Ali Sehib, un dirigeant sportif de grande qualité et ancien cadre de la santé, est décédé hier à Boumerdès à l'âge de 86 ans des suites d'une longue maladie. Le défunt est né le 22 mai 1932 à Béni Yenni (wilaya de Tizi Ouzou). Ses parents s'étaient installés à Kouba dans les années 1930 et son père Ammar a été le premier instituteur algérien à exercer à Kouba de 1939 à 1946. Le jeune Ali a été très tôt attiré par l'athlétisme qu'il pratiqua sous les couleurs du MC Alger de 1948 à 1954. Le demi-fond était sa spécialité. Il a été champion d'Algérie universitaire du 5000m en mai 1953. En même temps que l'athlétisme, il pratiquait le football chez les universitaires (1951-1954). Au lendemain de l'indépendance — il avait 31 ans —, il a choisi la voie de dirigeant sportif. Durant la saison 1963-1964, il a exercé les fonctions de secrétaire général et trésorier du RC Kouba avant de franchir le Rubicon et d'entraîner le RC Kouba avec qui il a remporté le titre de champion de la division pré-honneur. Il a été l'initiateur, avec Mustapha El Kamel, de la première école de football en Algérie sous les couleurs du RC Kouba. Lors de la fusion RCK-Sonatrach (1969), Ali Sehib avait assumé la charge de directeur technique de l'équipe seniors du CSSKouba et ensuite du NAR Alger (toujours Kouba). Après le désengagement de Sonatrach (1974), Ali Sehib a été l'artisan du retour du RCK au statut de club civil (juillet 1974) avec la nouvelle appellation de Raed au lieu de Riadha. Par la suite, il a été vice-président du RCK de 1974 à 1976. Sa parfaite maîtrise de la langue française et surtout des lois et règlements du football n'a pas échappé aux responsables du journal Le Peuple qui lui ont proposé de collaborer avec la rubrique sportive. Ce qu'il entreprit avec bonheur et sérieux. Ses articles de presse étaient frappés du sceau de la qualité. Depuis hier, il repose au cimetière de Boumerdès. La rédaction sportive d'El Watan présente ses condoléances à sa famille et ses proches et prie Dieu Le Tout-Puissant et Miséricordieux de l'accueillir en Son vaste paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.