Liverpool : Klopp avait baissé les bras pour Coutinho    La Ligue 1 française trouve une formule pour la baisse des salaires    Situation des prisonniers sahraouis: le Polisario alerte Human Rights Watch    PSG : La condition de la femme d'Icardi    Le président du CNDH fait don d'un mois de son salaire    LA SPECULATION ET LA FRAUDE : Rezig annonce la radiation des commerçants coupables    Le général Kaidi nommé à la tête du DEP    COMMUNICATION : Belhimer promet "l'assainissement" du secteur de la publicité    MESURES PREVENTIVES CONTRE LECOVID-19 : Les visites dans les maisons de retraite interdites    45 nouveaux cas confirmés et 20 nouveaux décès en Algérie    Report des examens d'attestation de niveau    « Casser » RAJ en condamnant Abdelouahab Fersaoui    Lutte antiterroriste: découverte d'un pistolet mitrailleur et trois bombes artisanale à Boumerdes et Djelfa    Plus de 186.000 entreprises dotées d'un NIS au premier semestre 2019    Ouargla/Covid-19: divers programmes à distance au profit des enfants durant le confinement    Abdelouahab Fersaoui condamné à une année de prison ferme    Moscou et Riyad "proches" d'un accord    Les avocats demandent l'annulation du verdict de la Cour d'Alger    Les feuilles de l'automne    Les écoles privées aux abonnés absents    L'infrangible lien…    Des dizaines d'artistes prennent part à la campagne #WeAreItaly    Diffusion d'un riche programme pour petits et grands    Report du colloque national sur les balcons du Ghoufi    JS Kabylie : Solidarité au profit des communes    Les réfugiés embauchés dans l'agriculture    Impact de la pandémie de coronavirus sur les Etats africains : Les sombres prévisions du Quai d'Orsay    Industrie et pandémie de Covid-19 : Les groupes économiques publics augmentent leurs capacités de production    Impact de la pandémie de Covid-19 : Allégement des mesures fiscales pour les entreprises    Elle était la première femme parachutiste de l'Algérie post-indépendance : Décès de Mme El Moussaoui Fatima    Larbi Ounoughi installé à la tête de l'anep    Onu : Guterres exhorte les Etats à protéger les femmes    Arabie Saoudite : Sanction financière pour le défenseur Benlamri    NAHD : Pas de ponctions sur salaires    Festival du film virtuel : Appel à candidature    Concours de Photographie : En connexion directe avec l'Espagne    Oran : Concours du meilleur conte pour enfants sur internet    Blida: Le lourd tribut payé par le corps médical    Les horaires des administrations fixés de 8 h à 14 h dans neuf wilayas    90 kilogrammes de kif saisis après une course-poursuite    «Le crépuscule des contours d'un nouveau monde»    Le président du RAJ condamné à un an de prison    Les professionnels de la presse "concernés par le confinement"    Les prix flambent sur les marchés internationaux    Sahara occidental: le retard dans la désignation d'un envoyé spécial de l'ONU conduira vers un dérapage certain    Coronavirus : report du colloque national sur les balcons de Ghoufi prévu initialement à Biskra    Un député français saisit le procureur de Paris    3 personnes interpellées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Que cache la visite de Trump à Ankara ?
International : les autres articles
Publié dans El Watan le 26 - 01 - 2018

Les désaccords américano-turcs au sujet de l'offensive turque en Syrie contre une milice kurde parrainée par Washington ont éclaté au grand jour hier. Les deux parties livrant des versions divergentes d'un entretien entre les présidents américain et turc.
Depuis le début de l'offensive, le 20 janvier, Washington s'était gardé de condamner Ankara, se contenant d'appels à la retenue. Mais l'entretien téléphonique de mercredi soir entre les présidents Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan a marqué un durcissement. Selon le compte-rendu de la Maison-Blanche, Trump a «exhorté la Turquie à réduire et limiter ses actions militaires» et demandé à son homologue d'éviter «toute action qui risquerait de provoquer un affrontement entre les forces turques et américaines».
