Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a qualifié le lancement des travaux du projet d'exploitation et de valorisation de la mine de zinc et de plomb située entre les communes d'Amizour et de Tala Hamza, d'«événement historique», au regard de ses retombées positives sur l'économie nationale. Il était mardi dans la wilaya de Béjaïa, pour une visite de travail, chargé par le Président Abdelmadjid Tebboune de présider la cérémonie de lancement des travaux du projet d'exploitation et de valorisation de la mine de zinc-plomb située entre les communes d'Amizour et de Tala Hamza. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie décidée par le président de la République pour faire du secteur minier un levier stratégique du développement économique durable, à travers la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et le renforcement de la diversification de l'économie nationale. Ce projet marque également une étape importante dans le processus de revitalisation de l'activité minière et du renforcement de la souveraineté industrielle. Au cours de sa visite, le Premier ministre était accompagné du ministre d'Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, du ministre de l'Energie et des Energies renouvelables, M. Mourad Adjal, du ministre de l'Industrie, Yahia Bachir, du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et de la Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Mme Karima Bakir. A son arrivée dans la wilaya, le Premier ministre, accompagné de la délégation ministérielle et en présence du wali et des autorités locales, s'est rendu au village d'Aït Bouzid, dans la commune de Tala Hamza, où a été donné le coup d'envoi de ce projet minier stratégique. Dans une déclaration à la presse en marge de sa visite, il a indiqué que le président de la République l'a personnellement chargé de transmettre ses salutations et sa reconnaissance pour tous les efforts consentis par l'ensemble des parties, notamment les habitants de la région et les autorités locales, en vue du lancement de ce projet, qu'il a également qualifié de «signal fort» et de «nouvelle pierre» dans le processus de relance de l'économie nationale hors hydrocarbures. Il a ajouté que le lancement du projet de la mine de zinc et de plomb de Béjaïa «apportera une valeur ajoutée aux ressources que l'Algérie propose sur le marché international et permettra à l'économie nationale de se positionner dans le domaine des matières premières minières, devenues le socle d'une économie forte». A cette occasion, il a rappelé que le président de la République avait «promis que le démarrage de ce projet interviendrait vers la fin du mois de mars», ajoutant que l'Algérie «a récemment entamé l'exploitation de la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf), et aujourd'hui celle de la mine de zinc de Béjaïa, aux abords de la Soummam, et demain seront lancés les travaux de la mine de phosphate de Tébessa ainsi que d'autres projets». Il a aussi affirmé que «l'Algérie avance à pas sûrs pour sortir de la rente pétrolière, un objectif suprême tracé par le Président Tebboune et dont la mise en oeuvre est assurée sur le terrain par l'ensemble de l'équipe gouvernementale. Il s'agit de la poursuite de l'oeuvre des hommes qui ont libéré le pays, tandis que nous oeuvrons aujourd'hui à bâtir son économie grâce à la force des bras de ses enfants». De son côté, le directeur général du groupe minier industriel ''Sonarem'', Reda Belhadj, a indiqué que cette mine figure parmi «les plus importantes au monde», précisant que ses ressources géologiques sont estimées à près de 54 millions de tonnes, tandis que les réserves exploitables s'élèvent à 34 millions de tonnes de minerais de zinc et de plomb. Il a ajouté que le projet contribuera à couvrir une grande partie de la demande nationale en zinc et en plomb, ce qui permettra de réduire la facture des importations, tout en orientant les excédents de production vers l'exportation, offrant ainsi à l'Algérie des recettes en devises. Selon Reda Belhadj, le projet vise également à inscrire l'Algérie parmi les principaux pays producteurs de zinc et de plomb à l'échelle mondiale, en plus de renforcer l'attractivité du secteur minier pour les investisseurs étrangers. Il devrait, en outre, permettre l'extraction d'au moins 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb par an, ainsi que la création de près de 780 emplois directs et de milliers d'emplois indirects.