Selon les résultats définitifs, le maire sortant Benoît Payan est en tête avec 36,70% des voix, Franck Allisio juste derrière avec 35,02%.Le maire sortant de gauche Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national Franck Allisio sortent au coude-à-coude en tête du premier tour des municipales à Marseille ce dimanche, suivis de Martine Vassal et Sébastien Delogu. Aucun désistement n'est annoncé. Martine Vassal, avec 12,41 %, et Sébastien Delogu, 11,94 %, sont distancés, mais qualifiés au second tour. D'éventuelles alliances peuvent être conclues d'ici mardi soir, mais pour l'instant, le député de La France Insoumise Sébastien Delogu a annoncé en début de soirée qu'il reste sur sa position et n'envisage pas de retrait pour faire barrage au Rassemblement national : «Nous tendons la main à l'ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat Benoît Payan afin de construire ce front. Nous sommes prêts à nous réunir dès ce soir afin de travailler sérieusement à ce rassemblement, condition nécessaire d'une victoire face à l'extrême droite». Benoît Payan, en solo vers le second tour Benoît Payan refuse toute «tambouille» ce dimanche soir et appelle à «se rassembler» autour de sa liste contre «la vague brune». Il rejette toute alliance avec la liste LFI de Sébastien Delogu : «Aucune négociation de couloir (…) Le combat contre le Rassemblement national, ça ne se monnaye pas». Une position que Sébastien Delogu estime «irresponsable». La candidate de la droite et du centre Martine Vassal ne s'est pas encore exprimée sur sa position au second tour. Elle ne s'est pas présentée devant la presse ce dimanche soir et n'a fait aucune annonce publique. Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, arrivé en tête avec 36,70% des voix, juste devant son rival du RN Franck Allisio, deuxième à 35,02%, a fermé la porte à toute alliance avec LFI, affirmant qu'il «n'est pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit». Une position aussitôt dénoncée comme «irresponsable» par le candidat LFI Sébastien Delogu, largement distancé au premier tour des municipales mais maintenus pour le second tour. Benoît Payan et Franck Allisio sont positionnés largement devant Sébastien Delogu (LFI) qui totalise 11,94% et la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, avec 12,41%, tous deux également qualifiés pour le second tour. Plus tôt dans la soirée, Sébastien Delogu avait tendu la main au maire sortant, conformément à la position nationale de LFI, et avait proposé des discussions pour un «front antifasciste» menant à une «fusion techniqu», mais le maire sortant avait balayé tout rapprochement. Delogu (LFI) dénonce la «position irresponsable» de Payan Le candidat LFI à Marseille Sébastien Delogu, largement distancé au premier tour des municipales, mais qualifié pour le second, a dénoncé ce dimanche la «position irresponsable» du maire sortant Benoît Payan qui a rejeté sa «main tendue» pour une alliance face au Rassemblement national. «C'est une position irresponsable qui pourrait donner les clefs de Marseille au Rassemblement national. Nous appelons le peuple de Marseille à se mobiliser massivement pour créer les conditions d'un front antifasciste pour battre le Rassemblement national», a écrit le candidat de La France insoumise, Sébastien Delogu, sur le réseau social X le dimanche soir. Martine Vassal : «Je serai au rendez-vous du second tour» Martine Vassal a fini par sortir de son silence ce lundi après-midi. La candidate de la droite et du centre aux élections municipales à Marseille annonce, par un communiqué, qu'elle maintiendra sa candidature au second tour dimanche prochain. Après plusieurs heures de réflexion, Martine Vassal annonce qu'elle maintient sa candidature au second tour des élections municipales à Marseille. Arrivée en troisième position, la candidate de la droite et du centre sera présente au second tour du scrutin, dimanche 22 mars. «Je serai au rendez-vous du second tour» : c'est par ces mots que Martine Vassal débute son communiqué. «Je prends acte de ce résultat qui nous place en troisième position. Je veux l'affirmer avec clarté : nos courants doivent continuer à être représentés», poursuit-elle. «Entre la gauche de Monsieur Payan, l'extrême droite du RN et l'extrême gauche LFI, il existe à Marseille un courant de pensée profondément républicain, attaché à l'ordre, à la responsabilité, à l'équilibre et au respect de toutes les sensibilités de notre ville», explique Martine Vassal, qui parle de son équipe qui devra «demain, représenter une opposition claire et constructive au conseil municipal». Martine Vassal, présidente du Département et de la Métropole, indique que son choix de se maintenir peut également s'expliquer par l'importance de la Métropole : «Au-delà de la mairie, cette élection aura également des conséquences majeures pour l'avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence. La Métropole est une institution essentielle (...) Les électeurs qui nous ont fait confiance ne doivent pas être punis une seconde fois, en voyant cette Métropole basculer également à gauche !»