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VACANCES À MARSA BEN M'HIDI (TLEMCEN) : Le bronzage à prix d'or
Publié dans Horizons le 18 - 08 - 2009

Marsa Ben M'hidi, ville côtière de l'extrême ouest du pays, connue aussi par son ancien nom de Port Say, ne vit que durant la saison estivale. Le reste de l'année, cette localité frontalière de la région de Tlemcen, avec ses 5000 habitants, plonge dans une monotonie que seules la contrebande et l'immigration clandestine viennent «pimenter». L'endroit constitue pour les candidats un «poste» de transit par excellence. Une fois les grandes chaleurs venues, Marsa Ben M'hidi offre, d'une manière brusque, un tout autre visage faisant oublier aux riverains une léthargie de dix mois presque. Aux mois de juillet et août, la ville fait le gros de sa recette annuelle. Les plages de la commune de Marsa Ben M'hidi, 125 km à l'ouest de Tlemcen, constituent une destination privilégiée pour des millions d'estivants venant de tous les coins d'Algérie et de l'étranger. Dotée d'une belle nature et de paysages féeriques, ces plages accueillent, d'année en année, un nombre sans cesse croissant de visiteurs. Les statistiques avancées l'an dernier par la Direction du tourisme de la wilaya parlent de six (6) millions d'estivants qui y ont séjourné. Il faut dire que les principales plages de Marsa Ben M'hidi, Moscarda 1 et 2 avec le rocher «champignon» niché au milieu des eaux, se voient prises d'assaut au cours de ces deux mois de l'année. Alors à cette période-là, il est difficile de trouver une chambre ou une place dans les campings. Les habitants de cette ville, eux, exploitent cette aubaine pour louer leurs maisons, leurs garages ou leurs appartements aux estivants à des prix guère abordables, notamment pour les petites et moyennes bourses. A titre d'exemple, une tente de 4 places dans un camping est louée à 1 500 DA/jour, un simple garage, à plus de 50 000 DA par mois et, enfin, une chambre d'hôtel varie entre 5000 et 8000 DA/jour. Quant à la location (séjour) au niveau des hôtels classés et résidences meublées, les prix se situent entre 100.000 et 150.000 DA par mois (juillet et août).
«Tous ces endroits affichent complets et les prix ne cessent d'augmenter. L'activité économique et commerciale fait défaut au niveau de cette région frontalière et les riverains n'ont que la période d'été pour réaliser leurs chiffres d'affaires», commente un employé à l'hôtel Saïm, sur le boulevard principal de la ville. En outre, des campings de fortune faits de roseau sont cédés à 1500 DA/jour. Ceux-ci sont les plus prisés par les jeunes vacanciers bien qu'ils ne disposent pas de la moindre commodité : matelas et draps élimés à même le sol, sans plus. Des cas de piqûres scorpioniques que recense parfois le centre des soins s'enregistrent au niveau de ces endroits précis.
«NOTRE LOCALITÉ FAIT FUIR LES ESTIVANTS»
«Pensez-vous qu'un salarié puisse se payer une chambre d'hôtel à Marsa Ben M'hidi ? Impossible ! Ce n'est point une nouveauté cette année. La ville a toujours été comme ça, les petites et moyennes bourses ne peuvent guère s'y retrouver. Même les riches sont contraints ces derniers temps d'écourter leur séjour ici », affirme cet enseignant, la trentaine passée, originaire de Mascara. Lui et deux autres estivants de son patelin, indique qu'il a l'habitude de passer une semaine à Port Say pendant la saison estivale, louant un camping de fortune. Cette cherté a poussé bon nombre de touristes fréquentant les plages de Marsa Ben M'hidi à louer dans des hôtels de la ville de Maghnia, à des prix plus ou moins abordables : 800 à 1200 DA/jour. « Je préfère réserver une chambre d'hôtel à Maghnia et faire la navette par taxi chaque jour.
Cela me revient beaucoup moins cher que d'être dans un hôtel à Marsa », soutient un autre vacancier de la région de Bel Abbès. Les prix pratiqués par les transporteurs assurant la liaison Maghnia- Marsa Ben M'hidi, sur une distance de 60 km, sont de 100 DA pour les fourgons et 120 DA pour les taxis. Mais à partir de 16h00, les prix du transport se multiplient par quatre ou cinq. A cette heure, les transporteurs réguliers s'éclipsent des lieux laissant le terrain aux clandestins.
