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Ridley Scott, un cinéaste au royaume du paradis
La légende des siècles
Publié dans El Watan le 19 - 05 - 2005

Le cinéaste, rendu célèbre par La Chute du faucon noir et par Gladiator, revient sur les écrans avec un magnifique film consacré aux croisades. Kingdom of Heaven a été tourné en Espagne, à Séville notamment, pour les scènes se déroulant dans la France du XIIe siècle, et au Maroc, dans les studios Atlas, pour celles situées en Palestine.
Certains intérieurs de Jérusalem ont été filmés en Espagne. Le chef décorateur Arthur Max et son équipe ont reconstitué les extérieurs de Jérusalem du XIIe siècle aux studios Atlas Films en recréant le décor d'après des éléments de la vraie ville, les portes, la zone de la citadelle, avec la tour de David et plus de 28 000 m2 de murs. La ville d'Essaouira, sur la côte Atlantique du Maroc, a abrité, de son côté, les dernières scènes du film. L'ancienne Mogador, ville portuaire et enclave portugaise, a été utilisée pour ses rues tortueuses et ses vieux murs qui rappellent tant les murailles de l'ancienne Jérusalem. Kingdom of Heaven vient de sortir en Europe et aux Etats-Unis où il a déjà dépassé les 20 millions de recettes. Ridley Scott, comme Alan Parker, est anglais. Comme beaucoup de cinéastes de sa génération, il s'est fait connaître à travers des publicités et des clips vidéo. Son premier film, The Duellists, réalisé en 1977 et adapté de Joseph Conrad, est une production britannique. En 1979, après s'être installé aux Etats-Unis, il réalise ce qui sera un film culte pour toute une génération de néo-cinéphiles, Alien. Contrairement aux films de George Lucas ou Steven Spielberg, l'utilisation des effets spéciaux est imbriquée dans la mise en scène. Après avoir réalisé le décevant Legend (1986), avec Tom Cruise, Ridley Scott nous offre au début des années 1990 le très beau Thelma and Louise avec les deux magnifiques actrices que sont Susan Sarandon et Geena Davis. Ridley Scott brille à nouveau avec Gladiator plusieurs fois nominé aux oscars avant de réaliser La Chute du faucon noir. L'idée d'un film sur les croisades n'est pas nouvelle. Les studios de la Twentieth Century Fox avaient dans les années 1990 pensé à Schwarzenegger pour le rôle principal et on est ravi que les choses ne soient pas faites dans ce sens, lorsqu'on voit le magnifique travail accompli par Ridley Scott. Ce dernier était en train de travailler avec le scénariste William Monahan sur un projet intitulé Tripoli, lorsque l'idée d'un film sur les croisades commença à intéresser les deux hommes. A partir de récits d'époque, les deux hommes ont basé l'écriture du script sur des recherches prouvant que le roi Baudouin et Saladin étaient parvenus à instaurer une trêve durable et sans précédent, durant laquelle les trois grandes religions monothéistes étaient pratiquées librement à Jérusalem. Pour les rôles principaux, le réalisateur a choisi Orlando Bloom, avec lequel il avait déjà travaillé pour La Chute du faucon noir et Ghassan Massoud pour camper le grand Salah Eddine El Ayoubi. Il semble que le scénariste ait parfois remanié le script sous le conseil de Massoud qui avait une parfaite connaissance de la personnalité de Saladin. Le livre d'Amine Malouf Les Croisades vues par les Arabes n'est jamais cité, mais on peut imaginer qu'au moins Ghassan Massoud l'ait lu et s'en soit servi pour avancer des suggestions sur la manière de présenter l'histoire des deux côtés de la Méditerranée. Comme on le verra plus loin, le film ne se tient jamais loin de l'histoire contemporaine avec ses nouvelles croisades, ses inquisitions d'un autre âge et ses fanatismes meurtriers.
