Les indépendants incontournables    FLN-RND, la guerre de tranchées    Huit délégués du médiateur de la République remerciés    Le président Tebboune préside l'ouverture des travaux de la conférence nationale sur la relance industrielle    Zaghdar: Elaborer une feuille de route pour relancer la croissance industrielle    L'Algérie sollicite l'expertise de la Berd    Plus de 4 000 employeurs récalcitrants à Béjaïa    FMI : "Les perspectives restent difficiles"    Nécessité de renforcer la coopération entre les pays dans le domaine de lutte anti-terroriste    CRB-NAHD, l'affiche    Le CA Batna récupère les points défalqués    Distribution d'équipements à des personnes aux besoins spécifiques    Plusieurs axes routiers fermés    Le spectre d'Omicron    Lancement du projet avant la fin de l'année    Epreuve de passage et de confirmation    Les Canaris toujours en confinement à Zéralda    Amara pour une plus grande représentativité de l'Algérie    Cherfa exclut tout retour à ce système    10 morts dans une attaque terroriste    Le quota de l'Algérie passera à 972 000 b/j    Un réseau de voleurs de cuivre neutralisé    Vers la révision des programmes de formation    Le 25e Sila du 24 au 31 mars 2022    Une exposition sur Charles de Foucauld, avant sa prochaine canonisation à Rome    JS Saoura-Heart Of Aok (Ghana) se jouera sans public    Bonnes nouvelles d'Afrique    A l'arrêt depuis des mois voire des années : Deux entreprises publiques relancées    Branchement AEP bâclé au CHU Lamine Debaghine : Les précisions de La SEAAL    MOB – USMan : Faux pas interdit pour les Crabes    Dbeyba, Seif El Islam et Haftar croisent le fer : Suspense haletant en Libye à la veille de la présidentielle    Aujourd'hui à Librairie du Tiers-Monde : Vente-dédicace de Rachid Benaissa et Abdelkader Djeflat    «Mohamed Lamine Debaghine, un grand intellectuel, un historique»    Ramdane Asselah. Moudjahid et auteur : «Sans l'OS, il n'y aurait pas eu de 1er Novembre 1954»    Après l'affaire Pegasus: Un nouveau scandale d'espionnage marocain    Ligue 2: Les leaders à l'épreuve    Sursaut de dignité au Maroc    Dar El Beïda : une véritable cour    L'hiver est moins rude    Les leçons d'un scrutin    Une clé pour la relance économique    Goudjil souligne la transparence du vote démocratique    «L'opération Barkhane n'est pas un échec»    Le royaume se disloque    Une plaidoirie pour le tourisme saharien    Gabriel Garcia Marquez en débat    «Sœurs» long métrage de Yamina Benguigui    Une satisfaction commune    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Histoire de deux tragédies
Publié dans El Watan le 05 - 05 - 2016

Djamel Mati signe là son sixième roman. Un roman publié aux éditions Chihab, qui a nécessité deux années et demie d'écriture sans relâche. Dans une narration bien ficelée, le lecteur est à même de découvrir l'histoire de deux familles ayant vécu la même tragédie. Fettouma et Kamel sont un vieux couple qui n'a pas eu d'enfant, mais a adopté une petite fille noire, Mariama.
Devenue adolescente, cette dernière disparaît en mer. Les parents se cloîtrent alors dans leur appartement avec le chat siamois, Yoko, un legs laissé par la défunte. Mekioussa est une voisine du vieux couple. Elle a été contrainte d'aller avec son amant au Mali pour accoucher. L'écrivain Djamel Mati indique qu'il s'agit là d'une histoire qui n'est pas racontée, mais qui est vue à travers le regard rétrospectif du chat siamois Yoko.
L'auteur confie qu'il a eu pendant 18 ans un chat siamois (femelle) qui est morte l'année dernière. «Ce choix, dit-il, a été facile. Pendant six ans, j'ai appris à décortiquer les faits et gestes de cet animal. Pour les besoins de l'écriture, j'ai été obligé de me documenter sur la psychologie des chats. Tout ce que est décrit, je l'ai vu et je l'ai compris à travers mes documents.»
Hormis l'existence de Yoko, tout le reste de la trame est imaginaire. Notre interlocuteur précise que si l'histoire se passe en 2008 entre Alger et Bamako, la trame est composée en sept jours avec un clin d'œil au Barzakh. Les chapitres sont introduits, notamment par des dates, des jours, des heures ainsi que par de longs monologues.
Djamel Mati soutient que ses personnages traversent un état psychologique des plus graves. Preuve en est avec ce couple âgé cloître dans son appartement durant une année. «Pour eux, le temps n'existe plus. Cette sensation, je ne l'ai pas vécue, mais je l'ai ressentie chez certaines personnes. Quand on est dans une tragédie, on est dans une absence totale du temps.
C'est pour cela que l'horloge du salon est coincée sur 10h10. Quand je suis dans la rétrospective, là il y a une précision minutieuse avec l'heure. Et là, c'est fait sciemment pour montrer comment la psychologie des gens peut changer lorsqu'il y a absence du temps et comment elle se reconstitue. Ce sont toutes ces balises et tous ces repères qui donnent le tympo de l'écriture et de l'histoire»,
éclaire t-il.
Djamel Mati reconnaît qu'il n'aime faire dans la facilité. A travers ce dernier-né, il n'a pas essayé d'être dans le message, mais s'est plutôt contenté de baigner dans des émotions et des sentiments que peut développer pareille situation. C'est parce que l'auteur a voulu romancer une situation qui peut être lourde de sens et d'émotion qu'il a su trouver les ingrédients nécessaires en jouant avec la temporalité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.