Arrivée du président sahraoui à Alger pour prendre part aux festivités du 60e anniversaire de l'indépendance    Jalon de la liberté à Sidi Fredj : une stèle commémorative symbolisant la levée des couleurs nationales en 1962    Réconciliation    L'Algérie veut passer à l'étape industrielle    Le défilé qui braque les regards    Les invités de marque de l'Algérie    Mise en garde contre l'escalade du Makhzen    Début de la campagne du prochain référendum constitutionnel    L'Algérie sur une courbe ascendante    Le dribble historique    Hammadi décroche deux médailles    Défilé géant en ville    Au rythme des festivités    «Un évènement majeur de l'histoire de notre pays»    Une histoire millénaire dans la résistance    Strophes de guerre    La petite histoire de l'Union des écrivains algériens    Le Président Tebboune inaugure en compagnie de son homologue tunisien la stèle commémorative "Jalon de la liberté"    JM/Handball - messieurs : l'Espagne bat la Serbie 42-38 et file en finale    Le TRO propose des visites virtuelles en 3 D et lance un service de réservation en ligne    APN: adoption du projet de loi sur la réserve militaire    Le Premier ministre préside la cérémonie de lancement du portail consacré au sommet arabe    UNE INDEPENDANCE CONFISQUEE PAR L'ARMEE DE BOUMEDIENE    JM/Haltérophilie: médaille d'or pour Walid Bidani à l'arraché    La remise des grades par le Président Tebboune, une honorable tradition qui vient orner les us de notre patrie et de l'institution militaire    Le PSG vise un nouvel attaquant transalpin    ETUSA: un programme de transport gratuit au profit des SMA au défilé militaire    JM: programme des athlètes algériens    Agriculture: convention Gvapro-Anade pour soutenir les projets de production    Transport: programme spécial pour l'Aïd el Adha    Transport: métro, tramway et téléphérique gratuits à travers le pays le 5 juillet    Man United : Ronaldo absent de la reprise de l'entrainement    Plate-forme "Glorious Algeria": vitrine du 60e anniversaire de l'indépendance par excellence    Saison estivale: 21 décès par noyade durant la période allant du 16 juin au 3 juillet    Migrants africains tués par la police marocaine : le président colombien parle d'une "barbarie"    Affichage des listes dans les communes dans les tout prochains jours: Plus de 15.000 logements prêts à la distribution    Géostratégie en gestation    Les préparatifs suivent leur cours: Un Sommet arabe fatidique    Le PDG de Sonatrach: Vers de nouveaux accords pour la révision des prix du gaz    Sonelgaz: Plus de 50.000 foyers raccordés au gaz et à l'électricité depuis 2020    Rejet des eaux non traitées dans les zones humides: Des contrôles réguliers dans les zones industrielles    Aïd El-Adha: Le ministère de la Santé met en garde    Plus de 5 millions de diplômés depuis l'indépendance: Les nouveaux challenges de l'Université    La Libye et l'espoir suspendu    La loi sur l'exercice du droit syndical retoquée    La longue marche...    1962-2022: Célébrer une libération « inachevée »?    Le DG du journal «Echaab» limogé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le gouvernement dément un coup d'Etat
Tirs dans plusieurs casernes au Burkina
Publié dans L'Expression le 24 - 01 - 2022

Des coups de feu ont été tirés, hier, dans plusieurs casernes du Burkina Faso, dont trois situées dans la capitale Ouagadougou, des tirs reconnus par le gouvernement qui a démenti «une prise de pouvoir par l'armée» et affirmé que les institutions n'étaient pas menacées «pour le moment». Ces mouvements d'humeur dans les casernes du Burkina, pays qui a connu par le passé plusieurs coups d'Etat et tentatives de putsch, illustrent la fragilité du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, face aux violences terroristes qui s'accroissent dans son pays depuis 2015. «Depuis 1h00 du matin (GMT), des tirs ont été entendus ici à Gounghin provenant du camp Sangoulé Lamizana», a affirmé un militaire de ce quartier situé à la sortie ouest de Ouagadougou, ce qu'ont confirmé des habitants, parlant de «tirs de plus en plus nourris».