Kingdom of Heaven : le pari d'un film grand public engagé
L'intrigue débute par l'enterrement dans un village provençal de l'épouse du forgeron Balian (Orlando Bloom). Passe un groupe de croisés. Leur chef, Godefroi d'Ibelin (Liam Neeson), confie à Balian qu'il n'est autre que son père naturel et il l'invite à venir avec lui à Jérusalem. En chemin, Godefroi meurt dans une escarmouche et Balian hérite de son titre. L'ancien forgeron arrive en chevalier à Jérusalem, au milieu des intrigues de la cour du roi Baudouin IV (Edouard Norton). Entre Baudouin et son rival Gui de Lusignan (Marton Csokas), le désaccord est total : le premier veut ouvrir Jérusalem aux croyants de toutes confessions en signe de paix ; le second rêve d'exterminer les musulmans. Après la mort de Baudouin, atteint de la lèpre, Lusignan demande à Renaud de Châtillon (Brendan Gleeson) de provoquer une guerre contre les musulmans. Il attaque une caravane et enlève la sœur de Saladin. Furieux, ce dernier (Ghassan Massoud) engage la bataille de Hittin qui coûtera la vie à Renaud et s'en va assiéger Jérusalem. Balian, resté dans la ville, mène la défense de cette dernière avant de négocier sa reddition contre la vie sauve de la population. Saladin accepte et l'intrigue se clôt sur Balian, de retour dans son village provençal avec la princesse Sybilla (Eva Green), repoussant l'invitation d'un illustre voyageur, Richard Cœur de Lion, en route pour Jérusalem... Avant d'aller voir Kingdom of Heaven, j'avais très peur que Ridley Scott nous resserve un de ces « peplums » façon blockbusters pompeux, historiquement faux et à l'unique destinée possible : celle d'engranger un maximum de recettes dans un minimum de temps. Il faut dire que sur le papier, Kingdom of Heaven avait de quoi faire peur : une intrigue facilement manipulable dans le contexte international actuel, un projet aux dimensions faramineuses (un budget de 135 millions de dollars et des acteurs principaux tenant plus de « minets » que de véritables carrures cinématographiques : Orlando Bloom (Le Seigneur des anneaux, Troie) et Eva Green (la découverte du Dreamers de Bertolucci) filmés pendant 2h 30 dans une épopée sur les croisades. Alors à quoi fallait-il s'attendre : divertissement pur ou film engagé ? Kingdom of Heaven est un film aux visées clairement divertissantes et économiques. Pourtant, Ridley Scott semble s'être lancé le pari de faire passer des messages importants au grand public. Et son film réserve en effet quelques belles surprises. Dont un regard nouveau en Occident sur la chevallerie que Ridley Scott attribue clairement à Saladin, alors qu'il rejoint Malouf pour décrire les croisés comme des aventuriers assoiffés de sang.
Kingdom of Heaven Peplum ou fable politique ?
Kingdom of Heaven ne tombe jamais dans la caricature mégalomane et spectaculaire des blockbusters historiques (Troie, Alexandre...) remis au goût du jour par l'énorme succès de Gladiator. A côté, il fait presque figure d'œuvre humble... et c'est reposant ! Mettant de côté les tendances esthétisantes et grandiloquentes de son Gladiator, Ridley Scott privilégie l'humain sur le spectaculaire. Ce dernier aspect n'est d'ailleurs pas totalement absent du film qui comporte quelques belles scènes de batailles, desquelles l'option « tout digital » a été écartée. Logique pour un film qui vise autre chose qu'une reconstitution en carton pâte d'une ère médiévale. Ensuite, Kingdom of Heaven évite le piège manichéen dans lequel la plupart des superproductions s'engouffrent joyeusement. Ridley Scott a choisi une ligne plus complexe : point de « gentils » ni de « méchants » dans cette reconstitution de la 3e croisade, mais des pragmatiques s'opposant à des fanatiques. Ici, l'Eglise est corrompue et le fanatisme religieux (représenté par les Templiers) est le danger menaçant la paix fragile que tentent de sauvegarder les guerriers pragmatiques que sont Baudouin IV et Saladin. Encore plus réaliste, la présentation que fait Ridley Scott des croisades : une guerre d'occupation plutôt qu'une guerre de religion. Ainsi, à la fin