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Révolution An iv : L'Egypte en perpétuel échec
Publié dans El Watan le 30 - 01 - 2015

«Shaïmaa Al Sabbagh est tombée en martyre. Bientôt vous ne trouverez plus sa photo ni sa biographie, elle sera oubliée de tous. Parce que les personnes comme elle n'intéressent pas», déclare amèrement Hicham Soltan, journaliste et éditorialiste au journal égyptien Al Joumhouria. Hier, des dizaines d'Egyptiennes ont manifesté au Caire contre la police pour dénoncer la mort de la militante socialiste, tuée lors d'une marche à la mémoire des jeunes tombés lors de la révolte qui avait chassé Hosni Moubarak du pouvoir, en 2011. Sa mort, samedi, a provoqué un choc au sein de l'opposition (de gauche) au président Abdelfattah Al Sissi, qui réprime implacablement toute manifestation depuis qu'il a destitué son prédécesseur, l'islamiste Mohamed Morsi, en juillet 2013.
Shaïmaa Al Sabbagh, 34 ans et mère d'un garçon de 5 ans, a été tuée d'une décharge de chevrotines dans le dos, alors qu'elle participait à une marche pacifique de militants de mouvements laïques et libéraux pour déposer des fleurs sur la place Tahrir, célèbre théâtre de la révolte de 2011, en plein cœur du Caire. L'Alliance populaire socialiste, dont elle était membre, accuse, comme les organisations de défense des droits de l'homme et de nombreux témoins, un policier de l'avoir tuée, ce que le gouvernement a démenti tout en ordonnant une enquête.
Post-révolution
La police avait dispersé violemment cette marche, interdite en vertu d'une loi édictée par le gouvernement en novembre 2013 interdisant tout rassemblement ou manifestation non autorisé préalablement par le ministère de l'Intérieur, un texte dénoncé par les ONG comme l'un des plus liberticides du pouvoir d'Al Sissi. «L'Egypte se trouve au pire moment de sa phase post-révolutionnaire et à l'heure actuelle, on ne voit pas de lumière à la sortie du tunnel», a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord.
«La situation de milliers d'Egyptiens s'aggrave de jour en jour.» a-t-elle dénoncé. Quatre ans après la révolution égyptienne, le bilan est «difficile à faire», pour Fahd Baha, politologue égyptien : «La question démocratique en Egypte ne se pose plus, puisqu'elle est inexistante. Certains politiques et intellectuels parlent des acquis de la révolution. Mais à quel prix ?
C'est cette question que je pose à chaque fois que l'on me fait intervenir dans des émissions radiophoniques. La vie des personnes emprisonnées ou assassinées sur les places publiques ne dérange plus le régime !» Si depuis le début de la révolution, Hosni Moubarak a utilisé la répression pour y mettre un terme, demandant à l'armée d'intervenir, cette dernière avait refusé de le faire.
«Le fait qu'il ait tenté de réprimer le mouvement de révolte par la violence a certainement joué un rôle dans la propagation de celui-ci, étant donné que cela a motivé la population à mettre un terme à la tyrannie du dirigeant. Après le départ de Moubarak, c'est l'armée qui a pris le contrôle du pays. L'apaisement de la colère populaire n'a pas été au rendez-vous avec Mohamed Morsi non plus. L'Egypte a raté sa transition démocratique. Un traumatisme a fractionné la société», précise-t-il.
Transition démocratique
Des ONG, des associations égyptiennes, des médias et certains hommes politiques dénoncent, depuis le début de la révolution égyptienne, les exactions commises, les abus de pouvoir, les exécutions et les emprisonnements injustifiés. Najat Al Harbi, universitaire et journaliste, explique que tous ces éléments «feront échouer la transition démocratique en Egypte et dans le monde arabe. Al Sissi est en train de nourrir la bête léguée par ses prédécesseurs. Nous sommes en train d'encourager les voyous du système alors que notre mission a toujours été de les combattre.
Nasser doit se retourner dans sa tombe ! Morsi et les Frères musulmans ne sont pas les seuls à avoir précipité l'Egypte dans cette crise économique qui déstabilise le pays». Hier, dans son rapport annuel 2015, Human Rights Watch, a dénoncé la dégradation des droits humains en Egypte, tout en précisant que certains juges et procureurs égyptiens ont été complices de la répression dans leurs pays. Le rapport souligne qu'en avril et juin 2014, un juge du gouvernorat de Minya a condamné «220 accusés à la peine de mort et 495 autres à la prison à perpétuité, à l'issue de deux procès entachés d'irrégularités.
En décembre, un autre juge, dans le gouvernorat de Gizeh, a prononcé de manière préliminaire des peines de mort à l'encontre de 188 personnes accusées d'avoir attaqué un poste de police.» D'autres magistrats ont régulièrement autorisé des mises en détention provisoire dans des affaires où les éléments à charge étaient très minces, voire inexistants. En juillet, le ministère de l'Intérieur a déclaré que 1389 personnes arrêtées en relation avec les désordres qui se sont produits au moment du renversement de Morsi, étaient toujours en détention préventive un an plus tard.


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