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Maâmar Aït Saâda, humaniste et porteur d'espoir
Le psychologue était connu pour sa lutte acharnée pour plusieurs causes, dont la reconnaissance des droits des enfants autistes
Publié dans El Watan le 22 - 11 - 2018

Il y a trois ans exactement, nous quittait à tout jamais notre ami et confrère, le docteur Mâamar Aït Sâada, psychologue, un des fondateurs et membre actif du mouvement associatif de la ville de Chlef.
Son œuvre est toujours vivante, il a démontré qu'il était un grand humaniste, il a fait prévaloir sa force d'esprit de psychologue et d'universitaire. C'est pour dire qu'au-delà de sa formation, le défunt Mâamar Aït Sâada fut aussi un ardent défenseur de la protection et la sauvegarde de l'enfance exclue ou marginalisée.
Comme il a été encore de tous les combats pour restituer leur dignité aux enfants inadaptés ou atteints de troubles psychiques graves. En effet, investi de longue date dans le mouvement associatif, ses pairs n'ont pas manqué de souligner le rôle important joué par ce dernier dans le développement du mouvement associatif local.
En effet, le défunt Aït Saâda Maâmar est l'une des rares personnalités à avoir réussi à insuffler avec professionnalisme une âme à la vie associative humanitaire à Chlef, en menant un travail de proximité qui révolutionna la vie associative locale.
Après son cursus scolaire primaire, moyen et secondaire, il s'inscrivit à l'université d'Alger, où il prépare et obtient une licence en psychologie. Puis il s'envole à Paris dans le souci d'étoffer ses études et ses connaissances. En 1981, il réintègre Alger, où il fait ses débuts dans la vie professionnelle à Sonatrach, puis comme psychologue-clinicien au Service d'observation et d'éducation en milieu ouvert (Soemo), dépendant du ministère de la Solidarité.
Parallèlement, il est membre fondateur hyperactif dans plusieurs associations de Chlef, à caractère humanitaire, entre autres, Birr Oua El Insane, Amel, Femmes et enfants en détresse, Association de la banque de sang… Après sa retraite, le défunt continuera de servir la société en tant que psychologue-clinicien dans un cabinet de psychiatrie à Chlef.
Les habitants de Chlef gardent de lui l'image d'un homme de cœur et de foi, psychologue accompli et très cultivé, il n'a jamais hésité à apporter aide et assistance à des milliers de patients souffrant de troubles psychiques, aux déficients mentaux, aux jeunes délinquants, aux handicapés, ou encore aux personnes en difficulté.
Le défunt Aït Sâada Mâamar est sans conteste le précurseur et le combattant infatigable de la cause associative à Chlef, il s'est battu tout au long des décennies passées pour la protection et la sauvegarde de l'enfance exclue ou marginalisée, il a mis sa formation universitaire et ses connaissances au service quasi exclusif du mouvement associatif humanitaire de Chlef, sa ville natale, au détriment de sa vie familiale.
Il est considéré comme l'ami, le frère et le père porteur d'espoir pour tous ceux qui étaient en détresse ou en difficulté, des gens pour qui il n'a jamais baissé les bras ou cessé de militer. C'était un professionnel qui faisait correctement son travail et le plus souvent au détriment de sa famille.
Un homme d'une extrême gentillesse, généreux et brave à la fois, très apprécié et aimé par la population de Chlef, et cela en reconnaissance à sa contribution dans le développement du mouvement associatif local. Chlef perd ainsi une mémoire associative.
L'ensemble des membres des associations associatives à chlef et ses nombreux amis tiennent à s'incliner à son bon souvenir et à sa mémoire. La ville de Chlef lui doit énormément pour sa lutte acharnée pour la reconnaissance des droits des enfants autistes, entre autres, et de bien d'autres jeunes gens, victimes d'une société qui peine à retrouver ses repères d'antan et qui assume plus ses missions de protection, d'assistance et d'appui à tous les éclopés de la vie.
Nous gardons un excellent souvenir de lui à travers ses conférences et la Radio régionale de Chlef, où il animait durant plusieurs années et jusqu'à sa mort une émission pour prodiguer des conseils en psychologie destinés aux personnes souffrant de troubles psychiques.
En effet, l'infatigable psychologue-humaniste et le formateur discret qui n'a jamais démérité est considéré comme la voix et le grand défenseur du mouvement associatif de solidarité de la ville de Chlef, il appartient aussi à une famille de donneurs de sang, dont le geste répété a dû sauver des centaines de vies humaines. Notre grand humaniste nous a quittés, un mercredi 25 novembre 2015 à l'âge de 66 ans, après avoir donné le meilleur de lui-même au mouvement associatif et laissant derrière lui un garçon et une fille.
Victime d'une cardiopathie, il fut évacué en urgence de Chlef, par la clinique privée El Ehsane vers le Centre national de médecine sportive (CNMS) d'Alger, où il a rendu l'âme juste après son admission au bloc opératoire. Les habitants de Chlef se souviendront encore de cet humaniste qui n'a jamais hésité à les aider ou à les prendre en charge à des heures avancées de la nuit.
Il avait le sens de l'affection, son sourire affable qui ne le quittait jamais, reste à jamais gravé dans la mémoire de ceux qui l'ont connu. Ignorant les avantages matériels que pouvait lui procurer son statut, il a préféré s'investir corps et âme dans le mouvement associatif, rendant de précieux services à la population.
La ville perd en lui un humaniste efficace, discret et d'une rare sensibilité, selon ses proches compagnons et amis, Abed Djerrah, Kiouar Baroudi et Boughari Hocine. C'est là sans doute la plus grande et la plus humaine des leçons qu'il nous donne. Un avis partagé à l'unanimité par l'ensemble des acteurs du mouvement associatif.
Ce qui lui a valu le respect et la considération de toute la ville de Chlef. Il est resté attaché à son œuvre et son métier jusqu'à la fin. Nous refusons que cet humaniste intellectuel, honnête et intègre, voué au mouvement associatif et sa patrie, soit oublié. Avec sa disparition, ce sont tous les habitants de Chlef et même ceux d'Alger, Tizi Ouzou, d'Oran, Mostaganem et Tiaret qui lui ont fait leurs adieux.
Il a été inhumé au cimetière de Sidi Ahmed Ben Abdallah, à Chlef. Une pensée à sa famille qu'ils chérissaient tant, notamment son épouse (spécialiste en gynécologie) et ses enfants, ses frères et sœurs, neveux et nièces, cousins, beaux-frères et belles-sœurs et enfin nous prions tous ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire.


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