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11 mandats de dépôt et une mise sous contrôle judiciaire
12 cadres de l'urbanisme et du foncier inculpés
Publié dans El Watan le 27 - 06 - 2018

Après plus de 15 heures d'audition, le juge a ordonné l'incarcération de 11 fonctionnaires des services de l'urbanisme et de la conservation foncière de plusieurs communes d'Alger, dans le cadre de l'affaire Kamel Chikhi, principal prévenu dans l'affaire des 701 kg de cocaïne. Seule la chef de service de l'urbanisme de Kouba a été remise en liberté après avoir été placée sous contrôle judiciaire. Durant toute la journée d'hier, c'était au tour de Kamel Chikhi d'être auditionné.
C'est au lever du jour que la décision du juge de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé d'Alger, chargé de l'affaire des 701 kg de cocaïne, a rendu ses décisions concernant les 12 cadres de l'administration de l'urbanisme et de la conservation foncière de plusieurs communes de la capitale déférés devant lui.
Après de longues auditions, il a inculpé l'ensemble des mis en cause, dont 11 ont été placés sous mandat de dépôt et un seul placé sous contrôle judiciaire, pour leur implication présumée dans l'établissement de certains documents liés aux activités immobilières de Kamel Chikhi, principal prévenu dans l'affaire de cocaïne. Des facilitations ayant permis à ce dernier d'avoir un immense parc immobilier dans des quartiers résidentiels d'Alger, en contrepartie d'avantages soit en nature, soit en biens immobiliers.
Le juge se serait basé, nous dit-on, sur des enregistrements vidéo des caméras de surveillance installées dans le bureau de Chikhi, mais également sur une longue liste de conversations téléphoniques. Les mis en cause sont les chefs des services de l'urbanisme de Kouba, Aïn Benian, Draria, Chéraga et Hydra ; des conservateurs fonciers de Hussein Dey et Bouzaréah ; deux contrôleurs de la conservation foncière de Hussein Dey ; un fonctionnaire de la conservation foncière de Bouzaréah et un architecte de la direction de l'urbanisme d'Alger.
Hier, le juge a fait comparaître, pour la seconde fois, Kamel Chikhi, pour le confronter aux déclarations des 12 mis en cause.
Le tribunal de Sidi M'hamed où siège le pôle pénal spécialisé d'Alger a, dès la matinée, fait l'objet d'un dispositif de sécurité impressionnant, mis en place par les éléments de la Gendarmerie nationale et qui, en fin de journée, était toujours en place.
En tout, 17 personnes ont été incarcérées jusqu'à l'heure actuelle, alors que trois autres ont été placées sous contrôle judiciaire. A l'exception des trois frères Chikhi, d'un de ses associés, de son directeur commercial et d'un de ses agents, les 12 autres prévenus ne sont pas concernés par l'affaire de cocaïne, mais par «le trafic d'influence, la corruption et la perception d'indus avantages».
Le juge est en train de resserrer l'étau autour de Kamel Chikhi pour élucider le mystère de sa fortune et le lien supposé qu'elle pourrait avoir avec la drogue ou toute pratique de blanchiment d'argent qui, selon le ministre de la Justice, faisait l'objet d'une enquête judiciaire bien avant le dossier de cocaïne.
Des propos étonnants dans la mesure où cette enquête, ouverte en 2014 par le parquet d'Alger, avait été classée quelques mois après son ouverture et le principal mis en cause informé de ce classement. Que s'est-il passé ? Est-ce que le juge est en train de faire ce qui aurait dû se faire il y a plus de quatre ans ? La question reste posée.


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