Hidaoui préside une rencontre avec les jeunes de la wilaya de Souk Ahras    La guerre aux frontières    Amis de la Révolution algérienne ou Moudjahidine ?    Kamel Rezig préside l'ouverture du Salon national de l'habillement et des industries textiles    Le ministre de l'Agriculture appelle à l'intégration des nouvelles technologies    En présence d'une marée humaine, funérailles déchirantes de la collégienne Zahra    La douce France d'antan et des «bronzés» de sa politique (2e partie)    Les forces d'occupation arrêtent Cheikh Rani Abu Sbeih aux portes de la mosquée Al-Aqsa    Ligue des champions : Les médias italiens inquiets par le bilan de leurs clubs en barrages    Le MCO frappe fort, le MCEB s'enfonce    Ligue 1 : la 22e journée fixée aux 6, 7 et 8 mars    Mois de piété, d'humanisme et de solidarité agissante (1)    Netflix se retire, Paramount Skydance en pole position pour le rachat    Un exemple en commandement et planification militaire    L'artisanat décoratif en plein essor    Les robinets à sec pour les quartiers du Radar et El Hachem    Arrestation de 3 narco-trafiquants dont une femme, saisie de 102 g de kif traité et plus de 570 comprimés de psychotropes    «Le nouveau texte vise à consolider le processus démocratique en Algérie»    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cinéma en otage
Publié dans El Watan le 04 - 09 - 2018

Entre le cinéma et l'histoire, le rapport est rarement apaisé. Il est extrêmement tendu entre les hommes de cinéma et les gardiens du dogme historique. Ils font souvent mauvais ménage.
Le film Larbi Ben M'hidi de Bachir Derrais, qui risque de ne pas voir le jour, en est la parfaite illustration. Sa sortie bute sur le refus du ministère des Moudjahidine – coproducteur –, qui juge le biopic peu conforme à la conception qu'il se fait de l'histoire de la Révolution et de ses personnages centraux. Cet épisode fait remonter à la surface le débat sur la liberté de création artistique et intellectuelle qui se rapporte à l'histoire de la guerre d'indépendance. Une liberté doublement verrouillée.
Par la pensée passéiste dominante, portée par une loi sévèrement contraignante. Dans son article 6, la loi du 17 février 2011 relative à la cinématographie stipule que «la production des films relatifs à la Guerre de Libération nationale et à ses symboles est soumise à l'approbation préalable du gouvernement».
C'est une disposition liberticide parce qu'elle interdit, de fait, toute possibilité d'imagination, de création et de fiction, qui sont l'essence même du cinéma. Pis, c'est une loi qui vise à imposer une certaine vision de l'histoire. Celle qui sert à légitimer un ordre politique et idéologique.
Avec elle, le pouvoir politique n'autorise que des productions cinématographiques aux fins propagandistes. Elle lui permet de décider de ce qui est «bon» à voir comme film. Surtout, elle a inauguré le retour à la pensée surannée du «grand frère» qui réfléchit et décide à la place du «peuple». Une attitude qui infantilise, considérant le téléspectateur algérien «inapte» à se faire son propre jugement.
Et au final, elle consacre la mainmise de l'appareil bureaucratique sur la production artistique. Cela rappelle tragiquement les dégâts incommensurables causés par l'écriture officielle de l'histoire de la Révolution sous le régime du parti unique. Fondé sur le mensonge et l'occultation des faits historiques réels, le récit national en vigueur a été une grande supercherie. Cette ruse avec l'histoire se poursuit sous d'autres formes. Sinon, comment permettre à un ministère des Moudjahidine — qui n'a plus sa raison d'être — de financer des films et se donner un droit de regard, d'appréciation et d'autorisation.
Il n'a ni la qualité ni la compétence. Une totale incompatibilité avec le cinéma dont la vocation est de nourrir l'imaginaire, de susciter la controverse, d'entremêler faits réels à des événements fictifs. Les films de mémoire – machine à remonter le temps – sont des œuvres artistiques qui participent à la survie des grands moments du passé. Mais ils n'ont pas pour tâche de calquer des «certitudes» contenues dans un récit officiel douteux.
Empêtré depuis des années dans la série noire des faux moudjahidine, manifestement, ce ministère n'autorise que des films faux et tronqués. Celui sur Krim Belkacem est un modèle en la matière. La prise en otage de Larbi Ben M'hidi est la preuve que c'est un vrai film à voir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.