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La Ligue arabe accuse Ankara de propager le terrorisme
Offensive turque contre les Kurdes syriens
Publié dans El Watan le 14 - 10 - 2019

Le nombre de déplacés, suite à l'offensive turque contre des positions kurdes dans le nord-est de la Syrie, «pourrait atteindre 400 000» personnes contraintes de fuir leurs foyers, indique l'ONU.
L'offensive turque au Nord-Est syrien contre les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) s'est poursuivie hier, au cinquième jour depuis son déclenchement sur fond de large condamnation internationale.
Les combats sont intenses entre les deux belligérants. Les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle dans la journée de la ville frontalière de Tal Abyad. Il s'agit de la plus grande ville conquise jusqu'à présent par Ankara.
La seule cible majeure qui reste à prendre dans la phase initiale de l'assaut est la ville de Ras Al Aïn.
Selon le premier bilan communiqué par des sources locales, les affrontements entre les forces turques et les milices kurdes qu'Ankara accuse de soutenir le PKK ont provoqué la mort de plus de 150 personnes, dont une cinquantaine de civils, et l'exode de plus de 130 000.
L'ONU a averti que le nombre de déplacés suite à l'offensive turque «pourrait atteindre 400 000».
Ce que tout le monde craignait a par ailleurs fini par se produire. Les autorités kurdes ont annoncé hier la fuite de près de 800 proches de terroristes étrangers de Daech d'un camp de déplacés du nord de la Syrie, à proximité de combats entre forces kurdes et pro-turques.
L'administration semi-autonome a rapporté la fuite de «785» proches de djihadistes, assurant que «le camp de Aïn Issa était désormais sans gardes».
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a assuré que les gardes du camp l'avaient «quitté» et que «des déplacés» fuyaient «au fur et à mesure».
La Maison-Blanche confirme, quant à elle, le lâchage de ses alliés kurdes. Le chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé hier le retrait de jusqu'à 1000 soldats américains du nord de la Syrie, sur ordre de Donald Trump.
Il a évoqué sur la chaîne CBS une «situation intenable» pour des troupes qui «peuvent se retrouver prises en étau» entre les Kurdes et les Turques.
Le Président a «ordonné que nous commencions un retrait délibéré des forces américaines de la partie nord de la Syrie», a déclaré M. Esper sur la chaîne Fox News, parlant de «moins» de 1000 soldats.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soutenu pour sa part que la décision prise par certains pays européens de cesser leurs ventes d'armes à la Turquie ne suffira pas à stopper son opération en Syrie.
Il a par ailleurs rejeté les «offres de ceux qui proposent une médiation» entre la Turquie et les YPG. L'opération contre les YPG vise, selon Ankara, à mettre en place une «zone de sécurité» séparant la frontière turque des territoires contrôlés par la milice kurde et susceptible d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens actuellement réfugiés en Turquie.
M. Erdogan a déclaré que cette «zone de sécurité» serait profonde de «30 à 35 km» et s'étirerait, à terme, du fleuve Euphrate à la frontière irakienne, soit une longueur de 480 km.
Pour la communauté internationale autant que pour la Ligue arabe, cette offensive n'est rien d'autre qu'une violation de la souveraineté de la Syrie, qui sert à nourrir les visées expansionnistes de la Turquie.
Des visées qui ont déjà conduit Ankara à essayer, avec l'aide des pétromonarchies du Golfe et de pays occidentaux, de renverser Bachar Al Assad. La Ligue arabe a accusé en outre Ankara de propager le terrorisme dans la région.
La presse turque, très majoritairement favorable à l'offensive en cours contre les forces kurdes des SDF (Forces démocratiques syriennes) dans le nord de la Syrie, n'hésite pas à applaudir aussi l'exécution de civils.
C'est le cas notamment du journal nationaliste Yeni Safak qui a salué l'exécution de Hevrin Khalaf, une femme politique kurde syrienne, et de son chauffeur dans le nord de la Syrie.
«A la suite d'une opération réussie, la secrétaire générale du Parti du futur de la Syrie, liée au parti politique terroriste PYD, a été mise hors d'état de nuire», se félicitait ainsi le quotidien islamo-nationaliste.


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