Les habitants de la cité El Korti, située entre le tronçon de Chaâbet Ettelli et les quartiers de Belghenem et Bein Djeblin, ont vécu pour la deuxième fois consécutive une nuit blanche empreinte de violences et destructions. Des affrontements entre jeunes appartenant aux deux communautés malékite et ibadite ont repris pour durer toute la nuit. Des assaillants, juchés sur les collines et les crêtes qui enserrent ce quartier ont commencé à lancer des projectiles, des cocktails Molotov et des pierres sur des pâtés de maisons. Les forces antiémeute de la Gendarmerie nationale, fortement déployées suite aux émeutes de la veille, ont vite riposté à coups de grenades lacrymogènes. Les affrontements, qui ont duré toute la nuit, se sont soldés par une vingtaine de blessés parmi les habitants et la destruction de biens publics et privés. Trois maisons ont été incendiées et deux véhicules brûlés. Aucune arrestation n'a été opérée, a-t-on appris de sources sécuritaires. D'autres échauffourées ont eu lieu entre des éléments antiémeute et des jeunes en furie notamment au niveau des quartiers de Hadj Messaoud, Aïn Lebeau et Mermed. On a appris également qu'à Aïn Lebeau, des jeunes ont attaqué un bus de transport d'étudiants, fort heureusement sans provoquer d'importants dégâts. A Mermed, un autre incident a éclaté durant la même nuit entre des jeunes et des forces du maintien de l'ordre. Ces affrontements ont plongé Ghardaïa dans la peur et l'incertitude. Le spectre des violences de l'année dernière plane à nouveau sur la vallée du M'zab.