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Université Ferhat Abbas-Sétif I : L'outil informatique, un élément d'une équation à plusieurs inconnus
Publié dans El Watan le 08 - 04 - 2020

L'épidémie du Coronavirus Covid-19 se propage en Algérie et dans le monde. Les effets dévastateurs de la contagion obligent la planète entière à se confiner. Mettant à rudes épreuves la sphère Nord où la société savante fait la course contre la montre pour trouver l'antidote miracle,la pandémie endeuillant l'humanité, atténue paradoxalement le supplice de l'environnement.

Souffrant d'un réchauffement climatique généré par l'ordre mondial, formaté désormais par le Covid-19, le globe reprend son souffle au moment où l'homme lutte pour sa survie.
Frappé de plein fouet, l'Algérie est non seulement obligée de résister au terrible tsunami mais de réactiver son volcan dormant ; le génie de son bataillon d'universitaires. Dépourvue de moyens mais bardée d'idées, la communauté est sommée par sa tutelle de trouver des astuces pour éviter l'année blanche à son armée d'étudiants échaudée par l'insoutenable confinement.
A l'instar de ses jumelles des différentes régions du pays, l'université Ferhat Abbas-Sétif I, à vocation scientifique, lance non sans difficulté l'enseignement à distance. Ainsi, les 34 619 étudiants, dont 5652 en master, 1112 doctorants pour ne citer que cette catégorie, poursuivent, depuis quelques jours, les cours à distance.
Sous pression, les responsables et les enseignants sont contraints de s'adapter à la conjoncture et à lancer le «e-learning», lequel prend,plus ou moins, forme. «Avec plus de 472 supports pédagogiques, la plateforme d'apprentissage à distance Moodle est opérationnelle.
Les cours peuvent être consultés en différé et en streaming par nos étudiants. Les sites web des cinq facultés et des deux instituts contiennent également de nombreuses conférences et travaux dirigés sous forme de PDF. Une activité pédagogique est en outre disponible à travers l'application zoom où le cours est dispensé dans une classe virtuelle.
Une telle application est utilisée par plus de 95% des meilleures universités américaines. L'UFAS lance chaque semaine des conférences se rapportant au programme pédagogique. Je tiens à saluer le travail titanesque réalisé par l'ensemble des enseignants et travailleurs de l'université qui ont, en un temps record, pu mettre en place l'enseignement à distance de diverses branches et spécialités. Nous sommes heureux d'annoncer la reprise des cours à l'université Ferhat Abbas-Sétif I.
Pour une première, le deuxième semestre sera assuré via le net. Adhérant pleinement à la démarche du ministère tenant à la continuité des études, l'UFAS a pu relever le défi, et montré que l'université algérienne est capable d'apporter des réponses aux plus grandes difficultés.
L'évaluation du projet que nous comptons pérenniser, se fera à la fin du semestre», révèle non sans émotion Abdelkrim Benaiche, recteur de l'UFAS. Arguments à l'appui,Daoud Harzallah, vice-recteur chargé de la pédagogie, développe. «Habitués à l'enseignement classique, nos étudiants vont désormais prendre l'habitude des cours à distance.
Le plein investissement du corps enseignant est à l'origine du lancement d'une aussi grande et complexe opération. Les étudiants de la faculté technologie dispose d'un accès libre au site web de la structure. Avec leur mot de passe, leurs camarades de l'institut d'optique et la faculté des sciences peuvent accéder à leur propre plateforme.
Pour faciliter la tâche à ses étudiants, la faculté des sciences de la nature et de la vie affiche l'emploi du temps hebdomadaire. Les séances des cours des différents paliers et branches sont consultables à tout moment. Les questions des contrôles continus, des mémoires et thèses de fin d'études, ne sont pas éludées, précise le premier responsable de la pédagogie à l'UFAS où le clivage entre les étudiants risque de griller le moteur d'une machine exigeant pour son bon fonctionnement, des outils : un micro-ordinateur, un téléphone portable ou une tablette.
Un tel arsenal fait malheureusement défaut à des centaines d'étudiants qui ne savent où donner de la tête. Comme un malheur n'arrive jamais seul, la connexion est l'autre casse-tête de nombreux adeptes de la toile, notamment la masse estudiantine pour laquelle, le net est désormais sa classe virtuelle. «Imposée par la pandémie du coronavirus, l'introduction des cours à distance est une excellente idée. Nous saluons l'initiative qui devait intervenir tôt ou tard. On ne peut s'opposer aux nouvelles technologies.
Ces nouveaux outils pédagogiques peuvent booster nos apprentissages et donner un grand coup de fouet à nos futurs travaux de recherche. Lancée dans des conditions à fois difficiles et particulières, l'application de l'enseignement à distance n'arrange pas toute la masse. Issus d'horizons divers et de couches sociales multiples, des centaines d'étudiants des zones de l'ombre sont défavorisés. En 2020, de nombreux étudiants ne possèdent pas de PC.
Il ne faut pas se voiler la face. S'ils ont la chance de posséder un PC, les étudiants des zones enclavées doivent composer avec les aléas d'une connexion des plus aléatoires. Il ne faut surtout pas éluder un tel aspect. Nous profitons de l'opportunité pour interpeller les responsables à tous les niveaux.
On n'a pas le droit de laisser sur la touche le contingent du pays profond», diront de nombreux étudiants dans l'attente d'une réponse des responsables du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui devraient prendre en considération la doléance. Son occultation portera un sacré coup à l'opération et à l'égalité des chances.


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