Trump a aussi insisté, selon la Maison-Blanche, sur le fait que «les deux pays doivent concentrer (leurs) efforts (...) sur la défaite de l'EI». Si le président américain a reconnu que la Turquie pouvait avoir «des inquiétudes légitimes» en termes de sécurité, il a toutefois exprimé sa préoccupation à propos de la rhétorique anti-américaine «fausse et destructrice venant de la Turquie». Mais Ankara s'est inscrit hier en faux par rapport à cette version, affirmant qu'elle ne reflétait pas la teneur de l'entretien.
Inquiétude
«Le président Trump n'a pas exprimé d'inquiétude (à propos) d'une escalade de la violence» à Afrine, mais a évoqué «la nécessité de limiter la durée de l'opération turque», selon des sources officielles turques. La présidence turque a démenti également l'inquiétude de Trump «à propos de la rhétorique fausse et destructrice venant de la Turquie», affirmant que le président américain avait -simplement indiqué que les critiques turques à l'égard des Etats-Unis suscitaient «des inquiétudes à Washington».
Cette passe d'armes au sujet de l'entretien illustre le fossé séparant les deux pays au sujet des Unités de protection du Peuple (YPG), la milice kurde visée par l'attaque d'Afrine. Liées au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla meurtrière en Turquie depuis 1984, les YPG sont considérées comme une organisation «terroriste» par la Turquie qui veut les déloger d'Afrine, et, à terme, de tous les territoires qu'elles contrôlent dans le nord de la Syrie le long de la frontière turque.
Cette approche empoisonne depuis des mois les relations entre Ankara et Washington qui s'appuie sur les YPG pour combattre sur le terrain le groupe Etat islamique (EI) et n'entend pas les lâcher au moment où les djihadistes sont militairement en déroute. Les YPG ont mis à profit leur alliance avec Washington pour étendre leur contrôle sur de vastes territoires dans le nord de la Syrie d'où les djihadistes ont été chassés.
Accusations
Ankara s'appuie dans son offensive à Afrine sur plusieurs groupes de rebelles syriens, issus pour la plupart de la mouvance islamiste, qui accusent les milices kurdes de chercher à diviser la Syrie en établissant leur propre entité dans le nord du pays. La Turquie affirme en outre avoir lancé son offensive en accord avec la Russie, soutien du régime de Damas et acteur-clef du conflit syrien.
Moscou a annoncé au début de l'attaque turque avoir retiré des soldats russes qui étaient stationnés à Afrine. Alors que l'offensive turque entre dans son sixième jour, un nouveau round de pourparlers de paix sur la Syrie s'ouvre jeudi à Vienne. Au lendemain de l'entretien Erdogan-Trump, le Premier ministre turc Binali Yildirim est revenu à la charge hier en dénonçant le soutien «incompréhensible et inacceptable» de Washington aux YPG.
«Qu'un pays comme l'Amérique s'associe avec une organisation terroriste pour mettre en œuvre ses plans régionaux, c'est, pour l'Amérique, une situation avilissante», a lancé M. Yildirim lors d'un discours à Ankara. La Turquie a déclenché son opération après l'annonce par la coalition de la création d'une force frontalière de 30 000 hommes dans le nord de la Syrie, avec en particulier des combattants des YPG.
Depuis samedi, plus de 90 combattants des YPG et des groupes rebelles syriens pro-turcs ont été tués, ainsi que 30 civils, la plupart dans des bombardements turcs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ankara dément avoir touché des civils. Trois soldats turcs ont également été tués, selon la Turquie, qui affirme pour sa part avoir éliminé plus de 300 «terroristes».
Mercredi, deux roquettes tirées de Syrie ont fait deux morts à Kilis dans le sud de la Turquie, portant à quatre le nombre de personnes tuées dans des attaques à la roquette imputées aux YPG depuis le lancement de l'offensive turque, baptisée «Rameau d'olivier».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.