Les forces de sécurité et à leurs têtes l'Armée nationale populaire (ANP) continuent de traquer les résidus des groupes armés. L'objectif principal de ces différentes opérations sécuritaires consiste à éradiquer définitivement le terrorisme du pays. Cet état de fait ne pourrait pas se faire sans l'élimination de ce fléau à partir de ses racines. Comme nous l'avons déjà donné dans nos précédentes éditions, les forces de sécurité (tous corps confondus) ont vaincu le terrorisme sur le terrain. Par ailleurs, et afin que ce fléau ne pourrait plus « naître » de ses cendres, il convient de le « détruire » à partir de ses origines. Les spécialistes en matière de lutte contre le terrorisme ont mis le doigt sur les racines de ce fléau à savoir, l'intégrisme et le fondamentalisme religieux. Malheureusement, l'extrémisme religieux qui est l'antichambre de ce terrorisme est toujours intacte et continue de menacer l'intégrité et la sécurité du peuple et du pays. Quatre spécialistes sur cinq en matière de lutte antiterroriste trouvent qu'il est temps pour les politiciens de comprendre que le terrorisme ne pourrait pas être éliminé uniquement par le biais du tout sécuritaire. Seule l'éradication des facteurs à l'origine de ce fléau, permettrait de mettre fin définitivement à ce « cancer », ont-ils indiqués. Toujours et selon les mêmes spécialistes, l'octroi dans le passé, des agréments à des mouvements qui instrumentalisent la religion à des fins politiques en contradiction avec les lois de la République, notamment la Constitution algérienne est une grande erreur qui a coûté très cher au pays. Ces mouvements assurent la couverture politique aux groupes armés et leur donnent l'espoir d'une éventuelle instauration de la « Doula Islamiya » à la place de la République et de l'Etat démocratique. Ces spécialistes ont vu juste, la tragédie de la dernière décennie et les massacres commis par ceux qui se sont autoproclamés « djihadistes » en est la preuve. L'Algérie a payé un lourd tribut pour sauver le pays et la République. Plus de 30 ans de lutte antiterroriste, les forces de sécurité algériennes ont réussi à vaincre sur le terrain ces groupes armés barbares qui avaient semé la terreur et l'horreur au sein du peuple algérien. Le terrorisme a été vaincu mais sans pour autant qu'il soit définitivement éradiqué. Nous l'avons dit et nous le répétons à chaque fois, sans l'éradication de ce fléau à partir de ses racines, ce terrorisme ne sera jamais vaincu à titre définitif et ce, même si le dernier des terroristes qui activent dans les rangs des groupes armés sera abattu. Ce terrorisme survivra et ne pourrait jamais disparaître si, toutefois, ses racines ne seront pas détruites. A ce sujet, nos forces Armées ont toujours mis en garde sur les facteurs qui étaient à l'origine de la décennie rouge et qui, malheureusement, demeurent toujours intacts. Ce qui est encore inquiétant est que l'extrémisme qui a « soufflé » longtemps sur les mosquées a contaminé le milieu scolaire. Le vocabulaire de l'extrémisme religieux et du fondamentalisme ont pris la place de la technologie et du savoir en général. Pour être honnête, la situation actuelle est encore plus grave que dans le passé. La menace peut venir à n'importe quel moment de l'intérieur de notre pays et à partir de nos frontières. « Le loup est toujours dans la bergerie », il est également à nos frontières où la situation sécuritaire de nos voisins est désastreuse. En plus de cet état de fait, la montée de l'intégrisme, antichambre du terrorisme est vraiment inquiétante. A ce sujet, nous constatons l'émergence de plusieurs mouvements qui instrumentalisent la religion à des fins politiques et qui constituent un danger permanent pour le pays. Ces mouvements « gardent en vie » le terrorisme que le tout sécuritaire ne pourrait éradiquer. Nous n'apprenons rien à personne lorsque nous rappelons que l'Occident a souffert dans le passé par les conflits inter-religieux. Les chrétiens, catholiques, protestants et autres qui se sont disputés le pouvoir se sont déchirés durant de longues années à couteaux tirés. La séparation de l'Etat de la religion a permis de protéger la religion et vice-versa. Aujourd'hui, l'ensemble des croyants des différents cultes et mêmes les non-croyants vivent ensemble sous le même toit de la République. En somme, l'élimination du terrorisme passe obligatoirement par son éradication à partir de ses racines.