Agence des produits pharmaceutiques: Le SNAPO en appelle à Tebboune    80 logements LPA de Bir El Djir: Les souscripteurs s'impatientent, le promoteur s'explique    Equipe nationale: Aouar convoqué lors du prochain stage ?    A partir de samedi prochain: 161 mosquées concernées par la réouverture    L'heure est aux expertises: La population de Mila encore sous le choc    A partir d'aujourd'hui: Confinement allégé et interdiction de circulation entre wilayas levée    LES BAGNES INEDITS    La royauté et l'immunité    L'algérianite ou le rêve éveillé de Mustapha    538 ` nouveaux cas confirmés et 8 autres décès    Le stockage des produits dangereux est interdit depuis 45 ans    Amar Bellani dénonce et répond au Makhzen    La réunion périodique présidée par Tebboune    "J'ai toujours été un fan de la JSK"    La fille des Aurès    Séisme à Mila: urger la réparation des pannes des réseaux AEP    Dispositif sur l'ouverture graduelle des plages et des lieux de détente à partir de samedi    L'infrangible lien...    Après le choc, la colère !    Les souscripteurs s'approprient les lieux    Arrêt de la saison 2019-2020: la JSK conteste la décision de la FAF    Mila: le barrage de Béni Haroun est équipé d'installations parasismiques    Accidents de la route: 6 morts et 371 blessés en 48 heures    Médias-Pratiques anti-professionnelles: engager une réflexion collective    ALGERIE - FRANCE : Une écriture commune de l'histoire "n'est pas possible"    583 nouveaux cas confirmés et 11 décès en Algérie    27 migrants morts    MCA-GSP, enfin le retour aux sources !    Ciccolini fier d'entraîner les Rouge et Noir    Zakaria Draoui fait son come-back    Le PAD tire à boulets rouges sur le pouvoir    Les 4 samedis    Vaste mouvement dans le corps des magistrats    Les mains de l'intérieur !    21 morts dans une attaque dans le nord du pays    Des pays émergents risquent l'insolvabilité    Belkecir, Zendjabil et les réseaux de la drogue    Le wali d'Annaba retire sa plainte contre Mustapha Bendjama    Un militant du hirak placé sous mandat de dépôt    Amar Chouaki, nouveau directeur général    L'Algérie envoie quatre avions humanitaires à Beyrouth    L'artiste peintre Hadjam Boucif n'est plus    "Tu n'as pas seulement été mon avocate, mais une grande sœur"    Lire en Algérie, dites-vous !    L'opposition irritée par la candidature de Ouattara à un troisième mandat    Mohamed Belkheiria, premier condamné à mort exécuté    Djezzy: Hausse des investissements et des revenus    Après Mme Dalila, Mme Maya, voilà Mme Sabrina : «arnaque-party ?»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Crise libyenne : L'Occident, l'autre terrain de conflit entre Haftar et Al Sarraj
Publié dans El Watan le 18 - 05 - 2019

La bataille de Tripoli entre dans sa 7e semaine, sans qu'il y ait un espoir de solution rapide. Même les visites de Khalifa Haftar
et Al Sarraj dans les capitales européennes ne semblent pas faire bouger les lignes.
Lors des récentes visites de Khalifa Haftar et Fayez Al Sarraj dans les capitales européennes, les dirigeants de Rome et Paris ont surtout examiné avec eux les questions de stabilité permanente de la Libye, pour garantir l'approvisionnement en pétrole, la lutte antiterroriste et la sécurité du peuple libyen.
Donald Trump avait, lui-aussi, soulevé au téléphone les mêmes problématiques avec Khalifa Haftar, 15 jours plus tôt. La question des milices armées indisciplinées prend le dessus sur la responsabilité dans la bataille de Tripoli, lancée le 4 avril par Khalifa Haftar.
Il ressort de la visite de Fayez Al Sarraj aux capitales européennes, Rome, Paris, Berlin et Londres, que si tout le monde est favorable à une solution négociée entre les belligérants libyens, les conditions de réconciliation ne sont plus les mêmes après le 4 avril. L'évolution de la position internationale n'est pas uniquement dictée par la présence des forces de Haftar aux portes de Tripoli, elle est également liée à la présence de milices controversées dans le camp d'Al Sarraj, ce qui a, par ailleurs, poussé les dirigeants européens à attirer implicitement l'attention du chef du gouvernement libyen sur ce problème.
Oui, mais…
Cette réticence a été également constatée dans la position du président tunisien, Béji Caïd Essebsi. Tout en continuant à reconnaître la légitimité du gouvernement Al Sarraj, le président tunisien a dit, dans une récente déclaration, qu'il se situe à égale distance entre les deux belligérants. Les critiques à l'encontre de l'attaque de Haftar du 4 avril ont cédé la place à une recherche de solution globale, incluant l'intégration des milices indisciplinées, notamment du côté des capitales internationales.
Pour ce qui est des pays arabes de voisinage, le souci de cessez-le-feu est plus présent. Ainsi, en préparation de la rencontre ministérielle tuniso-algéro-égyptienne, devant se tenir la semaine prochaine à Tunis, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a réitéré la position de son pays en faveur d'un cessez-le-feu immédiat, appelant à «faire prévaloir l'intérêt supérieur de la Libye et à hâter la reprise du dialogue sous les auspices des Nations unies pour trouver une solution pacifique à la crise». Point de référence à la bataille de Tripoli. Pourtant, Al Sarraj est catégorique pour rejeter le dialogue avec Sarraj.
Problème des milices armées
La question des milices de Tripoli n'est pas récente en Libye. En effet, le 5 janvier dernier, le député misrati, ministre de l'Intérieur d'Al Sarraj, Fathi Bachagha, a reconnu, dans une interview à BBC, que «des milices armées, hors contrôle, font du chantage avec les structures de l'Etat, tout en dominant le budget du ministère de l'Intérieur et la décision politique du Conseil présidentiel». Bachagha a alors précisé que ces milices n'appartiennent que formellement au ministère de l'Intérieur de Tripoli.
Il a repris les mêmes accusations sur la chaîne américaine Al Horra, lors de sa visite en février dernier aux Etats-Unis. «Nous nous sommes retrouvés dans une impasse avec ces milices ; les arrangements sécuritaires établis avec ces groupes armés ont échoué», avait-il expressément dit. Cet échec est, par ailleurs, régulièrement constaté par l'envoyé spécial de l'ONU, Ghassen Salamé.
Allant dans la même lecture de la situation, le politologue libyen et professeur en droit international, Mohamed Zebid, explique à El Watan qu'un tel constat de désordre domine la plupart des régions libyennes depuis 2011. Le pays s'étant enfoncé dans une spirale destructrice ayant des ondes de choc en Afrique du Nord et dans les pays du Sahel. Le professeur Zebid affirme que des seigneurs de la guerre se partagent le contrôle des puits de pétrole et des portions entières de territoire en se livrant au trafic de drogue, d'armes et de migrants.
Après la réussite de Haftar à contrôler l'Est et le Sud libyens, cela fait nécessairement penser aux puissances internationales à «un homme fort pour diriger la Libye depuis Tripoli, plus utile pour son peuple que le long chaos qui a suivi la guerre menée dans ce pays, depuis 2011, et, surtout, cet homme pourra garantir que le pétrole continuera à couler», affirme le politologue. En lui donnant un peu de temps, Haftar pourrait bien y arriver, comme ce fut le cas à Benghazi, conclut le politologue. Le peuple libyen, quant à lui, continuera à souffrir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.