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4e sit-in de solidarité avec Drareni à la veille du verdict : Un rassemblement sous le signe de l'espoir
Publié dans El Watan le 15 - 09 - 2020

La maison de la presse Tahar Djaout, à Alger, a abrité, hier à la mi-journée, un nouveau rassemblement de solidarité avec Khaled Drareni.
C'est la quatrième action du genre organisée à «Dar Essahafa», à l'appel du Comité pour la libération de Khaled Drareni. Le sit-in a mobilisé, comme à chaque fois, plusieurs confrères ainsi que des militants venus témoigner leur soutien au directeur du site Casbah Tribune et collaborateur à TV5 Monde.
Ce rassemblement s'est tenu, faut-il le signaler, la veille de la prononciation du verdict du procès en appel du journaliste, qui a été condamné en première instance, le 10 août 2020, à trois ans de prison ferme. Notre confrère avait comparu, rappelle-t-on, le 8 septembre, devant la cour d'appel, en même temps que Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, tous les trois étant poursuivis pour «incitation à un attroupement non armé» et «atteinte à l'unité nationale». Le procureur avait requis quatre ans de prison ferme et 50 000 DA d'amende à l'encontre des trois prévenus. Et le verdict sera donc rendu aujourd'hui. Parmi les participants à ce rassemblement, il y avait d'anciens détenus politiques : Samir Benlarbi, Hakim Addad ou encore les militants de RAJ Djalal Mokrani et Ahcène Kadi.
Il y avait, en outre, les avocates Aouicha Bekhti et Zoubida Assoul, ainsi que la directrice d'Amnesty International Algérie, Hassina Oussedik. Relevons également la présence d'un groupe d'étudiants de différents campus, qui ont énergiquement donné de la voix tout au long de ce sit-in. Notre montre indiquait 12h35 lorsque des manifestants ont donné le ton en scandant : «Khaled Drareni sahafi horr» (Khaled Drareni journaliste libre). Des pancartes à l'effigie de Khaled reprenaient ce même slogan : «Khaled Drareni journaliste libre».
Une large banderole est déployée avec cette inscription : «Le journalisme n'est pas un crime». Une étudiante brandit le portrait de Abdelkrim Zeghilèche, notre confrère de Constantine condamné à deux ans de prison.
Sur d'autres pancartes est imprimé le visage juvénile de l'étudiant Walid Nekiche, arrêté le 26 novembre 2019, lors du 40e mardi des étudiants, et maintenu depuis en détention. Au cours de ce rassemblement qui a duré une quarantaine de minutes, les chants et les mots d'ordre habituels ont été entonnés : «Sahafa horra, adala moustaqila» (Presse libre, justice indépendante) ; «Djazaïr horra dimocratia» (Algérie libre et démocratique), «Atalgou el massadjine, ma baouche el cocaïne» (Libérez les détenus, ils n'ont pas vendu de cocaïne)...
Le groupe d'étudiants a mis une ambiance de feu, à tel point que nous nous sommes crus dans l'une manifs du mardi auxquelles nous avaient habitués les «talaba» avant la trêve sanitaire. Menés par le virevoltant Abdenour, étudiant en biologie végétale à l'université de Bab Ezzouar et figure de proue du hirak étudiant, ils ont diablement animé le sit-in en improvisant des chants et des slogans drôlement inspirés : «Ya esseraquine, ya el bandia, entouma el ayadi el kharidjiya» (Voleurs, bandits, c'est vous la main de l'étranger) ; «Winek ya adala, etilifoune dayer hala» (Où es-tu justice, le téléphone fait des ravages), «Harrirou Drareni, harrirou Laâlami, harrirou Nekkaz, harrirou essahafa» (Libérez Drareni, libérez Laâlami, libérez Nekkaz, libérez la presse...)...
A la fin de leur démonstration, ils ont invité les présents à scander Qassaman exactement comme ils le faisaient à la clôture de chacune de leurs marches du mardi. Et la foule de répéter en chœur l'hymne national en brandissant le V de la victoire. Un geste cher à Khaled...
Hassan Mebtouche, un jeune militant de gauche très actif connu pour son engagement citoyen, et ce, bien avant le hirak, n'a jamais raté aucun de ces rassemblements rituels. On l'aperçoit souvent avec une pancarte revendiquant la libération de Mohamed Tadjadit, le poète de La Casbah. «On n'a pas le droit d'être fatigués ! On se reposera le jour où l'Algérie sera libérée», lâche Hassan dans un sourire.
Son cœur, dit-il, est avec l'ensemble des détenus. Il explique : «Grâce à son professionnalisme et à l'amitié qui le lie à la corporation des journalistes et à tous les gens du hirak, Khaled a eu droit à un comité qui s'est constitué pour sa libération. Il le mérite bien sûr. Déjà, sa place n'est pas en prison. Si Khaled a eu droit à cette mobilisation, ce n'est pas le cas pour les autres détenus. Donc, on profite un peu de ces actions pour mettre en avant les autres citoyens incarcérés.
D'ailleurs, ce samedi, à la Fondation Casbah, il y avait la commémoration de la mort de Belkacem Babaci. On en a profité pour brandir des pancartes ‘‘Libérez Mohamed Tadjadit'', ‘‘Libérez Zahir Keddam'', ‘‘Libérez Soheib Debaghi'', ‘‘Libérez Brahim Laâlami''... Et on a fait la même chose aujourd'hui. Si un détenu peut aider les autres détenus, c'est ça l'esprit du hirak. Avec la popularité de Khaled, si on peut mettre en avant tous les détenus, c'est magnifique !»
A propos du verdict qu'on attend sur des charbons ardents, Hassan lance : «Vu l'attitude de Khaled pendant le procès et tous les signaux qu'il nous a envoyés, on n'a pas le droit de ne pas avoir de l'espoir.
Après, on a un monstre à trois têtes en face qui nous a toujours surpris par son machiavélisme, donc on s'attend à tout. Mais je reste confiant parce qu'il n'a rien fait, parce que tout le peuple algérien sait que Khaled n'a rien fait et j'espère que demain (aujourd'hui, ndlr), il sera parmi nous.»
Hassan Mebtouche souhaite ardemment que la mobilisation se poursuive après la sortie de Khaled. «Il faut continuer sur cet élan», insiste-t-il. «Si Khaled sort, j'aimerais que toutes les personnes, qui se sont mobilisées pour lui, continuent à le faire pour les autres. On doit agir dans ce sens.»


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