Neutralité écornée    Alger: Trois militants du FFS arrêtés    Importation des véhicules en CKD: Une facture de près de 3 milliards de dollars    Pétrole: Entre optimisme et mise en garde    Trump prix Nobel de la paix et celui de la veulerie à Abe    Dites : «à bas Israël» et vous irez en prison    Football - Ligue 2: Une flopée de matches décisifs    MC Alger: Kaci-Saïd et Amrouch accusent les joueurs    Division nationale amateur - Est: Le MOC et le CRBOD en arbitres    Ali Mendjeli: Un bébé de 14 mois tué par le monoxyde de carbone    Lutte contre l'habitat précaire: Réception de plus de 3.500 nouveaux logements, fin 2019, à Misserghine    Ils seront installés le mois d'avril prochain pour la gestion des plages: Un administrateur et deux élus, dans chaque commune côtière    Le NAHD et l'USMAn s'imposent    La balle dans le camp des actionnaires    L'Histoire des peuples ne se falsifie pas    Session de formation au profit d'officiers de la police mauritanienne    Ligue des champions    Ouyahia appelle à la mobilisation pour la réélection du Président Bouteflika    Sonelgaz parvient à réduire sa dette à 60 milliards de dinars    François Regis-Legrier : «La bataille d'Hajin était une défaite stratégique»    Partenariat dans les domaines des ports secs et des produits «halal»    L'ouverture à l'extérieur de l'université algérienne est inéluctable    Ce qui s'est réellement passé devant l'APC    Les tueurs d'un gardien de troupeau arrêtés    11e Festival national des arts et de la créativité    Le taux de raccordement en eau potable a atteint 99,37 %    Célébration du centenaire du défunt Farid Ali    Prochaine création d'un orchestre amazigh    Salon national de la photographie à Aïn Témouchent    Partenaire de la Fédération Algérienne d'Escrime : Ooredoo accompagne l'équipe nationale dans la Coupe du monde de Sabre féminin-junior    L'armée renouvelle son soutien au président maduro    Sommet tripartite sur la Syrie : "Nous nous rapprochons de plus en plus du règlement du conflit"    Bedoui depuis Djelfa : "L'avenir de l'Algérie n'est pas tributaire d'un rendez-vous électoral"    À Bechar : La problématique d'eau potable en voie de résolution    Réunion des partis de l'opposition    Deux suspects arrêtés    Amara Benyounes victime d'une "fake news"    Journée technique sur la modernisation des banques : Les financements bancaires devraient s'orienter davantage vers les PME    Afrique/Europe : Feghouli et Bennacer retenus dans le onze type africain de la semaine    Karl Lagerfeld tire sa révérence Virginie Viard succède au "Kaiser" chez Chanel    Rencontre Benghabrit-syndicats.. Une voie «sans issue»    Il dit pouvoir diriger des missiles en direction de l'Amérique.. Poutine met en garde Washington    Trafic de stupéfiants.. Plusieurs individus sous les verrous    Rachid Mokhtari publie La Guerre d'Algérie dans le roman français    L'Orchestre symphonique de la ville d'Oran donne son premier concert    L'éclipse    Les acquis enregistrés grâce à l'unité et la détermination du peuple sahraoui    Projection de "Maintenant, ils peuvent venir"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Nouvel album de Kamal Labbaci : L'Algérie en musique
Publié dans El Watan le 25 - 12 - 2006

Comment faire un tour d'Algérie en musique et sans bouger de sa place ? C'est simple, il vous suffit d'écouter le nouvel album de Kamal Labbaci Sourires d'Algérie. Ce musicien, féru de la flûte et d'instruments à cordes, a concocté un joli voyage musical à travers tout le pays.
De Tébessa à Maghnia en faisant un petit détour par la Kabylie et le Sahara, vous serez enchantés par les rythmes propres à chaque contrée. C'est la flûte ou parfois le « ney » qui donnent le ton à ce voyage, tantôt festif, tantôt mélancolique. Tous les styles y sont représentés. La promenade commence par Alger avec un style populaire bien connu, le « dziri », cher à Fadila Dziria et Al Anka. En ouverture, la chanson intitulée Réveille-toi et admire les fleurs d'amandiers installe celui qui l'écoute dans la beauté d'antan de la ville d'Alger. On respire la citadinité et la gaieté qui caractérisa le paradis andalou, perdu à jamais. La première halte se fait à Oran, ville de Blaoui Al Houari et de Khaled. Le ney redonne à la musique raï toute sa dimension populaire et rappelle que le style « wahrani » fait bien partie du patrimoine musical algérien, même s'il est délaissé aujourd'hui par la nouvelle génération de chanteurs. A Constantine, on ne peut pas y aller sans écouter le malouf de Tahar Fergani ou de Raymond Leyris. Morceaux choisis, Labbaci rend hommage à l'un des fils de la ville, Kaddour Darsouni, dont on dit qu'il est le plus prestigieux flûtiste d'Algérie. La distance est encore longue, mais il faut bien la parcourir pour atteindre la région des Hauts-Plateaux. A Djelfa, Kamal Labbaci a redonné toute sa saveur au chant bédouin. Le prélude à l'aide d'une flûte traditionnelle du pays, « al gasbah » installe l'auditeur dans un monde de poésie avant l'entame de la musique qui rend un vibrant hommage aux nomades qui parcourent les immensités du désert avec leurs caravanes. Le voyage ne s'arrête pas là, mais continue vers d'autres contrées avec leurs propres richesses musicales que Kamal Labbaci prend soin de décliner avec talent et sensibilité. Passionné de musique, Kamal développe rapidement un goût pour le malouf. En 1974, c'est le professeur Hacène Bouchama qui remarque son talent et l'initie au solfège et à la maîtrise des instruments à cordes. Guitariste, violoniste, flûtiste, Kamal Labbaci se produira plus tard avec de grands noms de la chanson algérienne tels que Fergani et Enrico Macias avec qui il a fait de nombreuses tournées après la sortie d'un album de musique andalouse. En 1990, il fait la connaissance de l'Espagnol Paco de Lucia avec qui il crée un savant mélange entre la musique espagnole et le malouf. En 2004, Antoine Coinde, directeur artistique associe Kamal Labbaci a un projet musical d'envergure, « gladiateur ». Il donne la réplique à d'autres musiciens et chanteurs de renom. En plus de l'hommage rendu à la diversité musicale algérienne, Kamal Labbaci a voulu aussi capitaliser une expérience faite de tant d'années de métier et donner à écouter des mélodies qui rendent le sourire à un pays meurtri par des années de terrorisme et d'injustice. Osez donc le voyage ! Bon vent.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.