Quel est le secret de votre succès ? J'avais peur des critiques, de ceux qui pensent que je suis le chorégraphe des stars et qui oublient que je sais faire autre chose. Je ne me sens pas l'âme d'un porte-drapeau des jeunes de banlieue qui ont réussi. J'ai toujours eu des exemples de jeunes qui, en banlieue, faisaient des trucs vraiment bien. J'aurai réussi, si dans 10 ans, je continue à faire le métier que j'aime. Que pensez-vous des émissions téléréalité ? Pour ma part, j'ai brillé à Star Academy mais je ne la considère pas comme étant de la téléréalité. C'est une émission où les jeunes apprennent que pour arriver à quelque chose il faut travailler. Quels sont les bons ingrédients pour qu'une comédie musicale fonctionne ? Si on le savait, tous les spectacles seraient des succès. Je n'en sais rien. Je pense qu'il faut avant tout un thème fédérateur, des artistes bétons sur scène. Le reste, je n'en sais rien. J'ai vu des spectacles que j'avais trouvés fabuleux, notamment « Le petit prince », qui n'a pas du tout marché. Donc je ne sais pas. Par ailleurs, j'ai vu de grands spectacles qui se sont montés, qui n'ont pas marché et que je n'ai pas aimés. A mon avis, il n'y a pas de règle. Comment définiriez-vous le travail d'un chorégraphe ? Un travail riche et complexe à la fois. C'est une sorte de fusion de multiples visions. C'est un travail très enrichissant. Pour moi, l'art constitue une passion. J'estime qu'il est indispensable d'exercer un métier par vocation. Quelles sont les qualités dont doit faire preuve un bon danseur ? Travail, rigueur et modestie. Quelles sont, selon vous, les perspectives en Algérie pour un jeune danseur ? Pour ma part, l'idéal est d'assurer une bonne formation pour un danseur, lui permettant ainsi d'évoluer judicieusement. Il faut lui assurer une série de formations et d'ateliers pour maximaliser son énergie et lui donner un apprentissage lui permettant d'être en accord parfait avec les danses qu'il interprète. J'estime qu'il est nécessaire de réactualiser les méthodes et le programme pédagogique des instituts de formation afin d'assurer une bonne relève de danseurs. Autrement dit, l'idéal serait de créer des écoles de danse. Pensez-vous que la jeunesse algérienne a soif de danse ? Indubitablement, vu que le ministère organise ce genre de festival, c'est qu'il y a une demande. Je sais aussi que l'Algérie jouit d'un énorme potentiel dans le domaine de la danse, eu égard au grand nombre de castings organisés régulièrement.