Ross: La décision de Trump sur le Sahara Occidental «irréfléchie» et «dangereuse»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





James Baker: la position de Trump sur le dossier sahraoui risque de créer des tensions en Afrique du Nord
Publié dans Algérie Presse Service le 18 - 12 - 2020

La reconnaissance, par le président sortant Donald Trump, de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental risque de créer un climat d'instabilité en Afrique du Nord dont pourrait profiter Al-Qaïda au Maghreb islamique et d'autres groupes terroristes, a indiqué, jeudi, l'ancien secrétaire d'Etat américain, James Baker.
Dans une tribune publiée dans le Washington Post, M. Baker n'a pas écarté "la possibilité d'une montée des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario redoutant qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique et d'autres groupes (terroristes) puissent exploiter la situation ".
M. Baker qui a occupé le poste d'émissaire du SG de l'ONU pour le Sahara occidental, a estimé aussi que la décision "téméraire" du président américain sortant pourrait ainsi avoir de "sérieuses répercussions". Trump avait annoncé, le 10 décembre courant, reconnaître le Sahara occidental comme faisant partie du territoire marocain en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.
D'autre part, cette décision pourrait, selon lui, "compliquer" les relations entre les Etats-Unis et l'Algérie "un important partenaire stratégique".
"La détérioration de nos relations avec l'Algérie, principal défenseur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination pourrait affecter l'avenir de nos relations commerciales ainsi que notre coopération militaire et en matière de lutte anti-terroriste", a-t-il soutenu.
James Baker a considéré la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental comme "un étonnant abandon des principes du Droit international par les Etats-Unis ainsi que ses propres principes diplomatiques ".
"L'action téméraire (de Trump) présentée comme une (démarche) diplomatique aggravera une situation déjà dans l'impasse, celle du règlement du long conflit opposant le Maroc au peuple sahraoui autour du territoire (sahraoui)", a déploré l'ancien émissaire de l'ONU.
Il a relevé, néanmoins, que Trump a eu le mérite d'essayer de changer la situation au Moyent-Orient tout en affirmant que cet objectif ne devait pas être atteint "en abandonnant l'engagement des Etats-Unis en faveur du principe d'autodétermination, un principe de base sur lequel notre pays a été bâti et auquel il devrait rester fidèle".
Qualifiant la décision prise par Trump de "cynique", Baker a insisté sur le fait que les Etats-Unis ne devaient pas tourner le dos au peuple sahraoui en tentant de rendre meilleures les relations entre Israël et ses voisins.
"Dès 1975, lorsque le Maroc a pris le contrôle du Sahara occidental par la force après le retrait de l'Espagne, les Etats-Unis et la plupart des membres de la communauté internationale ont refusé de reconnaître la légitimité de cette revendication ( la souveraineté sur le Sahara occidental)", a rappelé l'ancien secrétaire d'Etat.
"La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental par l'administration Trump est un revirement majeur et regrettable dans une politique américaine au long cours défendue aussi bien par les Démocrates que par les Républicains", a-t-il signalé notant que l'annonce faite par Trump pourrait affecter l'image des Etats-Unis et mettre en doute ses engagements sur le plan international.
"Les Etats-Unis ont abandonné de manière imprudente leurs principes pour quelque chose qui ne changera rien à la position de la communauté internationale en ce qui concerne la résolution du conflit", a-t-il assuré, appelant le président Biden à annuler cette décision téméraire et cynique".
Le président Joe Biden occupera ses fonctions de président des Etats-Unis à partir du 20 janvier prochain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.