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Marché de la certification en Algérie : des enjeux majeurs, un intérêt mineur
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Publié dans El Watan le 13 - 05 - 2013

Chaque année, l'organisation internationale de normalisation (ISO) procède à une étude concernant les certifications de conformité à ses normes de systèmes de management délivrés dans chaque pays.
La dernière édition de l'étude en question a été publiée en décembre 2011 sur le site de l'ISO. Celle-ci fait état d'une progression significative du nombre de certifications à différentes normes de systèmes de management ISO délivrées au niveau mondial. La certification ISO/CEI 27001, relative à la sécurité de l'information a enregistré une hausse de 12 % par rapport à l'année d'avant (2010), ISO 22000 sur le management de la sécurité des denrées alimentaires a progressé de 8 % durant la même période.
La certification aux normes relatives au management environnemental, à la gestion de l'énergie et au management de la qualité dans le secteur automobile, elle aussi, a connu une amélioration significative.
Ce constat est valable aussi pour l'Algérie. Selon les propos de Mme Ratiba Chibani, directrice générale de l'Institut algérien de la normalisation (Ianor), le marché algérien de la certification est passé du mono-référentiel ISO 9001 au multi-référentiel des systèmes de management intégrés (ISO 9001, ISO14001, OHSAS 18001, ISO 22000, ISO 13485,…).
«La certification système a connu une évolution depuis 1998 à ce jour. On est passé de 2 certificats en 1998 à plus de 1000 certificats en décembre 2011», déclare la première responsable de l'Ianor. Cependant, l'étude de l'ISO citée ci-dessus fait ressortir que, parmi les 1000 certificats recensés en Algérie, 66 d'entre eux concernent la norme ISO 14001 relative au système de management environnemental, une norme pour laquelle l'Algérie ne se positionne pas très loin derrière son voisin tunisien disposant de 68 certificats, mais dépasse largement le Maroc, avec 38 certificats. Cette norme n'étant que très peu diffusée dans le pays.
Par ailleurs, la certification peut se définir, selon notre interlocutrice, comme une activité par laquelle un organisme reconnu, indépendant des parties en cause, donne une assurance écrite qu'une organisation, un processus, un service, un produit ou des compétences professionnelles sont conformes à des exigences spécifiées dans un référentiel.
Des certificats de complaisance
Cette conformité est remise en question par certains qui accusent les organismes certificateurs installés dans le pays de délivrer des certificats de complaisance, ce qui expliquerait en grande partie l'écart que devrait apporter la certification à la société et l'état réel des lieux, selon le point de vue d'Abdelaziz Kezzar, consultant senior dans le domaine industriel. «La complaisance des organismes de certification dans la délivrance des certificats, est une triste vérité. On essaie de la cacher car cela fait l'affaire de tous : bureaux accompagnateurs, organismes certificateurs et sociétés concernées par la certification», s'exprime ainsi le consultant. Afin d'en savoir plus sur la question, nous nous sommes rapprochés de l'ensemble des acteurs pouvant intervenir sur le marché de la certification en Algérie. A cet égard s'exprime Noureddine Boudissa, le Directeur général de l'organisme algérien d'accréditation (Algerac), et revient sur les motifs de création de l'organisme qu'il dirige.
D'après lui le moment est venu de demander des comptes, d'avoir un droit de regard sur les organismes de certification étrangers installés en Algérie, qui constituent d'ailleurs une minorité. «Nous avons voulu savoir si ces organismes sont bien installés en Algérie, s'ils apportent ou pas une valeur ajoutée, s'ils recrutent du personnel algérien, et si la qualité des certificats qu'ils délivrent permet à l'Algérie de les faire valoir dans ses relations avec l'extérieur. D'où la création en 2005 de l'organisme algérien d'accréditation Algerac placé sous la tutelle du ministre de l'industrie, de la petite et moyenne entreprise et de la promotion de l'investissement», déclare notre interlocuteur.
