À Mostaganem, comme ailleurs, la préparation des gâteaux de l'Aïd (Makrout, Tcharek, Sablés) devient de plus en plus onéreuse en 2026, avec des prix en hausse. Les commandes se multiplient, mais les coûts des ingrédients de qualité entraînent une facture salée pour les familles, valorisant le savoir-faire traditionnel. En effet, la préparation des gâteaux secs et mielleux qui ornent les tables le jour de l'Aïd est une autre mission très importante pour les ménagères. La fin du Ramadan n'est pas seulement réservée aux achats des habits, car il y a aussi un autre souci, et pas des moindres, qui marque cette période synonyme d'intenses préparatifs pour l'Aïd El Fitr. Et même si ces dernières ont tendance à recourir à l'achat de gâteaux auprès des pâtissiers, qui croulent déjà sous une commande très importante, ou de femmes qui se spécialisent dans ce créneau, transformant leurs maisons en un vaste chantier de préparation des gâteaux traditionnels, il n'en demeure pas moins que l'affaire est à prendre au sérieux, selon le niveau social et les exigences de la ménagère. «La préparation des gâteaux me prend beaucoup d'effort et de temps, alors que je suis toute la journée dans la cuisine à préparer le ftour, c'est pour cela que j'ai opté depuis quelques années pour l'achat des gâteaux de l'Aïd auprès de la pâtisserie, et j'en commande d'autres auprès de femmes qui préparent certains gâteaux, très particuliers, chez elles», reconnaissent plusieurs femmes interrogées à ce sujet. A l'enseigne du Makroud et Laraiche, des gâteaux traditionnels très demandés auprès des femmes qui les préparent chez elles. Ces dernières, spirale infernale et générale des prix obligent, ont augmenté leur prix de 1.400 dinars en moyenne par rapport à l'année 2025. Cependant, les ménagères ne manqueront pas de relever que le prix est sensiblement le même, qu'on le prépare à la maison ou qu'on l'achète chez le pâtissier, le prix de revient n'est pas plus cher, il faut tout juste ajouter le coût de la main-d'œuvre. Parfois, à trop vouloir chercher la qualité, on paie plus que le prix fixé par le pâtissier. Car, le kilo de cacahuètes étant à 500 dinars, 3000 dinars pour les noisettes, 2300 pour les amandes et jusqu'à 3000 dinars pour les pistaches, sans parler du beurre, de la farine, les œufs et autres produits exigés par les recettes de gâteaux, on risque au final d'avoir une facture salée pour un gâteau sec ou mielleux. N.Malik