L'Algérie élue vice-président du Bureau du Comité des ONG des Nations unies pour 2026    Des délais très courts    Un important arsenal de guerre récupéré    Audition de représentants de trois partis sur le projet de loi relatif aux partis politiques    Les enjeux géostratégiques entre le projet TSGP-Algeria et le projet Nigeria-Morocco Gas Pipeline    Le Fond saoudien Zamil Group et AMCE deviennent actionnaires d'Oumaty    Le macchabée Boualem Sansal incorporé dans le sarcophage de l'Académie française    L'escalade des combats menace l'aide humanitaire    L'ayatollah Khamenei avertit que toute guerre contre l'Iran deviendrait une guerre régionale    Les nageurs de Chelghoum Laïd et du MCA cadets et juniors sacrés    Le CRB affirme sa puissance, l'USMA fait de la résistance, le MCA se relance    Saut en hauteur (U20) : record national et meilleure performance mondiale pour l'Algérien Younes Ayachi    Saisie de 126 capsules de psychotropes, une arrestation    Une délégation du Conseil de la nation entame une visite d'information dans plusieurs secteurs    Aïn Fakroun— Oum El-Bouaghi Un véhicule tue un quadragénaire    Lancement de l'appel à projets cinématographiques    Le roman amazigh à l'honneur    Ali Ali-Khodja, un héritage familial et artistique singulier    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



C'était le père des enfants de la télé
Décès du réalisateur Hadj Rahim
Publié dans El Watan le 15 - 01 - 2017

Un enfant du petit et du grand écran vient encore d'allonger la liste de la série noire frappant les artistes .
L'enfant de la télé Hadj Rahim, qui a fait les beaux jours de l'histoire cathodique algérienne avec sa fameuse «Caméra invisible», est décédé vendredi à Alger à l'âge de 83 ans.
Le décès du réalisateur et visage familier des téléspectateurs algériens, Hadj Rahim, survient, soit 24 heures, après celui du comédien Abou Djamel de son vrai nom Arezki Rabah, mort dans la nuit du jeudi à vendredi. Aussi les babyboomers, les enfants de la télé, celle de Radio télévision algérienne (RTA) des années 1970, sont tristes.
Celui qui décoinçait leur zygomatiques est décédé. Hadj Rahim est un pan entier de la mémoire collective cathodique qui s'en va. La nostalgique TV en noir et blanc. Hadj Rahim est le pionnier du genre. De ce divertissement, la fameuse «Caméra invisible». Et surtout, il a su créer cet effet gag hilarant et déjanté dans la caméra cachée. Ces situations burlesques et insensées piégeant des ingénues. Et par conséquent, usant et abusant de la naïveté des petites gens. Ce qui engendrera des situations surréelles où le piégé, malgré l'absurdité qui règnait dans l'air, se prendra au jeu pipé.
Provocateur… de situations cocasses
Et quelquefois, aboutira à des réactions inattendues. A l'image de la séquence culte du Ramadhan où Hadj Rahim laisse traîner subrepticement un sandwich sur un banc de jardin public, à côté d'un paisible vieux monsieur.
L'intervention d'un agent de l'ordre complique la situation. Car cette personne âgée est accusée et à tort de ne pas observer le jeûne du mois sacré du Ramadhan. Le petit vieux, pour se faire respecter, sort… un cran d'arrêt. Il aura fallu déployer des trésors de persuasion pour le rasséréner et lui expliquer que c'était blague.
D'autres épisodes de la «Caméra cachée» de Hadj Rahim demeurent dans la mémoire collective de la télévision algérienne. Comme «la tentative de suicide» depuis le pont du Telemly, à Alger, où Hadj Rahim s'adresse à des passants en leur demandant de remettre une enveloppe («suicide note») à quelqu'un en faisant mine d'enjamber la balustrade. Et les personnes piégées feront tout pour le dissuader.
A travers sa caméra cachée, Hadj Rahim, en poussant les limites de la tolérance «zéro», fera découvrir, d'une manière attendrissante, un certain humanisme, une douce naïveté et disponibilité et surtout cette aptitude des Algériens d'être corvéables à souhait et aider, s'arrêter et écouter l'autre. Nous sommes dans les années 1970. Autres temps, autres mœurs.
Serkadji, film-fiction sur les combattants du FLN incarcérés et exécutés
Mais Hadj Rahim ne peut être seulement résumé simplement à la «Caméra cachée». Il était assistant réalisateur de Moussa Haddad dans les films cultes L'Inspecteur Tahar et Les Vacances de l'inspecteur Tahar, incarnés par le regretté Hadj Abderrahmane avec lequel il avait commencé à faire du théâtre au sein des Scouts musulmans. Il a signé plusieurs films, tels Rihlat Chouiter avec le grand acteur Hassan El Hassani, Khoud Maâtak Allah, Ya Diam Allah, Le Portrait (1994) ou encore Serkadji, un poignant long métrage.
En 1982, Hadj Rahim réalise Serkadji, un film de fiction sur la prison Barberousse où furent incarcérés et exécutés des centaines de combattants du FLN durant la Guerre de Libération nationale contre l'occupation coloniale française (1954-1962). Hadj Rahim a quitté Alger très jeune pour aller vivre une dizaine d'années en France. C'est à Saint-Germain-des-Prés, dans le VIe arrondissement de Paris, qu'il découvre le monde des arts et des artistes. Il sera figurant, campera de petits rôles dans des films et exercera le métier de régisseur à titre de salarié à la Radio de Paris. Rejoignant les rangs de la Révolution de Novembre 1954, Hadj Rahim œuvrera comme les autres Algériens issus de l'immigration.
De retour en Algérie, il entrera à la Télévision algérienne au début des années 1970.
«C'est un réalisateur de talent. L'un des meilleurs assistants réalisateurs avec Bouguermouh dans l'histoire du cinéma algérien. J'ai produit deux films avec Hadj Rahim — Khoud Maâtalek Allah, Ya Diam Allah — et l'Aller simple en matière de scénario. Il a fait beaucoup pour Moussa Haddad. C'est une perte pour l'Algérie.
Un gaspillage d'énormes talents. Jeressens beaucoup de regret pour ses qualités et de respect à son endroit. Il aurait dû faire 15 ou 20 longs métrages. Il avait renoncé, tout comme Mohamed Ifticène... Un grand respect», déclare Ahmed Bedjaoui, «Monsieur Cinéma», auteur, chercheur, producteur et critique de 7e Art.
Il y a une dizaine d'années — tel est pris qui croyait prendre — Hadj Rahim avait été piégé à son tour par la caméra cachée «Wadjh El Akhar» réalisée par Djaâfar Gacem, où le génial comédien Mourad Khan et son complice, le crédible Djedou Hassan, avaient soufflé le chaud et le froid dans cette émission de radio où tout déménage. Et là, nous avions découvert un Hadj Rahim d'une grande sagesse, doté de sang-froid et surtout d'une patience désarmante.
Et sa fille, Miryam Rahim, avait posté ceci : «Petit commentaire pour mon Papa, Hadj Rahim. Même pris à ton propre piège, Papa, tu gardes ton sang-froid, ton côté chaleureux et tellement humain... Je suis vraiment fière d'être ta fille, tu es un artiste, il n'y a pas de doute !» Tel père, telle fille ! Salut l'artiste et merci pour le rire et le sourire !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.