Depuis quelques jours, la ville côtière de Ténès est un véritable chantier à ciel ouvert. Des travaux de rénovation urbaine ont été lancés tous azimuts par la direction de l'urbanisme et de la construction. Pour beaucoup de Ténésiens, qui ont pris contact avec notre bureau, «l'opération est irréfléchie en ce sens qu'elle a touché des trottoirs en bon état, à l'image de ceux de la marina et de la rue de l'Abattoir». En effet, nos interlocuteurs dénoncent vigoureusement «le choix inapproprié des voies à rénover» et disent ne pas comprendre «la décision des services de la DUC de s'attaquer à des chaussées refaites, il n'y a pas si longtemps». D'autres habitants estiment, quant à eux, que le moment est mal choisi pour défoncer systématiquement les voies urbaines en cette période estivale, marquée par une grande affluence de vacanciers. La poussière, qui se dégage des chantiers, aggrave en effet l'atmosphère étouffante qui enveloppe l'agglomération en ce mois de juillet. De plus, les trottoirs éventrés sont quasiment hors d'usage, ce qui oblige les piétons à marcher sur la chaussée. On assiste aussi à des perturbations de la circulation automobile que ce soit dans le centre-ville, le long de la façade maritime ou à l'entrée sud de la ville. Ce dernier chemin est, d'ailleurs, la seule voie d'accès au siège de la commune de Ténès, devenue aussi un passage obligé pour les estivants se rendant dans les localités côtières de Beni Haoua, Boucheral, Sidi Abderrahmane et El Marsa. La RN19 reliant le littoral au chef-lieu de wilaya est régulièrement encombrée, engendrant beaucoup de désagréments aux usagers, avec des bouchons permanents sur les voies très fréquentées.