En effet, la tendance était plutôt à la baisse dans les marchés de proximité des villes et villages, comme nous avons pu le constater, au marché quotidien de Haï Bensouna, à Chlef. Premier constat: il y a moins de monde que d'habitude en ce premier week-end du Ramadhan. Les gens ne se pressent pas autour des stands, car l'offre est abondante et les prix ne sont pas prohibitifs, et ce, de l'avis des consommateurs interrogés. Effectivement, ces derniers n'ont que l'embarras du choix devant des étals bien achalandés où les prix affichés semblent à la portée des bourses moyennes. La baisse de la mercuriale a touché pratiquement tous les produits agricoles tels que l'oignon, la pomme de terre, la tomate et la courgette. Le kilo de tomate, par exemple se vendait à 40 et 50 DA, alors que le poivron était cédé entre 50 et 60 DA. Cette «accalmie» s'explique en grande partie par les effets conjugués d'une bonne production agricole et une conduite plus ou moins rationnelle des consommateurs. D'ailleurs, face à l'abondance des fruits et légumes, certains vendeurs expriment leur indignation devant les «dommages enregistrés». «Nous avons été obligés de jeter plusieurs tonnes de marchandises», ont révélé certains d'entre eux.