de la bataille de Hittin, Tibérias, gouverneur de Jérusalem (campé par Jeremy Irons), regarde les têtes coupées de ses congénères et dit à Balian : « J'ai tout donné à Jérusalem. Au début, je croyais que c'était pour servir Dieu. Ensuite, j'ai compris que nous combattions pour des terres et des richesses. Et j'ai eu honte. » Et c'est toujours d'actualité... Troisième surprise de taille : Kingdom of Heaven est un film doublement engagé. Le film cherche à se refléter dans le conflit actuel du Proche-Orient et à en donner une explication pédagogique. Ainsi, lors du siège de Jérusalem par Saladin, Balian, persuadé que ce dernier ne montrera aucune pitié envers ses habitants, adresse un discours à ces derniers pour leur demander de défendre la ville quelles que soient leur origine et leur religion. Il clame que Jérusalem est un lieu saint pour les 3 religions monothéistes et qu'aucune communauté n'a le droit, plus qu'une autre, de se l'approprier. A la fin du siège, lorsque Balian négocie la reddition avec Saladin, le chevalier chrétien lui dit : « Je préfère brûler Jérusalem plutôt que de laisser tes soldats s'en emparer », et Saladin de répliquer avec un sourire : « Détruire Jérusalem... Cela vaudrait sans doute mieux. » On ne peut alors s'empêcher de penser comme lui : la destruction de Jérusalem aurait-elle pu empêcher les crimes actuels commis en son nom ? A la fin du film, un carton indique que, 1000 ans après, la situation n'a guère évolué à Jérusalem, comme pour rappeler aux spectateurs de réfléchir aux événements présents. En utilisant le mythe historique de la terre promise, Ridley Scott mène une réflexion sur la colonisation en rapprochant les croisades de deux épisodes historiques : l'Amérique originelle et la fondation d'Israël. Débarqués en Nouvelle-Angleterre au début du XVIIe siècle, les colons ne voyaient-ils pas en l'Amérique la « Nouvelle Jérusalem » ? Au-delà de ce reflet historique, le film se pose en contre-pouvoir timide, mais indubitable. Il opère un parallèle entre les « faucons » du film qui se réclament de Dieu pour semer la destruction et ceux ressemblant aux proches de Bush, qui se prétendent être les chefs de file d'une nouvelle croisade pour la liberté. Comment ne pas penser que ces faucons américains s'apparentent aux Templiers du film, la cupidité de Châtillon renvoyant à celle des affamés de pétrole ? Enfin, Kingdom of Heaven est scrupuleux sur les détails. Contrairement aux autres blockbusters historiques qui ne craignent pas les raccourcis ou les approximations douteuses, Kingdom of Heaven est rigoureux sur les détails. Tous ceux qui connaissent l'arabe penseront comme moi en entendant les dialogues : enfin des accents parfaits et des phrases qui s'insèrent réellement dans le scénario ! Ainsi, tous les personnages, chrétiens et musulmans, prononcent avec justesse le nom de Saladin en Salahuddine et servent des assalamu alaykoum parfaitement prononcés. Qui plus est, les reconstitutions de batailles sont également fidèles aux récits des historiens de cette époque : tours mobiles à ponts levis, échelles, balistes... Quant au personnage de Salahuddine, il respecte les descriptions qui ont été faites de lui. D'après Les croisades vues par les Arabes d'Amine Maalouf, c'était un homme petit et frêle à la barbe courte, au visage mélancolique et à la magnanimité reconnue. Dans le film, Ghassan Massoud campe un Saladin sombre et charismatique, tellement magistral, qu'il en occulte les autres personnages et devient le héros de l'intrigue ! Lorsque Balian, au moment de lui rendre Jérusalem, doute de sa promesse d'épargner la vie de la population, lui dit : « Pourquoi ne ferais-tu pas ce que les nôtres ont fait il y a 100 ans ? », Saladin répond : « Je ne suis de cette engeance. Je suis Salahuddine ! » Pour autant, Kingdom of Heaven, bien que fort bien documenté, car basé sur le récit de Guillaume de Tyr, ne s'est pas privé de quelques modifications des faits dans le but de créer une intrigue romantique et de faire rentrer le récit dans un temps « commercialement » acceptable. Ainsi, Balian