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Israël tue un commandant militaire du Jihad Islamique : Vers une nouvelle guerre à Ghaza ?
Publié dans El Watan le 13 - 11 - 2019

L'occupation israélienne a renoué hier avec la politique des assassinats de dirigeants au sein des différentes factions palestiniennes, en tuant, à l'aube, Baha Abou Al Aata, un haut commandant militaire des Sarayas Al Qods, la branche armée du Jihad islamique.
Sa femme, également, est tombée en martyr dans le bombardement de leur maison, dans le quartier de Chedjaiya, à l'est de la ville de Ghaza.
Quatre des enfants d'Abou Al Aata et une voisine ont été blessés dans cette agression qui fait craindre une nouvelle escalade militaire d'envergure dans la bande de Ghaza par l'armée de l'occupation israélienne, qui a reconnu sa responsabilité dans la mort du commandant militaire du Jihad islamique, l'allié du mouvement Hamas qui contrôle en solo l'enclave palestinienne depuis l'été 2007. «Nous sommes prêts pour plusieurs jours d'affrontements, y compris dans le centre du pays», a déclaré le porte-parole de l'armée de l'occupation. «Baha Abou Al Aata était une réelle bombe à retardement qui planifiait des attaques imminentes sur Israël», a ajouté la même source.
La résistance palestinienne, particulièrement les Sarayas Al Qods, a répondu au crime israélien par le tir de dizaines de roquettes et de missiles sur l'entité sioniste, dont certains ont atteint la banlieue sud de Tel-Aviv, au cœur de l'Etat hébreu.
Les frappes de l'armée de l'occupation israélienne se sont poursuivies durant la matinée sous forme de raids aériens contre différentes cibles à travers la bande de Ghaza. Une des frappes aériennes a visé deux membres des Sarayas qui circulaient à moto au nord de l'enclave palestinienne.
L'un d'eux, Mhamad Aatiya, âgé de 20 ans, est tombé en martyr. L'autre a été gravement blessé. Le ministère de la Santé à Ghaza a indiqué qu'il y avait eu en tout 5 Palestiniens tués. Il a évoqué aussi 18 blessés, dont des femmes et des enfants.
L'atmosphère à Ghaza ressemblait beaucoup en cette matinée à celle qui régnait durant les guerres de 2008, 2012 et 2014, qui avaient fait des milliers de martyrs et de blessés parmi les Palestiniens, en majorité des civils désarmés. Après une réunion de la chambre d'opération commune, les factions palestiniennes armées ont déclaré être prêtes à faire face à toute escalade militaire israélienne et ont «juré de faire payer l'entité sioniste l'assassinat du commandant militaire Baha Abou Al Aata».
Netanyahu cherche à gagner des points
En difficulté sur la scène interne, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui n'arrive pas à former un nouveau gouvernement après les dernières élections législatives, a donné son accord pour l'élimination du commandant militaire du Jihad islamique.
Il a confirmé en milieu de matinée, au cours d'une conférence de presse avec le chef d'état-major de l'armée de l'occupation, Aviv Kochavi, «l'élimination» de Baha Abou Al Aata. Il a présenté le responsable du Jihad islamique comme «l'un des principaux organisateurs du terrorisme dans Ghaza, qui a perpétré de nombreux attentats et tiré des centaines de roquettes vers les localités israéliennes, il en préparait d'ailleurs d'autres pour les jours à venir».
Pour Aviv Kochavi, Abou Al Aata «était l'homme qui avait déstabilisé la sécurité des localités du sud d'Israël et qui utilisait tous les moyens pour provoquer une escalade des tensions». «Nous avons tenté d'éviter ces actions, sans succès, mais dès la première occasion, nous avons agi pour l'éliminer», a ajouté le chef d'état-major de l'armée de l'occupation israélienne. Les deux responsables israéliens ont déclaré ne pas être intéressés par une grande escalade militaire, tout en tentant de diaboliser le Jihad islamique et écarter le mouvement Hamas des incidents graves d'hier dans la bande de Ghaza.
Israël a tout de même déclaré l'alerte maximale. Les écoles ont fermé leurs portes. Des routes dans le sud de l'Etat hébreu ont été fermées à la circulation. Les habitants ont été invités à rester dans des lieux sûrs. Les abris ont été ouverts.
Accusé de corruption par la justice israélienne, Netanyahu veut absolument être à la tête du nouveau gouvernement, un poste qui lui procure une certaine immunité. Il semble avoir choisi le sang palestinien pour gagner plus de points auprès de l'opinion publique et des partis israéliens de droite.
Mais est-ce le bon choix ? Il est possible qu'il y ait aussi des victimes israéliennes au cours de cette nouvelle escalade. Si c'est le cas, il est certain que cette nouvelle aventure guerrière sera fatale pour Netanyahu.

Ghaza
De notre correspondant Farès Chahine


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