Langues, Cultures et méditerranéité», tel a été le thème du Colloque international organisé, le 22 et 23 de ce mois, à l'auditorium de l'université Aboubakr Belkaïd de Tlemcen, par le Laboratoire de recherches d'ouvrages du supérieur et l'Ecole doctorale langue de spécialité. Des Allemands, Espagnols, Français, Tunisiens et Marocains, en plus d'éminents chercheurs algériens de toutes les universités du pays, ont présenté une centaine de communications. Ce qui ressort le plus de ce colloque, c'est cette nouvelle notion de «méditerranéité». A ce propos, le professeur Spillener de l'université d'Essen en Allemagne, a, d'emblée, mis sur rails l'assistance en déclarant : «Tels les concepts de francophonie et d'africanité, aujourd'hui, il est temps de parler de ‘‘méditerranéité'' pour toutes les valeurs culturelles, linguistiques, cultuelle et sociales que recèle cette région du monde.» Le chercheur allemand a également soutenu que «la ‘‘méditerranéité'' est un sujet fascinant pour lequel nous devons agir ensemble et dont le concept doit encore être défini». D'ailleurs, le responsable de l'organisation de ce colloque, le professeur El Korso Kamel de l'université d'Oran, nous a spécifié que le thème qu'il a choisi avec son équipe s'articule sur l'axe de la «méditerranéité», une valeur régionale qui doit être étudiée dans tous ses fondements. Pour bien définir les contours de cette nouvelle notion qui n'a que deux années d'âge, El Korso ajoutera : «pour nous universitaires, la question de l'interculturel en Méditerranée demeure une question d'actualité pour plusieurs raisons. La Méditerranée est le berceau d'un ensemble de croyances et de modes de vie qui reflètent des identités culturelles que l'on retrouve à travers le monde, en Orient comme en Occident. Les deux rives de la Méditerranée constituent un ensemble géopolitique linguistique et culturel pluriel et varié que l'on a soumis à la réflexion lors des travaux de ce colloque.» A retenir aussi que lors de la clôture du colloque, le professeur Bensafi Zoulikha, de l'université d'Alger et également organisatrice de cet événement, a bien spécifié la place du Maghreb dans cette nouvelle vision, elle soutiendra que «des idées fondamentales et des réflexions nouvelles ont émergé de ce colloque et ont fait que la grille de lecture de ‘‘Mare nostrum'', doit être conçue avec le Maghreb». Elle ajoutera que le colloque est clos, mais le début de la réflexion linguistique, culturelle et cultuelle sur la Méditerranée est ouverte. Il est vrai que les différentes communications et interventions durant les débats nous ont démontré que le thème est d'une importance capitale pour retrouver les repères entre les peuples du bassin méditerranéen.