ne serait pas en réalité ce jeune chevalier veuf dont la sœur du roi et épouse de Gui se serait éprise. D'après A. Malouf, il aurait eu un grade proche de celui du roi et aurait participé à la bataille de Hittin avant de se réfugier à Tyr. Il serait retourné à Jérusalem pour y retrouver sa femme avant de mener la défense de la ville. De plus, la brève succession au trône du petit Baudouin V après la mort de son oncle a été passée sous silence. Comme le personnage du comte Raymond de Tripoli, porte-parole du clan des colombes à la cour de Baudouin IV et pendant un temps régent du trône. Dans le film, point de Raymond, mais un Tibérias, gouverneur de Jérusalem, qui occupe plus au moins ce rôle. Beaucoup de bonnes surprises donc pour ce film présenté comme un autre blockbuster sans âme. Pourtant, malgré une mise en scène réussie, qui confirme la maîtrise de l'un des plus habiles cinéastes en matière de grand spectacle, Scott n'a pas su faire entrer son film au royaume des cieux. On sort de la projection malgré tout un peu déçu ; plutôt partagé entre la déception de n'avoir vu ni un grand divertissement achevé ni d'avoir été témoin d'un engagement clair et affiché. Car on sent bien que le réalisateur n'a pas osé pousser plus loin le message politique. Ainsi, quand un journaliste de L'Express lui demande pourquoi il n'a pas simplement situé son intrigue dans la Jérusalem d'aujourd'hui, il répond : « Je fais de mon mieux et, cependant, je ne peux pas totalement lutter contre un système hollywoodien qui mise tout, ou presque, sur le divertissement. L'essentiel était de me servir de cette demande de grand spectacle comme d'un moyen, non comme d'un but. » Obligé de faire des concessions au genre « grand spectacle », Ridley Scott nous impose donc une première partie longuette aux allures de docu-drama, une option éthique parfois dégoulinante de bons sentiments et surtout un héros beau, mais terriblement lisse et ennuyeux. Heureusement, tout cela est quelque peu allégé par des seconds rôles magnifiques. On regrette de ne pas les voir assez, ces Jeremy Irons, Edouard Norton, Ghassan Massoud, Liam Neeson qui donnent son âme à l'œuvre et composent des personnages sombres et complexes : un roi Baudouin défiguré qui fait passer sa souffrance à travers un masque d'argent, un Saladin à la fois chef charismatique et homme capable de pitié, un Tibérias désabusé qui, après avoir tout donné à son roi, quitte cette contrée de mort... Le seul petit bémol concerne la performance de Brendan Gleeson qui campe un Renaud de Châtillon un peu caricatural. Kingdom of Heaven hésite donc constamment entre deux positions : personnages ambivalents ou héros monolithiques. Film d'aventure ou leçon d'histoire ? Message politique ou divertissement ? A force d'avoir voulu jouer sur les deux tableaux, Ridley Scott ne convainc pas vraiment... et c'est dommage car malgré ses défauts, ce film a le mérite d'exister : il montre que dans l'Amérique de Bush, il est encore possible de faire passer des messages au grand public. Et c'est déjà considérable. Au rang de ses actus, on note la sortie des Associés avec Nicolas Cage et Sam Rockwell (sortie le 17 septembre) avant de fêter ses retrouvailles avec Josh Hartnett pour John Wesley Hardin et celles avec Russell Crowe dans Tripoli (qui s'annonce comme une grande cuvée). En ce moment même, Ridley Scott prépare Hannibal (oui, vous entendez bien !), film qui n'a rien à voir avec la suite du Silence des agneaux et qui racontera l'histoire du personnage homonyme, général de Carthage, avec dans le rôle titre un ami de Tribaal : j'ai nommé Vin Diesel. Je sais, ça calme (précisons que Diesel est aussi le producteur exécutif du film ; donc, ça explique beaucoup de choses). Mais peut-être que le petit Vin deviendra grand avec ce film ? Donc maintenant, c'est bon. Si on vous dit qui a réalisé deux chef-d'œuvres de la science-fiction et le premier chef-d'œuvre du XXIe siècle, vous répondrez : Sir Ridley Scott, bien sûr.
Etude coécrite avec Bahia Bedjaoui


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