Il poursuit en disant qu'il est temps de mettre fin à l'anarchie qui règne dans le marché de la certification en Algérie et d'assainir le marché et qu'il n'y ait plus de certificats de complaisance. Pour y arriver, une nouvelle disposition a été prise, en l'occurrence celle d'imposer aux organismes, bien qu'ils soient accrédités dans leurs pays de provenance, d'obtenir l'accréditation d'Algerac pour pouvoir participer au fond d'aide à la certification.
L'accréditation d'un organisme constitue, selon notre interlocuteur, «la meilleur façon de s'assurer qu'ils sont au niveau et de les pousser à créer des structures pour s'implanter en Algérie. Or, en général ils se contentent de répondre aux appels d'offres, alors que tous les comités techniques, la prise de décision se fait à l'étranger. Qu'est ce qui se fait alors ici en Algérie ? Nous voulons avoir une assise sereine et savoir à qui on peut faire confiance».
Par ailleurs, bien que l'accréditation ne soit pas imposée aux organismes certificateurs, elle constitue une démarche volontaire, ce dispositif ne met pas à pied d'égalité tous les organismes certificateurs présents en Algérie.
En effet, il y a ceux qui sont très puissants de par leur ancienneté, ceux-là sont mieux placés pour répondre à la demande d'Algerac que ceux qui viennent d'arriver et qui ont déjà du mal à s'accaparer des parts de marché. Néanmoins, l'accréditation ne coûte pas cher par rapport au prix des certificats délivrés en Algérie.
«D'une part, la certification est estimée à environ 4 millions de dinars, alors que l'accréditation ne coûte qu'un million de dinar. D'autre part, Algerac s'engage à rembourser 80 % du prix de la certification. En plus, le processus d'accréditation ne dure que 6 mois au plus pour un organisme qui a déjà le système en place», affirme Noureddine Boudissa. Selon la même source, pour l'instant, il existe un seul organisme accrédité en Algérie et bientôt deux autres vont obtenir l'accréditation, soit au total trois organismes sur les six qui sont installés dans le pays. Au final, notre interlocuteur souligne le fait qu'«il appartient aux autres qui connaissent bien les nouvelles règles du jeu de se rapprocher d'Algerac pour se faire accrédité. On ne peut pas accabler celui qui a été le premier à se faire accréditer d'avoir le monopole», souligne Noureddine Boudissa.
Un processus semé de contraintes
Interrogé sur les difficultés rencontrées par les entreprises dans le processus de certification, Ali Mohammedi, maître de conférences à l'université de Boumerdès et consultant formateur en QES citera, entre autres, le fait que, «le personnel n'est parfois pas associé et donc non impliqué», «la méconnaissance des responsabilités et autorités par les concernés», «l'absence de communication interne», mais aussi «les départs en retraite s'effectuent sans transmission du savoir-faire». Cependant, cet expert fera aussi remarquer que la certification d'un service est plus difficile que celle d'un produit, et ce, en raison du fait que «le service est impossible à stocker, étant un produit immatériel et intangible. Le service non conforme ne peut être détecté avant sa livraison et son traitement, ni ne pourra être donc effectué qu'à posteriori».
Pour sa part, Souad Ghernous, cadre dirigeant au niveau du groupe BCR, est revenue sur l'impact de la certification, faisant savoir que, dans le cas de son entreprise «la mise en place d'un système de management performant et sa certification a permis d'améliorer l'image de marque aux yeux des clients et a rendu possible la réalisation d'un auto-contrôle sur les activités de l'entreprise, en particulier la production, ce qui nous permet de traiter les non-conformités à la source et de réduire les rebuts en vue d'une réduction des coûts et d'une amélioration continue du processus de production».
Cependant, pour Nadia Ousfeya, responsable du système de management de la qualité auprès de SIM-AGRO, «cette démarche volontaire, qui est la mise en place du système de management de la qualité ou autre système au sein de l'entreprise avec certification, nécessite la désignation par la direction générale de l'entreprise d'un responsable qualité, un chef d'orchestre qui doit piloter le projet et mener à bien la mission d'implémentation du système ou de l'ensemble des systèmes».


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