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À la barre ! : Court Cesare, court...
Publié dans El Watan le 11 - 12 - 2009

Le début de la fin pour Cesare Battisti, ex-militant d'extrême gauche italien condamné à perpétuité en Italie pour son appartenance à un groupuscule terroriste dans les années 1970 . La Cour suprême du Brésil lui a mis un pied dans la tombe en votant en faveur de son extradition vers son pays d'origine. Il lui reste tout de même un dernier recours : le veto que pourrait opposer le président brésilien Lula, pour empêcher Cesare de finir ses jours derrière les barreaux.
N'est-ce pas Lula qui lui avait déjà offert en janvier 2009 l'asile politique quand l'écrivain avait fui la France pour trouver refuge au pays des cariocas, de la samba, du foot ? A une lointaine époque, Cesare Battisti, né en 1954 au sud de Rome, appartenait aux Prolétaires armés pour le communisme (PAC), un groupe gauchiste qui prônait la révolution armée pour renverser la démocratie chrétienne au pouvoir en Italie depuis 1953. Meurtres, enlèvements, tortures, chantages ou divers actes de violences, le PAC ainsi qu'une foultitude d'autres organisations d'extrême-gauche faisaient régner la terreur au cours de cette époque, dite des « années de plomb ». Cesare a-t-il usé de la gâchette ? A-t-il du sang sur les mains ? En juin 1979, il est arrêté dans le cadre d'une enquête sur le meurtre d'un bijoutier commis le16 février à Milan. Deux ans plus tard, Cesare est condamné à douze ans et dix mois de prison pour « participation à bande armée » et « recel d'armes ».
Mais l'homme réussira à faire la belle pour gagner la France avant d'aller se planquer au Mexique. Il refait sa vie, prend ses distances avec l'extrême-gauche et revient s'installer en France en 1990, le président Mitterrand s'étant engagé à ne pas extrader les ex-activistes qui ont fait table rase du passé. Cesare Battisti devient écrivain de polars. Mais si la France est généreuse, l'Italie n'est pas oublieuse. En 1993, la cour d'assises de Milan le condamne à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un gardien de prison, d'un agent de police, d'un militant néo-fasciste et du bijoutier. En dépit des multiples demandes italiennes, la France refuse de le livrer jusqu'à ce mois de mars 2005 ou le Conseil d'Etat français rejette le recours de l'écrivain contre le décret d'extradition. Plutôt mourir que de retourner en Italie, Cesare prend à nouveau la poudre d'escampette pour débarquer au Brésil. Dernière terre d'asile ? La balle, pour ainsi dire, est désormais dans le camp de Lula. S'il botte en touche la décision de la Cour suprême, Cesare gagne le droit de rester à Copacabana. Sinon, ce dernier prendra un billet sans retour vers la terre de ses aïeux. Mais on voit mal comment Lula, qui hier a accordé l'asile politique, se déjugera demain en offrant à l'Italie la tête de Cesare Battisti.


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