Le monde du travail africain a son organisation sportive. Aujourd'hui, les objectifs sont nombreux, c'est pour en savoir plus que le Camerounais, Dr Evele Malick Atour, président de l'Organisation du sport du travail en Afrique (OSTA), présent à Alger, a répondu à nos questions. -Dans quel cadre s'inscrit votre visite en Algérie ? J'ai répondu à une invitation pour participer aux assises de la Fédération algérienne du sport et travail. C'était une occasion qui m'a permis de discuter avec les responsables algériens, de l'organisation du 1er Festival du sport des travailleurs africains qui aura lieu du 5 au 9 novembre de cette année. Cette visite entre donc dans le cadre du contrôle et de l'inspection des lieux d'hébergement et de compétition concernant ce festival. -Quelle est votre appréciation sur le sport et travail en Algérie ? Sincèrement, c'est ma première venue en Algérie et j'ai constaté qu'il existe une réelle volonté de bien faire chez tous les dirigeants du sport et travail. J'ajouterai qu'il y a une grande motivation des acteurs de ce sport, où on retrouve une massification et beaucoup de dynamisme. Tout ce développement est basé sur la formation, la pratique régulière et sur l'instauration d'un véritable calendrier des compétitions. -Avez-vous été reçu par les autorités ? Oui, le ministre de la Jeunesse et des Sports nous a fait l'honneur de nous recevoir et nous a assuré de son soutien pour la concrétisation des objectifs du festival. -Qu'en est-il du sport et travail en Afrique ? Pour vous dire vrai, le sport et travail n'est pas assez développé en Afrique. Il y a beaucoup de disparités dans la conception de ce secteur. Dans les pays du nord de notre continent, ce sont les travailleurs qui se mobilisent et s'organisent. Dans les régions subsahariennes, c'est l'Etat qui a la mainmise sur ce sport. Nous pensons qu'avec le festival il y aura une prise de conscience de la trentaine de pays qui y participeront.