La capitale a vécu, vendredi soir, au rythme des voix et des mélodies spirituelles. La sixième édition du Festival du chant religieux pour les jeunes a été officiellement lancée à Alger, dans une ambiance empreinte de ferveur et de convivialité. Placée sous l'égide du ministre de la Jeunesse chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, et du wali d'Alger, Mohamed Abdennour Rabhi, cette manifestation est portée par la Direction de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya d'Alger, en collaboration avec la Ligue d'animation des loisirs des jeunes. C'est à la salle Ibn Khaldoun que s'est déroulée la cérémonie d'ouverture. Représentant le ministre de la Jeunesse, le chef de cabinet Mohamed Madani a donné le coup d'envoi des festivités, en présence de cadres et de responsables du secteur de la jeunesse et des sports de la wilaya. La soirée a attiré un public nombreux, venu savourer un programme riche et soigneusement préparé. Sur scène, les troupes « El Bahdja » et « Ranim », reconnues pour leur spécialisation dans le chant religieux, ont offert des prestations saluées par les applaudissements nourris de l'assistance. Les harmonies vocales, les textes empreints de spiritualité et l'enthousiasme communicatif des interprètes ont su créer une atmosphère chaleureuse. Une fanfare a également contribué à rythmer la soirée, tandis que plusieurs acteurs engagés dans l'organisation et la réussite de cet événement ont été honorés en signe de reconnaissance. Organisé sous le slogan « Une jeunesse qui chante avec un esprit Mohammadien et une identité algérienne », le festival ambitionne de redonner aux soirées du mois de Ramadan leur éclat spirituel. Pour Ali Sefsaf, président de la Ligue d'animation des loisirs des jeunes, l'objectif est clair : proposer des veillées ramadanesques où le chant religieux devient un vecteur de rassemblement et d'expression artistique de proximité. Au-delà de l'animation culturelle, la manifestation vise aussi à renforcer le sentiment d'appartenance nationale chez les jeunes générations. Il s'agit de valoriser le patrimoine culturel algérien, de favoriser les échanges entre formations expérimentées et groupes amateurs, mais aussi d'ouvrir des perspectives aux talents émergents. Le festival se veut ainsi un tremplin pour les passionnés de l'inchad, qu'ils soient membres d'associations, d'établissements de jeunesse ou issus des Scouts musulmans algériens. Cette sixième édition, qui se poursuivra jusqu'au 16 mars prochain, se distingue par une participation particulièrement élevée. Pas moins de 115 troupes, représentant 57 communes de la wilaya d'Alger, prennent part à la compétition. Deux catégories ont été retenues : les moins de 16 ans et les plus de 16 ans, permettant à chaque tranche d'âge de concourir dans des conditions adaptées. Le déroulement du concours s'articule autour de trois étapes organisées dans les différentes maisons de jeunes de la wilaya. Une première phase de présélection générale ouvrira la voie à un second tour, à l'issue duquel douze formations — six par catégorie — seront retenues. La grande finale, prévue au Palais des expositions des Pins maritimes, réunira les trois meilleures troupes de chaque catégorie pour une ultime confrontation artistique. À travers ce rendez-vous devenu incontournable, Alger confirme son engagement en faveur d'une jeunesse créative, fière de son héritage et résolument tournée vers l'expression culturelle et spirituelle.