Bouira : Deux manifestants placés sous mandat de dépôt    L'Agence nationale du sang célèbre la Journée mondiale du donneur de sang    Hand/ Championnat Excellence (messieurs) : le GS Pétroliers déclare forfait pour les play-offs    Logements AADL: des instructions pour l'examen de la 2ème vague de recours des souscripteurs de l'AADL 2013    Enseignement professionnel: création d'un centre de formation dans les énergies renouvelables à Cherchell    Coronavirus: 354 nouveaux cas, 242 guérisons et 8 décès    11.000 policiers mobilisés pour garantir la couverture sécuritaire des épreuves du BEM    Dossier sahraoui: le Maroc enchaine les camouflets    Coupe Billie Jean King: "On s'attend à un niveau assez élevé"    Espagne : Luis Enrique envoie un message à Eriksen    La 26e journée se jouera vendredi et samedi    L'Algérien Fethi Nourine (-73 kg) qualifié aux JO de Tokyo    El-Hamri cale au mauvais moment    Vive polémique entre Macron et Johnson    28 millions de dollars pour un vol dans l'espace avec Jeff Bezos    Des mesures spéciales au niveau des plages ?    Le record mondial de l'association Errakim de Médéa    L'Unicef et l'OIT promettent d'éliminer le travail des enfants    Sonatrach et des sociétés danoises en quête de partenariats    Choc et impact !    La saturation risque de compromettre les programmes de logements    Un déficit de 45% de la production céréalière    3 soldats tués et 4 autres blessés    CES LOIS QUI FONT LE LIT DU FEMINICIDE    Cité Kouhil Lakhdar à Constantine : Un nouvel effondrement inquiète les habitants    3400 affaires élucidées et 3799 suspects arrêtés en mai dernier    AEP à Alger : Instructions fermes pour un approvisionnement régulier    Vaccination contre la Covid à Annaba : 41% de la population ciblée touchés    La Journée nationale de l'artiste célébrée    Le ministère de la Communication retire l'accréditation à France 24    Ministère des Finances: L'économie se remet progressivement de la crise Covid-19    Tiaret - Foncier industriel : 24 hectares inexploités récupérés    DNA - Ligue 2: Les probabilités à deux journées de la fin    En attendant la proclamation des résultats: Un taux de participation de 30,20% aux législatives    Tribulations d'un raboteur d'urnes !    L'Egypte rejette les mesures unilatérales de l'Ethiopie    Moyenne du taux de participation de 30,20 %    Le FLN «rafle la mise»    La longue nuit du dépouillement    Le discours politique sans impact    «C'est un jour heureux pour l'Algérie»    Le choc post-traumatique de la barbarie israélienne    «Je deviens Ifru Nomade!»    Un livre sur les victimes des traumatismes    Premier festival sur les plantes médicinales en Algérie    Un colloque virtuel sur l'économie informelle et les inégalités de genre    Le livre sur la question kabyle disponible en Algérie    Me Abdelkrim Khaldi tire sa révérence    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Université d'El Annasser à Bordj Bou Arréridj : Il y a 150 ans, la révolte d'El Mokrani
Publié dans El Watan le 10 - 05 - 2021

Pour courte qu'elle soit, la révolte de la figure emblématique de la résistance Mohamed El Mokrani, qui n'a duré que cent jours, a pu rallier autour d'elle toute la région des Bibans, notamment Medjana et Bordj Bou Arréridj, avant de s'étendre à d'autres régions du pays.
C'est à l'université d'El Annasser qu'a été célébré jeudi dernier le 150e anniversaire de cette révolte. Face à un public composé d'étudiants et d'enseignants, les conférenciers ont dressé un tableau comparatif entre l'insurrection d'El Mokrani et celle des insurgés de la Commune de Paris qui ont eu lieu simultanément.
Après la défaite de la France devant la Prusse, les Communards ont tenté d'instaurer une République sociale et universelle sous la houlette de Rochefort, or, la tentative a fini dans un bain de sang.
Alors qu'El Mokrani, appuyé par la confrérie Rahmania, a refusé la reddition et le passage en cour d'Assises devant un jury de colons, en choisissant le combat, pour mourir en martyr un certain 5 mai 1871 dans un champ de bataille près de Bouira. Les déportés ont été l'autre pan de l'histoire qui a été évoquée dans ce colloque.
Sur le sujet, Ali Batache, retraité et ancien enseignant, dira à El Watan : «Il faut savoir que la France coloniale procéda à deux sortes de déportations : les déportés politiques et les déportés de droit commun. En 1864, douze insurgés ont été déportés depuis Belabbes, vingt autres depuis Khankat Sidi Nadji en 1876 et 104 citoyens considérés grands chefs, avec à leur tête Cheikh Ahaddad et El Aziz, ont été sélectionnés pour qu'ils soient tous déportés vers la Nouvelle-Calédonie, après un simulacre procès à Constantine puis transférés à Brest avant de les faire embarquer à bord de bateaux pour un périple de 22 000 km qui durera cinq mois».
Après un si long voyage, les déportés devaient subir de rudes épreuves. «Effectivement, ils furent dispatchés dans l'île des Pins sur deux résidences, l'une surveillée, l'autre libre. Et sur les 104 déportés, seuls quatre ont péri pendant la traversée de l'océan, contre 200 à 300 morts parmi les insurgés communards», poursuit-il. Et surtout, ils devaient endurer un dur déracinement après le dépaysement. «Contre toute attente, les déportés ont jalousement tenu à leurs traditions vestimentaires et culinaires, tout en refusant de manger du porc ou boire de l'alcool, pourtant, ils sont parvenus à vivre en parfaite harmonie avec Rochefort et autres détenus», a noté Ali Batache.
Comme pour tout prisonnier, la première idée qui lui traverse l'esprit c'est l'évasion. «Tout à fait. Après plusieurs tentatives d'évasion, El Aziz parvient en 1881 à se faire la belle (le premier harrag, en termes d'aujourd'hui) en direction de la Nouvelle-Zélande puis il met le cap sur Sydney d'où il envoya des lettres, dont je dispose de quelques-unes, puis il se dirigea vers Alexandrie avant de s'installer à La Mecque où il se maria.
En 1895, il a été autorisé à entrer dans le territoire français, puis mourra peu de temps après. Ceux qui sont restés dans l'archipel, généralement de droit commun, ils ont dû adopter le métissage dans leur mariage avec les Françaises», conclut notre interlocuteur. Au terme de ce colloque, des descendants d'El Mokrani et d'Ahaddad ont été honorés.
Advertisements


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.