Des tirs ont également été entendus dans un autre camp militaire de Ouagadougou, celui de Baba Sy, à la sortie sud de la capitale, et à la base aérienne proche de l'aéroport, selon des sources militaires. Des coups de feu se sont aussi produits dans des casernes de Kaya et Ouahigouya, dans le nord du pays, selon des habitants.
Des habitants du quartier Gounghin ont affirmé que des militaires du camp Sangoulé Lamizana sont sortis de leur caserne, tirant des coups de feu en l'air, et ont bouclé le périmètre aux alentours de la caserne.
Le périmètre autour de la caserne de la base aérienne, était également bouclé par des soldats encagoulés tirant en l'air. Une centaine de personnes qui tentaient de se rassembler place de la Nation, en plein centre de Ouagadougou, pour exprimer leur soutien au mouvement des soldats, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les policiers. L'Internet mobile a été coupé, hier, dans la matinée. Le camp Sangoulé Lamizana abrite la Maison d'arrêt et de correction des armées (Maca) où est détenu le général Gilbert Diendéré, proche de l'ancien président Blaise Compaoré renversé en 2014 qui vit depuis en Côte d'Ivoire.
Le général Diendéré a été condamné à 20 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015 et est actuellement jugé pour son rôle présumé dans l'assassinat de l'ancien président Thomas Sankara, icône panafricaine, en 1987.
Le gouvernement a rapidement réagi en démentant une tentative de coup d'Etat. «Des informations véhiculées dans des réseaux sociaux tendent à faire croire à une prise de pouvoir par l'armée en ce jour», indiquait, hier, un communiqué du porte-parole du gouvernement, Alkassoum Maiga. «Le gouvernement, tout en reconnaissant l'effectivité de tirs dans certaines casernes, dément ces informations et appelle les populations à rester sereines», ajoute-t-il. «Aucune institution de la République n'a pour le moment été inquiétée», a, de son côté, affirmé le ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé, dans une intervention à la Télévision nationale. Il a ajouté que les mouvements observés «dans quelques casernes» sont «localisés, circonscrits», et qu'il était «en train de rentrer en contact avec ceux qui sont à la manoeuvre pour comprendre les motivations». Ces mouvements dans des casernes burkinabè surviennent au lendemain de nouvelles manifestations de colère d'habitants excédés par l'impuissance des autorités à faire face à la violence jihadiste qui ravage le Burkina Faso.
Samedi, des incidents ont éclaté à Ouagadougou et dans d'autres villes du pays entre les forces de l'ordre et des manifestants qui ont bravé l'interdiction de se rassembler pour protester contre l'insécurité. Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.
Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus fréquentes et en grande majorité concentrées dans le nord et l'est du pays. Samedi encore, au moins deux soldats ont été tués et plusieurs blessés dans l'explosion d'un engin artisanal, sur l'axe entre Ouahigouya et Titao (nord), au passage de leur véhicule qui escortait des commerçants, selon des sources sécuritaires et locales. Le 23 décembre, une embuscade de groupes armés visant un convoi de ravitaillement composé de civils et de Volontaires de défense pour la patrie (VDP, supplétifs de l'armée) dans la zone de You (nord), avait fait 41 morts, dont le célèbre Ladji Yoro, considéré comme un leader des VDP. Les violences des groupes terroristes ont fait depuis six ans plus de 2.000 morts et contraint 1,5 million de personnes à fuir leur foyer. Plusieurs militaires sont détenus depuis mi-janvier pour des faits présumés de «tentative de déstabilisation des institutions». Parmieux, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, ex-chef de corps du 12e régiment d'infanterie commando, qui était jusqu'à présent commandant du groupement des forces du secteur ouest, engagées dans la lutte antiterroriste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.