Désormais, la plantation de palmiers sur les axes routiers de la capitale ne sera plus admise. Les services de la wilaya ont décidé de remplacer ces arbres du désert par des ficus plus résistants. Depuis 2012, plusieurs milliers de palmiers ont été plantés. Au fil du temps, cette opération s'est avérée en partie être un échec. Des palmiers n'ont pas résisté, leurs feuilles sont devenues sèches. D'après les spécialistes, ce ne sont pas les conditions climatiques du Nord qui les ont dégradés, mais les conditions de leur transport à partir des wilyas de Biskra et de Oued Souf. L'inobservation des conditions de protection des palmiers durant le trajet a fait que la plupart ne tiennent pas dans leur nouveau milieu. Ces palmiers de type «fruitier» ont été altérés dans leur croissance naturelle, ce qui a conduit les services de la wilaya d'Alger à faire appel à l'expertise du Bureau national d'études pour le développement rural. Le constat est là. Des palmiers récemment plantés se meurent à vue d'œil. Sur l'autoroute Dar El Beida-Zéralda, les autorités ont recensé quelque 1000 palmiers. Ces derniers seront remplacés dès la fin de l'hiver, apprend-on auprès des services de la wilaya. Les dépenses pour remplacer ces palmiers suscitent des questions, au moment où des mesures d'austérité provoquent un mécontentement général chez les Algériens. Le bureau d'études, relevant du ministère de l'Agriculture, a recensé depuis octobre 2016 près de 6000 palmiers plantés tout le long des axes autoroutiers sud et est (Zéralda-Oued El Hamiz et Tafourah-Dar El Beïda). Ces palmiers doivent être impérativement remplacés. L'opération a été amorcée. Un certain nombre de palmiers ont été remplacés. Cependant, avec l'arrivée de l'hiver, l'opération a été arrêtée, en attendant l'arrivée de conditions climatiques plus clémentes. A la question de savoir si le palmier de type «fruitier» était adapté aux conditions climatiques du nord du pays, notamment à l'air marin, les spécialistes disent que cet arbre acheminé de Biskra et de Oued Souf est «résistant», car évoluant dans un environnement aride et que le climat du Nord est beaucoup plus «clément». La wilaya d'Alger a connu au début des années soixante la plantation de plusieurs centaines de palmiers de type fruitier. Ces derniers ont résisté aux conditions climatiques du Nord, le système racinaire du palmier fait qu'il ne constitue aucune menace pour la route. Le choix du ficus pour ornementer nos routes est judicieux, car cet arbre méditerranéen ne nécessite pas beaucoup d'entretien et d'irrigation, son feuillage perdure durant toute l'année et peut être élagué à n'importe quelle période de l'année. Le plan stratégique de la capitale prévoit dans son volet«environnemental», un certain nombre de projets devant donner à l'espace urbain un aspect verdoyant, à l'instar de la Promenade des Sablettes, qui, faut-il le reconnaître, est un espace verdoyant unique en son genre.