Les Canaris ont officiellement quitté la Champions League africaine après le match nul concédé face à Al Ahly, combiné à la victoire des FAR du Maroc sur les Young Africans de Tanzanie. La JS Kabylie a montré un visage séduisant lors de cette phase de poules, notamment face au géant égyptien. Une victoire d'honneur ce dimanche permettrait non seulement de sauver la face sur la scène africaine, mais aussi de retrouver de la confiance avant de replonger pleinement dans la bataille du championnat. Les Canaris blessés, mais ont-ils encore des ailes ? Reste à savoir s'ils sauront s'en servir une dernière fois sur la scène continentale pour offrir à leurs supporters un motif d'espoir et de fierté. L'envie de réagir et de faire oublier les échecs Avant de prendre le vol pour la Tanzanie, les joueurs affichent une détermination palpable. « Nous devons garder le même rythme et surtout la même volonté que face aux Egyptiens. Nous avons eu la balle, nous nous sommes créé des occasions. Les buts n'étaient pas loin. Certains parlent de chance... Personnellement, je crois davantage en notre jeu, en notre dynamisme et en notre complémentarité. », confiait un membre du staff de Josef Zinnbauer.Au-delà du résultat, c'est donc une question d'orgueil et de respect envers les supporters. Une victoire d'honneur, même sans enjeu qualificatif, permettrait d'adoucir la frustration et d'envoyer un message fort : la JSK n'a pas dit son dernier mot. Un match sans enjeu pour la JSK, capital pour l'adversaire Ce rendez-vous de ce dimanche à Zanzibar City représente un ultime baroud d'honneur pour les Kabyles dans une compétition qu'ils auront globalement ratée : aucune victoire en cinq rencontres, trois nuls à domicile et deux défaites à l'extérieur. Un bilan frustrant pour une équipe qui avait pourtant affiché de belles promesses lors des tours préliminaires, avec quatre victoires en autant de matchs.Le constat est sévère : un seul but inscrit en phase de poules, et encore à l'extérieur lors de la lourde défaite (4-1). Un manque d'efficacité offensive qui aura pesé lourd dans la balance.En revanche, pour les Tanzaniens, l'enjeu est immense. Ils doivent impérativement s'imposer et espérer une défaite des FAR au Caire pour arracher la deuxième place qualificative pour les quarts de finale. Autant dire que l'intensité sera au rendez-vous. CRB-AS Otoho : duel décisif pour la première place Aujourd'hui dimanche (17h), le CR Belouizdad disputera son dernier match de la phase de groupes de la Coupe de la CAF face à l'Otoho d'Oyo, au stade Nelson-Mandela. Un rendez-vous décisif dont l'unique objectif est clair : décrocher la victoire. Sur le papier, l'affiche est alléchante. Elle oppose deux prétendants déclarés à la victoire finale, deux équipes en pleine forme et séparées par seulement trois points au classement. Le CRB, leader du groupe, ne devance son poursuivant que d'une courte avance. Autant dire que le succès est impératif pour les Belouizdadis. Aucun calcul à faire, aucune stratégie attentiste de dernière minute : seule la victoire compte. Ce match pourrait bien se jouer sur un détail, surtout après l'expulsion de Benhamouda, qui rebat quelque peu les cartes. Son absence changera-t-elle la donne ? La question mérite d'être posée. L'atmosphère s'annonce électrique. Les supporters espèrent voir leur équipe se libérer, franchir ce dernier obstacle et confirmer sa montée en puissance pour conclure cette phase en beauté. Un match nul n'arrange personne. À Zanzibar, malgré le succès, l'entraîneur avait été la cible de critiques et d'insultes, créant une tension particulière autour de son nom et de sa gestion de l'équipe. Dimanche, le contexte sera différent : le stade devrait afficher une affluence plus importante, avec un public enthousiaste, prêt à célébrer une qualification. Mais Ramovic sera scruté de près. Ses choix tactiques et sa capacité à maintenir son équipe performante seront au centre des débats. Les supporters continueront-ils à le critiquer ou reconnaîtront-ils son rôle dans le parcours continental du CRB ? L'entraîneur, conscient de l'attente, devra gérer la pression et répondre sur le terrain. Une victoire face à l'Otoho renforcerait son autorité et pourrait apaiser les tensions. Les joueurs, eux, sont déterminés à livrer une prestation convaincante, sachant que chaque détail sera observé par le public belouizdadi.