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Acquis de plus en plus fragilisés
Journée internationale de la liberté de la presse
Publié dans El Watan le 03 - 05 - 2015

C ommémorée aujourd'hui, la Journée internationale de la liberté de la presse ne sera pas l'occasion pour célébrer de nouvelles conquêtes. L'année «médiatique» en Algérie a été marquée par des coups durs assenés par un pouvoir arrogant contre la presse indépendante. Au lendemain de la réélection de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat dans des conditions contestables, le gouvernement s'est promptement attaqué aux médias jugés «trop critiques».
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, nommé dans le gouvernement Sellal, est investi d'une mission spéciale : ramener les «désobéissants» dans la maison de l'obéissance. Des moyens pernicieux sont déployés pour y parvenir. Il part en campagne contre la presse écrite qui refuse de «rentrer dans la ligne». La méthode est inédite : faire pression sur les annonceurs privés, nationaux et étrangers, pour les dissuader de placer leurs annonces dans certains journaux.
El Watan et El Khabar ont été la cible. Un procédé digne des pratiques maffieuses, enrobé dans un discours menaçant. L'objectif est d'étrangler financièrement les deux publications pour leur faire payer le prix de l'indépendance.
Le ministre de la com' de Bouteflika est allée jusqu'à apporter un appui à une multinationale dont le patron de la filiale algérienne s'est permis de fixer des lignes rouges politiques. Arbitrairement privés de publicité publique, le quotidien Djazaïr News et son pendant francophone ont été poussés à mettre la clé sous le paillasson.
Pression et harcèlement
Le parti du quatrième mandat s'emploie, à coups de coups tordus, dans un contexte politique des plus incertains, à remodeler le champ médiatique pour ne laisser en surface qu'un paysage docile. L'ANEP, régie publicitaire du pouvoir, est l'un des instruments servant à dompter les journaux, mais aussi est inversement à promouvoir ceux qui répercutent «la bonne parole». La publicité publique, qui devait naturellement servir de forme d'aide de l'Etat à la presse pour en assurer un pluralisme médiatique, est devenue une caisse noire de pouvoir. Une manne gérée dans l'opacité.
A tous les ministres qui succédé à la tête de la Communication — Bouteflika en a consommé quatorze — il a été formellement interdit de s'immiscer dans la gestion de ce coffre-fort. Le monopole sur les annonces publiques, instauré en 1992 par le gouvernement de Belaïd Abdeslam, est une anomalie nationale qui porte préjudice avant tout aux entreprises et institutions publiques. Si face à des assauts répétés, la presse indépendante et des journalistes jaloux de leur autonomie résistent pour préserver la dernière forteresse de la liberté d'expression, les médias publics disparaissent furtivement des écrans. Réduit depuis des années à de fades appareils de propagande de type stalinien, les studios du boulevard des Martyrs moisissent.
Divorcée avec la notion de service public, doublée à droite par de nouvelles chaînes de télévision offshore, l'ENTV et ses avatars sont réduits à leur plus simple expression. Elle n'est même plus le canal par lequel les dignitaires du régime prêchent. Les rares tentatives des journalistes pour briser le silence et retrouver le micro libre butent sur des résistances d'un autre âge. La chape de plomb pèse sur le boulevard des Martyrs, incapable de faire sa révolution.
Les chaînes de télévision privées qui étouffent le champ médiatique ont rajouté de la confusion à ce paysage qui baigne dans une anarchie voulue et entretenue. Portés par un élan d'abus de soumission, les patrons de certaines de ces TV venues d'ailleurs suspendent iniquement des émissions pendant que d'autres excellent dans la «servitude volontaire».
L'Autorité de régulation de l'audiovisuel, confiée un personnage désigné dont la dépendance au pouvoir politique n'est un mystère pour personne, révèle justement l'absence de volonté politique pour réguler. L'instance de Miloud Chorfi est tout aussi informelle que l'audiovisuel qu'elle est censée «surveiller». Une situation qui, si elle résume l'état déplorable d'un champ médiatique, révèle l'ampleur des dégâts infligés à une presse née dans la douleur et à une liberté arrachée de haute lutte.


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