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« Monsieur le président » : Une lettre à la recherche de son destinataire
Publié dans El Watan le 12 - 08 - 2010


Par Omar Houache (*)
D'une manière générale, une lettre n'arrive pas à destination pour trois raisons : une fausse adresse, un déménagement inopiné du destinataire, ou un distributeur de courrier irresponsable… Auteur d'une série d'ouvrages dont les deux premiers sont exposés chez certains libraires, je voudrai par cette courte entremise faire une mise au point sur l'objectif et le message que je voudrai partager à travers cette recherche socio-économique, avec chaque citoyen destinataire de la lettre en question. Il s'agit de plus de 1200 pages écrites, sous forme d'une lettre ouverte, en 6 volumes, adressée à chaque citoyen algérien, à qui le titre et le rôle de « Président » lui sont attribués. Imaginons un chantier de 34 millions de travailleurs à l'arrêt, tous appuyés sur les manchons de leurs pelles, se regardant les uns les autres, pendant que d'autres fument une cigarette.
C'est ce qui se passe depuis notre indépendance devant une situation socio-économique déplorable ; allant toujours de mal en pire. Nous sommes tous là, amorphes de père en fils, incapables d'agir ou de se poser la question : où va-t-on ? La pauvreté, l'ignorance et la délinquance rongent le peuple pour le conduire un jour à un désastre social certain et qui l'enfoncera encore dans la pauvreté, l'ignorance et la délinquance. Certains diront que l'Algérie est riche ; il y a beaucoup de pétrole et les caisses sont pleines. Solution : il faudra supprimer les impôts et distribuer l'argent aux citoyens pauvres. D'autres diront que le gouvernement gère mal la situation. Solution : il faudra le changer. D'autres diront qu'il faudra exprimer le mécontentement par des grèves et des manifestations bruyantes ; résultat : on casse tout, on brûle tout et on tue au passage. D'autres se tairont et continueront à frauder, à voler ou à tricher. D'autres, se tairont aussi, et continueront à souffrir sans pouvoir rien faire… Pourquoi tout cela ?
Moi, je dirai que toutes ces solutions maintiendront encore pour longtemps le marasme que nous vivons de nos jours, et le nom de notre pays continuera toujours à figurer sur la liste des pays sous-développés ! Le gouvernement a beau construire des logements, créer des emplois, lancer de gros projets ; si le citoyen est paresseux, improductif, fraudeur, voleur et tricheur, rien ne changera, même si le pays deviendra plus riche et ses occupants plus instruits. Ni la distribution des richesses, ni le changement du gouvernement ni les manifestations ne peuvent constituer une issue intelligente à la situation. Solution : il faudra donc que le citoyen, celui de la base, sorte de sa léthargie, corrige son comportement, soigne ses défaillances, améliore sa productivité et aime son pays... !
La structure sociale en Algérie se présente à l'image d'une pyramide ; le peuple forme la base, le gouvernement le sommet. Si la base est pourrie et malsaine, rien ne tiendra dessus. Si la base est formée d'éléments sains et forts, le sommet le deviendra tôt ou tard ; c'est la règle, il faudra juste l'admettre. Depuis l'indépendance, avec la superficie du pays, sa population, ses richesses et sa position stratégique, l'Algérie aurait pu être de nos jours une grande puissance et aurait dépassé les trusts économiques et militaires mondiaux. Nous serions à la tête du G8 et nous dirigerions le monde... Plusieurs pays avec moins de richesses que l'Algérie sont en avance. Le Japon, totalement détruit après la Deuxième Guerre mondiale, est une usine flottante sur un archipel rocheux ; il fabrique des voitures avec notre pétrole pour nous les revendre. Le Canada, après six mois sous la neige, laboure ses champs, et moissonne une récolte de blé pendant l'autre moitié de l'année ; ce qui fait de ce pays le deuxième exportateur mondial de blé ! Pourtant, il a autant d'habitants et moins de pétrole que notre pays. Il est donc temps que le citoyen cultive lui-même son blé, trait sa vache, produit sa voiture et fabrique ses armes… Ni la politique du changement exaltée dans les tribunes des forums et des salles de conférences, ni la colère populaire, ni la violence ne résoudront le problème. C'est au citoyen de se redresser et d'aimer son pays un peu plus. En effet, je considère qu'un citoyen improductif, qui vole, fraude, pratique la corruption, ou même dit un mensonge, n'aime pas assez son pays. Si on mettait un policier derrière chaque citoyen pour l'empêcher d'être malhonnête, il faudrait 30 millions de policiers chinois, pour arrêter le mal. Que faire alors ?
C'est justement ce qui est largement développé dans la série d'ouvrages que j'essaye de faire parvenir au citoyen algérien sous forme d'une lettre ouverte, Malheureusement, le citoyen a déménagé sans laisser sa nouvelle adresse… Il ne lit plus, il devient indifférent au savoir et à la langue française qu'il n'utilise maintenant qu'aux aéroports devant les douaniers français, ou pour réclamer ses bagages. Il a aussi abandonné sa culture et ses bonnes traditions, pour puiser, je ne sais où, ce qu'il considère comme étant une civilisation moderne. La série dont je parle ici porte le titre de Monsieur le Président, Lettre ouverte à tous les citoyens Algériens. Le premier volume intitulé : L'objectif est une recherche basée sur la mise en évidence des richesses du pays devant les carences et l'improductivité du citoyen pour ensuite en tirer un objectif et montrer qu'il est possible, et encore pas trop tard, d'atteindre cet objectif. Le deuxième volume intitulé La solution propose certaines solutions certes, mais provisoires, et donne une prévision sur la formation d'une génération future d'Algériens, propre et respectée par tous les pays du monde.
Les ralentisseurs (du développement économique de l'Algérie), est le troisième volume de la série. Ce dernier est une recherche qui dresse une liste de tous les aléas causés par le comportement irresponsable et délibéré du citoyen depuis notre indépendance pour plonger le pays dans son marasme actuel. Le discours (du Président), est le quatrième volume, qui montrera et apprendra au citoyen comment saisir les occasions pour dire stop à tout ce qui dilapide le pays de ses cerveaux, de son patrimoine et de son peuple…
Echec et mat » (à l'Algérie), le cinquième volume, est une synthèse des autres ouvrages ; pour prévoir ce que deviendra l'Algérie si le citoyen ne change pas son comportement. Le dernier volume Le président en prison, traduit mon désespoir et résulte par l'incarcération du « président », pour lui permettre d'apprendre dans la prison, comment assumer ses responsabilités et que faudra-t-il pour rendre l'Algérie prospère… Enfin une traduction en langue arabe du premier volume est en attente pour être imprimée. Je termine par la troisième cause de non livraison de cette lettre, en disant que je n'ai pas été aidé pour faire passer le message à son destinataire. Je parle de ma propre défaillance et de celle de certains quotidiens nationaux, sans écarter le ministère de la Culture. En effet, mes moyens sont très limités, j'ai dû m'endetter pour imprimer le premier et le deuxième volumes et faire parler de ce que peut-être est une solution pour sortir de notre crise. J'ai fait plusieurs demandes et tentatives pour aborder le ministère de la Culture. Malheureusement, le cabinet de Madame la ministre est si étanche que la chance de m'approcher de l'édifice ministériel ne m'a pas été donnée. Je suis persuadé que si Madame la ministre avait entendu parler de ce projet, ou reçu l'une de mes demandes, elle aurait immédiatement réagi pour le bien du pays.
(*)Consultant www.ten-consultant.com [email protected]


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