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Ijtihad, où es-tu ?
Publié dans El Watan le 27 - 11 - 2007


Les ministères de souveraineté seraient-ils dispensés de faire œuvre d'Ijtihad ? Spécialement lorsqu'il s'agit de causes nobles et tout particulièrement de la prise en charge de l'enfance abandonnée ? Le courage de l'interprétation positive se serait-il arrêté au regretté cheikh Hamani ? Chaque année, des milliers d'enfants naissent hors mariage, un grand nombre d'entre eux se retrouvent abandonnés dans les structures de santé, souvent sur la voie publique. Il ne s'agit pas, dans ces colonnes, d'analyser les causes profondes de ce phénomène, en constante évolution, ni de s'attarder sur le drame incommensurable qui affecte autant ces êtres innocents que leurs mères, poussées généralement par le désespoir à commettre l'acte de séparation. Notre propos est de relever l'attitude des pouvoirs publics à l'égard de ce problème dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle a été, de tout temps, en décalage par rapport à la poussée et aux besoins de la société. Puisée dans le loi musulmane, la kafala a été l'alternative choisie pour la prise en charge de l'enfance abandonnée. Le dispositif retenu dans le code de la famille de 1984 a introduit, à cette époque, un certain progrès par rapport à la période antérieure mais sans assurer une protection suffisante et durable. Toutefois, une évolution remarquable est intervenue huit ans après, sous l'effet conjugué de la pression de la société civile, de l'Ijtihad du Haut Conseil islamique et de l'engagement d'un chef de gouvernement éclairé : c'est le décret de février 1992 instituant la concordance de nom entre le tuteur légal et l'enfant mis sous sa garde par la kafala. S'inscrivant dans l'esprit du verset coranique qui bannit la filiation et l'héritage, ce texte apparut comme une excellente commodité pour une meilleure intégration de l'enfant mekfoul dans sa famille et dans la société. Mais l'enthousiasme des parents a été tempéré par une initiative malheureuse du ministère de l'Intérieur qui demanda en 1994 par le biais d'une circulaire aux APC de ne pas inscrire les enfants mekfoul dans le livret de famille. Opposable de manière aberrante au décret exécutif de février 1992, cette décision devint à ce jour un cauchemar. Les tentatives de faire annuler ce texte scélérat furent vaines comme furent infructueuses les tentatives de refonte du dispositif de kafala reconduit pour l'essentiel dans le nouveau code de la famille de 2004. Seul le ministère de la Solidarité prête aujourd'hui une oreille attentive et prend des initiatives. Les deux autres ministères — les plus concernées — de l'Intérieur et de la Justice font le mort, ne jugeant même pas nécessaire de s'associer aux débats initiés par les familles et les militants des droits de l'enfant. Aucun représentant n'a assisté à la rencontre fort intéressante initiée par l'association AAEFAB le 25 novembre dernier. Pourtant un grand chantier les attend : outre l'inscription de l'enfant mekfoul sur le livret de famille, une loi sur l'enfance intégrant la petite enfance, une loi sur l'abandon et la refonte des articles 116 à 125 du code de la famille. Les fonctionnaires et les politiques croient-ils aux larmes ?

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