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Egypte : Le futur incertain
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Si elle a fourni une réelle opportunité pour l'expression du désir de liberté politique du peuple égyptien, la révolution du 25 janvier a également exposé un certain nombre de problèmes cruciaux.
Ces derniers importent davantage pour la prospérité et la stabilité futures en Egypte et dans la région que le renversement du président Hosni Moubarak. La violence permanente est de plus en plus sectaire, alors que l'impact économique des troubles aggrave les obstacles structurels à la croissance, laissant peu d'espoir d'amélioration pour ceux qui se sont révoltés contre les difficiles conditions de vie, l'inflation des prix des denrées alimentaires et le chômage élevé.
La violence sectaire contre les chrétiens coptes et les musulmans a explosé. Un certain nombre d'affrontements, ces dernières semaines, dans le quartier Imbaba du Caire, ont entraîné la mort d'au moins 15 personnes, coptes comme musulmans.
Des comptes rendus sur la non-intervention des forces de sécurité ont suscité des craintes que le gouvernement militaire provisoire égyptien soit incapable de maintenir l'ordre, en particulier lorsque la criminalité, non liée au sectarisme, a elle, aussi, fortement augmenté ces derniers mois. Mais le problème le plus pressant pour le gouvernement intérimaire reste l'économie, comme dans la plupart des pays du printemps arabe ;«Nous sommes très préoccupés par la hausse des attentes… Parfois, les exigences sont justifiées et parfois elles ne sont pas réalistes», a pu déclarer le ministre des Finances, Samir Radouan, tout récemment. En raison de l'instabilité récente, l'économie s'est contractée de près de 7% au premier trimestre de cette année.
Les revenus du tourisme, la principale composante du PIB, ont diminué de 80%, tandis que la Bourse a chuté de 32%, une chute motivée par les craintes sécuritaires. Le FMI a révisé son estimation de croissance à 1% cette année, après une croissance de 5,1% l'an dernier, tandis que l'lnstitute of l'International Finance (HF) s'attend à un recul du PIB de 2,5%. Pourtant, une croissance économique forte est nécessaire, simplement pour suivre le rythme de la croissance démographique rapide et une inflation qui s'emballe. En réponse, la Banque mondiale devrait apporter environ 2,2 milliards de dollars, tandis que l'Egypte a demandé l'aide du FMI pour combler un trou estimé de 10 à 12 milliards de dollars dans les finances publiques. Malgré les craintes que le gouvernement, mené par les militaires, pourrait être moins enclin à la libéralisation économique et à la privatisation que l'ancien régime, les conditions du nouveau prêt pourront favoriser une reprise des réformes économiques, qui avaient été progressivement engagées sous le régime précédent.
Toutefois, avec une moyenne de 20% d'Egyptiens vivant dans la pauvreté (et jusqu'à 70% dans certaines zones rurales), toutes les mesures d'austérité et même certaines libertés économiques, comme la suppression des subventions, pourraient s'avérer, dans un premier temps, tout aussi incendiaires que la violence sectaire actuelle pour un nouveau gouvernement. Il est également craint que les mouvements islamistes comme les Frères musulmans, ou des salafistes, plus extrêmes, puissent tirer profit des politiques économiques impopulaires pour gagner du terrain sur la scène politique nouvellement ouverte.
Les groupes religieux, en particulier les Frères musulmans, ont été largement dépassés par le rythme des manifestations anti-Moubarak, d'abord dirigées par une coalition de blogueurs, de jeunes militants et de sympathisants du parti d'opposition. Toutefois, compte tenu de leur organisation supérieure, combinée à leur réputation en matière d'assistance sociale, les Frères peuvent devenir une option intéressante pour ceux, de plus en plus déçus, par la lenteur du changement, et ce, même si la majorité des Egyptiens ne souscrit pas à leur idéologie islamiste.
Le gouvernement représentatif peut, sans doute, réprimer la corruption endémique qui a été l'un des thèmes de ralliements des manifestations antigouvernementales. Toutefois, comme cela a été démontré ailleurs — et plus particulièrement au Liban et en Irak — la démocratie ne se traduit pas directement en prospérité et stabilité : en effet, la politique s'oppose souvent aux libertés économiques et au commerce, à la suppression des mauvaises réglementations et au retrait des subventions à des secteurs privilégiés ; toutes ces choses qui permettent en réalité aux gens de prospérer.
Or, en réalité, de nombreux manifestants du printemps arabe exigeaient davantage de subventions et d'emplois de la part de l'Etat. Si le futur gouvernement élu, de cette nation arabe très influente, ne prend pas à bras-le-corps ce défi économique, les faiblesses sous-jacentes de l'Egypte continueront à alimenter l'instabilité et les conflits intercommunautaires : l'échec retentira à travers tout le monde arabe.A.F.&B.C. (*) Analystes Moyen-Orient et Afrique du Nord pour le cabinet d'analyse des risques AKE Ltd, à Londres.


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