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Islam et prison Les effets pervers du soupçon
Publié dans El Watan le 07 - 01 - 2020

Un ouvrage qui paraîtra début février aux éditions Amsterdam (Paris), dans la collection Contreparties, bat en brèche les certitudes politico-médiatiques sur la «radicalisation en prison».
Face aux idées fausses créatrices de malaise et de défiance envers les musulmans, l'auteure Claire de Galembert* souligne dans son livre Islam et prison, les effets pervers du soupçon à l'égard des incarcérés. Elle déplore l'impact des politiques de «contrôle des âmes». Elle démontre que la religion peut être au contraire «une ressource pour les détenus».
A rebours de ce qui se pensait souvent à tort, le livre soulève la question de la religion en prison, qui, de manière caricaturale, pousse à immédiatement évoquer «la surreprésentation supposée des musulmans et leur non moins supposée dangerosité potentielle». L'auteure propose une vision différente de celle qui annonce que «les prisons sont le creuset de la radicalisation, des universités du djihad».
«L'incarcération de plus de 500 personnes pour faits de terrorisme islamiste depuis 2014 et les agressions de surveillants par des détenus radicalisés n'ont fait qu'amplifier ce climat d'anxiété générale. Quel que soit le traumatisme provoqué par le terrorisme, la peur est mauvaise conseillère. Car c'est bien le spectre du terrorisme qui, des années 1990 aux années 2000, a fait émerger ces idées fausses sur l'Islam et les musulmans incarcérés».
L'auteure explique encore que cette crainte «qui a été le moteur de l'organisation d'une offre institutionnalisée d'islam, livré jusqu'au début de ce siècle au traitement discrétionnaire des acteurs de terrain».
Selon l'éditeur, «cet ouvrage ne se contente pas de pointer les effets pervers de la politique carcérale. Il interroge aussi la manière dont l'univers carcéral conditionne la pratique religieuse. Si la prison produit une intensification du rapport au religieux, c'est peut-être que celui-ci s'offre comme une ressource pour affronter l'épreuve carcérale».
L'auteure se demande enfin si «à travers cette intensification, qui peut se faire pour le pire comme pour le meilleur, se lit aussi la faillite de notre prison qui n'a de républicaine que le nom».
* Claire de Galembert est chargée de recherche au CNRS. Ses recherches portent sur les politiques publiques du religieux, avec une attention particulière à la question des prisons.


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