Gaïd Salah en visite aujourd'hui au commandement des forces navales    L'ARPCE l'a suspendue pour «utilisation illégale du VPN»    Les arguments pour la loi sur les hydrocarbures    Le Conseil des ministres donne écho au mouvement populaire    Sellami : «Le taux annoncé par le ministère des Finances est dopé»    L'universitaire Kais Saïed large vainqueur devant Nabil Karoui    Ligue 1/MCA-USMA: match perdu par pénalité et défalcation de 3 points pour l'USMA    Un policier tue 4 membres d'une même famille et en blesse un autre    Grève sans préavis des enseignants du primaire    Festival culturel international de musique symphonique    Des étudiants en architecture de Stuttgart achèvent une visite d'étude    Chanson berbère et identité nationale en débat    La liste des 23 joueurs locaux pour le match face au Maroc    Oran: plus de 90 exposants à la 16e édition du salon Batiwest    Syrie: la Turquie accuse les milices kurdes d'avoir "délibérément relâché" des terroristes    Un ancien ministre marocain recadré à cause de l'Algérie    COUPURE D'INTERNET AU NIVEAU DU VFS GLOBAL : L'Autorité de régulation réagit    Tribunal de Sidi M'hamed : Prolongation de la détention provisoire de six porteurs du drapeau amazigh    Appel à doubler d'efforts pour promouvoir la coopération parlementaire entre les pays de l'OCI    Oran: accostage d'un navire de croisière avec à son bord 641 touristes    Lutte contre les infections nosocomiales à Tizi-Ouzou: manque d'information et disparité entre les secteurs public et privé    Les joueurs, en grève, décident de boycotter toutes les compétitions    Algérie-France discuté mardi à Lille    Pour un moratoire sur les lois relatives aux secteurs sensibles    Retrait de 1 000 soldats américains du nord de la Syrie    Merkel somme Erdogan d'arrêter son agression    «Une détection précoce pour soigner et surtout limiter les séquelles liées aux traitements»    Des citoyens du village socialiste Guelta Zerga ferment la RN8    La campagne de vaccination retardée    Des civils exécutés par des milices à la solde d'Ankara    Trois manifestants relaxés à Sidi Bel-Abbès    L'Algérie ne s'est pas encore prononcée    Que décidera la CD/LFP ?    Soirée cinéma avec le film "Ici, on noie les Algériens"    ACTUCULT    Une belle «Rencontre d'ici et d'ailleurs» avec de grands artistes    Election présidentielle : Sortie de crise ou confirmation de l'impasse ?    Pas d'activités politiques pour les militaires à la retraite    MC Oran : Montagnes russes pour El Hamri    CA Bordj Bou Arréridj : Le contrat de Chaouchi résilié    CR Belouizdad : Le Chabab s'empare du fauteuil de leader    Alger: Le wali suspend les maires de Beni Messous et de Gué de Constantine    Tlemcen: Programme chargé pour le ministre de l'Intérieur en visite aujourd'hui    Rassemblement près de l'APN: Mobilisation contre la loi sur les hydrocarbures    Algérie/Nigeria : Le président nigérian appelle à une coopération énergétique accrue avec l'Algérie    Investissement : Le FCE soutient fortement la révision de la règle 51/49    Situation en Syrie: L'Algérie réitère son refus "catégorique" de l'atteinte à la souveraineté des Etats    34e Festival du cinéma " Entrevues de Belfort " : Les films "Abou Leila" et "143 rue du désert" en compétition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Kagame veut éjecter l'Afrique du Sud des instances de l'UA
Violences xénophobes à Johannesburg
Publié dans El Watan le 16 - 09 - 2019

Le président sud-africain a présenté, samedi à Harare, ses excuses. «Je suis présent ici devant vous comme un frère africain, qui exprime ses regrets et présente ses excuses pour ce qui s'est passé dans mon pays», a dit Ramaphosa dans un discours lors des obsèques de l'ancien président zimbabwéen Robert Mugabe.
Le président rwandais, Paul Kagame, a saisi cette semaine l'opportunité de la tenue d'un point de presse destiné à officialiser l'annonce de l'accueil par son pays des Africains bloqués en Libye pour se prononcer sur le cas Afrique du Sud, qui a été le théâtre, récemment, de violences xénophobes. Pour lui, «il faut nécessairement que ce pays soit retiré de toutes les instances de l'Union africaine»… comme au temps de l'apartheid.
Paul Kagame a indiqué que sa position est mue par «la complicité des autorités sud-africaines avec les xénophobes». Cette complicité se dégage, selon lui, à travers le message du président Ramaphosa qui dresse un bilan que les Africains n'acceptent guère. «Et lorsque j'entends mon homologue Ramaphosa déclarer que le bilan de ces récentes attaques est de 10 morts, dont 1 seul étranger, je me dis qu'il faudrait une mise à l'écart temporaire de la République sud- africaine de toutes les instances de l'Union africaine et des autres organisations sous-régionales, afin qu'elle comprenne que l'Afrique est appelée en ce XXIe siècle à être unie et indivisible face aux enjeux de la mondialisation», a déclaré Paul Kagame devant la presse rwandaise.
Mea-culpa sud-africain
Ayant pris conscience de l'étendue des ravages causés par ces violences xénophobes sur l'image de son pays, le président Cyril Ramaphosa s'est empressé de dépêcher des émissaires de haut rang auprès de plusieurs homologues du continent pour leur assurer que leurs citoyens étaient les bienvenus dans son pays, malgré la vague de violences xénophobes du début du mois. Cette mission, emmenée par l'ex-ministre Jeff Radeba, a quitté l'Afrique du Sud samedi et doit faire étape au Nigeria, au Niger, au Ghana, au Sénégal, en Tanzanie, en République démocratique du Congo et en Zambie, a annoncé hier la Présidence. Les émissaires, ajoute la même source, doivent notamment confirmer à leurs interlocuteurs que leur pays «s'engage à respecter les idéaux panafricians d'unité et de solidarité» et les informer des mesures prises par Pretoria «pour mettre un terme aux attaques et juger leurs auteurs».
Le président sud-africain a également présenté, samedi à Harare, ses excuses. «Je suis présent ici devant vous comme un frère africain, qui exprime ses regrets et présente ses excuses pour ce qui s'est passé dans mon pays», a dit Ramaphosa, dans un discours, lors des obsèques de l'ancien président zimbabwéen Robert Mugabe. Hués par des milliers de Zimbabwéens en colère, Ramaphosa a réitéré l'engagement de son pays à endiguer les racines des violences contre les étrangers en Afrique du Sud.
Emeutes et pillages
Au début du mois, l'Afrique du Sud a été secouée pendant plusieurs jours par une vague d'émeutes et de pillages dirigée en priorité contre les habitants et les commerces des étrangers. Les violences, qui ont secoué notamment la ville de Johannesburg faisant une quinzaine de morts, ont provoqué une tension dans les relations entre l'Afrique du Sud et certains pays africains, notamment le Nigeria.
Des centaines de ressortissants nigérians et zimbabwéens ont été rapatriés suite à ces incidents. Dans son discours dans la capitale zimbabwéenne, Ramaphosa a insisté qu'en dépit des violences, les Sud-Africains «ne sont pas xénophobes». «Ce qui s'est passé en Afrique du Sud est contraire aux principes de l'unité des peuples africains», a-t-il dit.
Les violences xénophobes sont fréquentes en Afrique du Sud, nourries par le chômage endémique et la pauvreté.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.