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Burkina Faso: incertitude autour du sort du président Kaboré, appels au dialogue
Publié dans Algérie Presse Service le 24 - 01 - 2022

La situation était confuse lundi au Burkina Faso où des informations données par des sources sécuritaires faisaient état de l'arrestation à Ouagadougou par des "soldats mutins" du président Roch Marc Christian Kaboré, alors que les appels au dialogue se multiplient pour apaiser la tension dans ce pays instable de l'Afrique de l'ouest.
Plusieurs sources de sécurité ont affirmé lundi matin que "le président Kaboré, le chef du Parlement (Alassane Bala Sakandé) et des ministres sont effectivement aux mains des soldats", à la caserne Sangoulé Lamizana de Ouagadougou.
En début d'après-midi, des sources contactées par l'Agence de presse burkinabè (AIB) ont indiqué qu'il s'agit d'un "coup d'Etat" et que "les auteurs" feront une déclaration. Le gouvernement avait auparavant reconnu des tirs dans plusieurs casernes, démentant toutefois "une prise de pouvoir par l'armée".
L'incertitude s'est ainsi installée autour du sort du chef de l'Etat Kaboré, au pouvoir depuis 2015. D'après l'AIB, le président burkinabè a été "mis aux arrêts" et "placé en isolement".
Lire aussi: Burkina Faso: le président Kaboré "arrêté" et placé en "isolement"
Une source gouvernementale a ensuite affirmé que le président avait été "exfiltré" de sa résidence dimanche soir par des gendarmes de sa garde "avant l'arrivée d'éléments armés qui ont tiré sur les véhicules de son convoi".
Selon cette source, "la situation est confuse". Une confusion alimentée par l'absence à la mi-journée lundi de toute déclaration de la part des soldats mutins ou de proches du chef de l'Etat.
Sur le compte Twitter de M. Kaboré, un message posté en début d'après-midi, dont il était impossible de savoir s'il avait été écrit par lui directement, ni dans quelles circonstances, invite "ceux qui ont pris les armes à les déposer dans l'intérêt supérieur de la Nation".
==Privilégier le dialogue pour régler les différends==
"C'est par le dialogue et l'écoute que nous devons régler nos contradictions", ajoute le message écrit sur le compte Twitter du chef de l'Etat burkinabè.
Appelant à donner la priorité au dialogue, les Etats d'Afrique de l'Ouest ont indiqué dans un communiqué suivre "avec une grande préoccupation" l'évolution de la situation au Burkina Faso.
La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "tient les militaires responsables de l'intégrité physique du président (burkinabè) Roch Marc Christian Kaboré", selon ce communiqué.
Pour sa part, le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat a appelé lundi à "privilégier le dialogue politique comme voix de solution des problèmes du Burkina Faso".
Lire aussi: Situation au Burkina Faso: l'UA appelle à privilégier le dialogue
"Moussa Faki suit avec vive préoccupation la situation très grave au Burkina Faso et condamne fermement la tentative de coup d'Etat contre le président démocratiquement élu", indique un communiqué publié sur le site de l'UA.
Au pouvoir depuis 2015, le président Kaboré, réélu en 2020, était de plus en plus contesté par une population excédée par les violences terroristes dans le pays.
C'est ainsi que des soldats se sont mutinés dimanche dans plusieurs casernes pour réclamer le départ des chefs de l'armée et des "moyens adaptés" à la lutte contre les terroristes qui frappent ce pays depuis 2015.
Des tirs avaient été entendus en fin de journée près de la résidence du chef de l'Etat et un hélicoptère avait survolé la zone tous feux éteints, selon des résidents.
Ces mutineries sont survenues alors que le Sahel est de plus en plus déstabilisé par les attaques terroristes qui frappent aussi le Niger et le Mali voisin.
Et plusieurs manifestations de colère ont eu lieu depuis plusieurs mois dans les villes du Burkina pour dénoncer l'incapacité du pouvoir à contrer les attaques terroristes qui se multiplient dans le pays.
Le Burkina Faso est en proie depuis 2015 à une spirale de violences attribuées à des groupes armés terroristes affiliés à Al-Qaïda et au groupe autoproclamé Etat islamique (EI, Daech) qui ont fait en près de sept ans plus de 2.000 morts et contraint 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.


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