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L'option du 5e mandat se précise
Publié dans El Watan le 31 - 01 - 2019

Au fur et à mesure que le nombre des candidats à la présidentielle augmente de manière surprenante, l'option du 5e mandat se confirme de plus en plus. Les partis de l'alliance préparent activement, aux frais de l'administration, «un grand rassemblement» à Alger, avec tambours et trompettes, pour appeler Bouteflika à briguer un 5e mandat, alors que le FLN est en train de collecter les signatures. Tout porte à croire que le cercle présidentiel est déjà dans le scénario d'un autre mandat.
Beaucoup n'y croient pas ou ne donnent pas de crédit à ce qu'ils qualifient d'«agitation» de l'alliance présidentielle. Mais de l'intérieur de cette «machine» qui s'ébranle, des indiscrétions nous éclairent sur les intentions du cercle présidentiel. «Le 5e mandat est inévitable pour ceux qui entourent le Président. Ces derniers n'ont pas trouvé d'autres alternatives qui pourraient préserver leurs intérêts après 2019. Ils n'ont confiance en personne.
Ni en Ahmed Ouyahia ni en Tayeb Louh et encore moins en la personne du chef d'état-major de l'Anp, Ahmed Gaïd Salah, resté fidèle au Président seulement et non pas à ceux qui l'entourent ou parlent en son nom. L'option de la continuité est pour eux vitale et ne date pas de ces jours-ci», révèle une personnalité de la Guerre de Libération, très proche de la famille Bouteflika. Ses propos rejoignent ceux d'un haut responsable en fonction.
«Le pays traverse une situation des plus critiques. S'il y a un changement, celui qui viendra n'assumera jamais les mauvais résultats de son prédécesseur. Il sera dans l'obligation de mener une guerre contre la corruption. Nécessairement, il ciblera cette oligarchie, les Haddad, Kouninef et bien d'autres, qui a profité de l'argent public durant les mandats de Bouteflika et, inévitablement, c'est la fratrie de ce dernier qui en pâtira.
Ce scénario fait très peur. Certains responsables, en sentant le vide abyssal qui les entoure, ont été tentés par leur ambition, la réponse du cercle a été foudroyante. Ils ont été tout simplement éjectés. Cela a été le cas pour l'ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal, mais aussi de son successeur, Abdelmadjid Tebboune, parce qu'il n'y a pas de place aux concurrents, aussi minimes soient-ils Alors on repousse l'échéance avec un 5e mandat», nous dit-elle. Pour notre source, ce choix a été «validé depuis longtemps».
«La grande crainte, c'est la disparition du président»
Elle explique : «Tout les événements, qui ont marqué le pays durant les six derniers mois, comme l'arrestation des généraux, leur libération, la crise au niveau de l'Assemblée nationale et la dissolution des structures du FLN, n'étaient en réalité que des sujets qui occupaient l'opinion publique. Il fallait éviter le débat sur l'état de santé du Président qui se détériorait.
Mais, il fallait qu'il apparaisse en ce 1er novembre, parce que les rumeurs sur l'aggravation de son état se sont vite répandues. Retransmises par les chaînes de télévision privées et publiques, les images – pourtant bien contrôlées – étaient affligeantes. Voir le Président aphone, attaché avec des ceintures sur une chaise roulante et n'ayant même pas la force de bouger la main, cela a fait beaucoup de mal.
Pour oublier tout ça, il fallait aussi occuper l'opinion par ces discussions autour de la prolongation du mandat, de la conférence nationale, du report de l'élection, etc. Il ne fallait pas que l'état de santé du Président qui se détériore soit sur la place publique. Le temps ne pressait pas. Il est en faveur du cercle présidentiel. La grande crainte, c'est la disparition du Président avant le scrutin. A ce moment, rien ne sera comme avant.»
D'autres sources tentent de justifier la «nécessité» du 5e mandat : «Qui voyez-vous d'autre ? Toutes les discussions avec certaines personnalités de la classe politique n'ont pas débouché sur la solution consensuelle recherchée.» Mais, en quoi consistent ces solutions consensuelles ? La réponse de nos interlocuteurs est celle-ci : «Garantir l'après-2019 à la famille, parce qu'elle n'a confiance en personne.
Toutes les discussions avec les personnalités politiques n'ont pas abouti, parce que les personnes choisies comme d'éventuels successeurs et les plans de manœuvre pour permettre à Bouteflika de durer encore à travers un forcing constitutionnel n'étaient pas sûrs. L'entourage du Président a bien entendu tout le monde, mais n'a pas dit mot sur la décision de la famille, parce qu'elle était déjà dans l'option d'un autre mandat, mais sans le dire.» Ce choix suscite quand même des interrogations.
Comment peut-on avoir peur de l'après-2019 et ne pas s'inquiéter de la situation du pays, sachant que tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge ? «Les intérêts du cercle présidentiel sont ailleurs. Tant qu'il a entre les mains l'administration à travers les walis et les juges, à travers le ministre de la Justice, tout est sous contrôle. De plus, il y a un élément majeur qui entre en compte : la forte influence des oligarques sur les décisions. Des hommes d'affaires, comme Kouninef, font partie du cercle le plus proche de la fratrie. Très écoutés, ils ont leur mot à dire… Ils ont intérêt à ce que son règne perdure», affirment nos sources.
Tous nos interlocuteurs s'accordent donc à dire que le scénario du 5e mandat est en exécution, en précisant, cependant, que la situation ne basculera «qu'en cas de rendez-vous avec la mort». «De toute façon, même sur le plan international, il n'y a pas d'objection à une telle option. Etant donné la situation géostratégique de la région avec des pays en pleine déconfiture, ce qui est important pour les partenaires du pays, c'est la stabilité régnante», soulignent nos sources.
En fait, la question qui reste posée est de savoir comment les partisans du 5e mandat vont-ils faire pour vendre un 5e mandat aux millions d'Algériens, choqués par l'état de santé de leur Président ? Quel est le médecin qui va attester par écrit qu'il est en bonne santé pour être candidat à l'élection présidentielle et surtout comment vont-ils procéder pour le pousser à faire une déclaration de candidature devant le président du Conseil constitutionnel, comme le stipule la loi ? Autant de questions qui méritent des réponses.


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