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Nuit de terreur à l'avenue Kitouni Abdelmalek
Le banditisme règne en plein centre-ville
Publié dans El Watan le 25 - 10 - 2018

Ce qui s'est passé dans la nuit de mardi à hier à la rue Kitouni est très grave, car des citoyens se sont sentis sérieusement menacés, avec l'impression d'être abandonnés à une horde de malfaiteurs.
Les habitants de la rue Kitouni Abdelmalek, notamment ceux résidant entre le n°72 et le n°90, n'oublieront jamais la nuit de terreur qu'ils ont vécue mardi vers minuit et qui s'est prolongée jusqu'aux premières heures de mercredi. Tout a commencé quand des bruits de casse de voitures stationnées dans la rue et des aboiements de chiens ont été entendus par des riverains.
D'après les témoignages recueillis auprès de certains d'entre eux, dix à quinze personnes, aux visages cagoulés, armés de sabres et de barres de fer et accompagnés de chiens, se sont attaquées à tous les véhicules se trouvant sur leur chemin. D'autres témoins ont révélé qu'un jeune qui se trouvait dans un magasin d'alimentation générale a échappé à une mort certaine, après avoir été agressé lui aussi, alors que sa boutique a été complètement saccagée.
Un véritable traquenard qui a duré presque deux heures avant l'arrivée des services de police. Le bilan de ce que les habitants qualifient d'«attaque préméditée» est lourd, car une quarantaine de véhicules, dont des fourgons et des camionnettes, ont été sérieusement endommagés. C'est un décor de désolation que nous avons découvert hier sur les lieux, où les victimes parvenaient à peine à contenir leur colère. Un fait qu'ils ont tenu quand même à exprimer en fermant durant près de cinq heures le tronçon de l'avenue Kitouni situé près de la mosquée Bachir Ibrahimi.
Un moyen surtout pour crier leur colère contre les services de sécurité qu'ils ont accusés de ne pas avoir pris au sérieux leurs cris de détresse lancés sur le n°15 48. Certains parlent de tentatives d'agression de la part des malfaiteurs contre des boutiques et des maisons. Le désastre aurait pu être plus grave
Les malfaiteurs ont eu tout le temps pour casser
«Nous avons appelé les services de police dès le début des saccages, mais ils sont arrivés deux heures après, les bandits ont eu le temps de tout casser en toute quiétude avant de quitter les lieux sans être inquiétés», révèlent des habitants en colère. Tous les habitants se sont accordés à condamner la légèreté avec laquelle leurs appels ont été reçus. Ces derniers disent ne pas comprendre la réaction d'un opérateur au service des appels qui leur répond, selon leurs propos, sur un ton impoli comme pour dire qu'ils «les ont dérangés».
Ce sont aussi des propos que les victimes de cet acte criminel n'ont cessé de répéter en face des hauts responsables de la sûreté de wilaya de Constantine, dont deux commissaires principaux, dépêchés sur les lieux pour tenter de contenir la colère des habitants et calmer les esprits. «Si la police tarde à intervenir et arrive deux heures après les faits, qui va protéger les citoyens, Monsieur le commissaire ?
Nous avons passé une nuit blanche, il fallait voir nos femmes et nos enfants terrorisés, nous ne nous sentons plus en sécurité. Comment une bande de malfaiteurs parvient à commettre cet acte non loin du centre-ville. Cela ne s'est pas passé dans un douar isolé, mais ici, en ville, dans un quartier populaire», s'indigne un père de famille.
«Ils auraient pu envahir les maisons et commettre des crimes. Ils étaient prêts à tout. Mon fils qui se trouvait au magasin a échappé à la mort. On a l'impression qu'on a été lâchés», ajoute un autre. «S'il s'avère qu'il y a eu une négligence, je vous promets que des mesures seront prises», a lancé un commissaire principal pour tenter d'apaiser les esprits.
Tous ceux que nous avons interrogés hier sur les causes possibles de cette violence disent ne pas comprendre ce qui s'est passé, ni pourquoi cette bande a décidé d'agir contre des habitants sans problèmes. Il a fallu tout de même près de cinq heures d'âpres négociations pour que les propriétaires des véhicules endommagés acceptent de libérer la voie et d'entamer la procédure de dépôt de plainte au niveau du commissariat central.
Ce sera le début d'une longue procédure qui risque de s'éterniser, avant que les victimes ne soient dédommagées, en attendant que la police fasse sérieusement son travail pour identifier et arrêter les membres de cette horde de malfaiteurs, car il y a vraiment péril en la demeure.


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