Livrés en 1998, c'est-à-dire il y a 22 ans, les espaces communs n'ont jamais été bitumés. Il n'y a pas non plus de trottoirs, de clôture, de mur de soutènement pour une partie surélevée où il y a déjà eu quelques accidents ou encore d'avaloirs pour capter les eaux de pluie. L'éclairage public (trois lampadaires) n'a été mis en place que depuis deux ans. «Notre cité fait partie aussi de ce qui est appelé les zones d'ombre. Et c'est à Alger», affirme S. Nadji, un habitant du quartier, qui a tenu à nous signaler qu'il y a un projet d'aménagement qui traîne depuis deux ans et même s'il n'est pas complètement satisfaisant, a-t-il précisé, il tarde à être concrétisé. «Je me suis déplacé aux services de l'APC à maintes reprises, mais les choses n'évoluent pas», précise un autre habitant. Les quelques travaux réalisés à l'entrée de chaque bâtiment ont été faits par les résidents eux-mêmes. «On a été obligés de réaliser ces quelques travaux pour faciliter l'accès à nos immeubles. Au niveau du bâtiment où je réside, on a aménagé un petit sentier et des marches avec nos propres moyens. Avant, c'était une pente. L'accès était impossible», souligne Nadji. La situation se complique, bien évidemment, durant l'hiver. Sans avaloirs ni système de captation, et alors que le lieu est situé sur une pente, les eaux de pluie finissent à l'intérieur des bâtiments, en charriant gravas et boue sur son parcours. C'est les habitants des logements du rez-de-chaussée qui en souffrent le plus, sachant que la cité est construite avec une partie surélevée par rapport à une autre. «Les habitants ont essayé d'aménager les entrées des bâtiments de sorte à empêcher les eaux de s'infiltrer, mais quand il y a de fortes précipitations ce n'est pas possible», ajoute-t-on encore. C'est de cette surélévation, d'ailleurs, que des enfants sont tombés, sans gravité fort heureusement, nous ont affirmé les résidents. D'où leur souhait de voir les autorités inclure la construction d'un mur de soutènement, avec une barrière de sécurité, dans un projet d'aménagement. «On souffre depuis des années. C'est la seule cité de la commune de Aïn Benian qui n'est pas aménagée. Et cela devient insupportable», explique Nadji. Il faut rappeler, en dernier lieu, que cette formule CNEP/APC a rencontré beaucoup de problèmes quant à sa mise en œuvre, et ce, dès son lancement. Dès le départ, l'évolution des travaux n'était pas la même sur les différentes localités. Mais globalement, là où les logements ont été livrés, les travaux d'aménagement des espaces communs et les VRD ont été réalisés. Or, les habitants de cette cité de Aïn Benian attendent toujours.