Ces derniers proposent pour la liaison Marsa Ben M'hidi-Maghnia 500 DA la place et, une fois la nuit tombée, ce prix grimpe pour atteindre 1000 DA. Les riverains qui trouvent ces tarifs excessifs regrettent l'absence de bus desservant leur localité à moindre coût. Les usagers déplorent également le non respect par les transporteurs des horaires de travail : « Ce n'est pas normal de constater qu'à partir de 16h00 il n'y a point de transport ».
Il faut dire aussi qu'en termes de location, la majorité des propriétaires dans cette commune quittent leurs bâtisses durant l'été pour les louer aux estivants. « Pratiquement, les habitants ayant généralement des maisons ailleurs, dans les localités limitrophes, trouvent des locataires deux ou trois mois avant le début de la saison », indique un riverain. L'unique agence immobilière se trouvant sur les lieux propose des prix de location pour le moins astronomiques. A signaler que le gros des transactions se fait par des personnes intermédiaires qu'on désigne, dans le jargon local, par «samsar».
Du côté des observateurs, on affirme que les prix pratiqués portent sérieusement préjudice à l'avenir du tourisme dans cette région. Ainsi, constate-t-on, l'estivant se trouve contraint de passer, de moins en moins, de temps dans cette commune.
«Bon nombre de visiteurs, des familles notamment, passent des séjours qui ne dépassent pas une semaine, alors qu'auparavant on passait presque un mois. Il faut reconnaître qu'à présent notre localité fait beaucoup plus fuir les estivants que les attirer. C'est toute la politique du tourisme qui est à revoir dans cette région et nous nous sommes penchés dessus. Non ! Ce n'est pas du tout acceptable de voir des visiteurs contraints de passer des nuits sous des toits en roseaux. Il faut vite en finir avec toutes ces tracasseries », insiste un responsable de l'APC.
PRÉMICES D'UN DÉVELOPPEMENT DURABLE
N'empêche. Disposant d'une zone d'expansion touristique (ZET) frôlant les 61 hectares, la région de Marsa Ben M'hidi espère concrétiser un investissement touristique de grande envergure à la hauteur de ses ambitions. Des efforts visant la promotion du tourisme balnéaire, mais surtout améliorer le quotidien des riverains, sont consentis ces dernières années par les autorités locales. Depuis quelques mois, et pour la première fois, la région est alimentée en eau potable à partir du forage de la localité de Boukanoune en attendant le projet du transfert du barrage de Zouia, en cours de réalisation. Maghnia, Marsa Ben M'hidi, Ghazaouet, Nedroma, Bab El Assa et Beni Boussaid, sont en effet, les principales communes qui seront concernées par le projet de transfert.
Ce dernier comprend, selon la fiche technique présentée par les services hydrauliques de Bab El Assa, des conduites d'adduction sur un linéaire de 40 km, des stations de pompage, des réservoirs tampons et des stations de reprise, soit toute une panoplie d'ouvrages qui vont permettre d'assurer le transfert d'eau vers les localités précitées. Doté d'une enveloppe de l'ordre de 329 milliards, ce projet est à même de mobiliser un volume global de 60.000m3/j à partir de la batterie de forage, réalisée à Beni Boussaid et qui mobilise un débit de 700 l/s. Ce projet permettra également l'irrigation du périmètre agricole et mettre à l'abri «définitivement» la région du déficit en eau posé avec acuité jusqu'ici au niveau de cette région.
Les riverains payent, pour l'illustration, 1000 DA la citerne. Les désagréments liés à l'approvisionnement en bouteilles de gaz sont depuis quelque temps réglés. Marsa Ben M'hidi est entièrement raccordée au réseau de gaz de ville.
Pour l'énergie électrique, la commune vient de bénéficier de nouveaux transformateurs électriques pour renforcer l'éclairage. En termes de l'exploitation de la zone touristique, il est prévu la réalisation d'un village touristique d'une capacité de 732 lits, un projet qui sera confié à Emirates International Investisment Company. Le projet « phare » qu'attend la commune de Marsa Ben M'hidi est incontestablement celui du port de pêche et de plaisance dont la réception est prévue pour ce mois de septembre 2009.
Cette infrastructure portuaire dont le bassin s'étend sur 3,91 ha est aménagée pour abriter 68 petits métiers, 2 sardiniers et 3 chalutiers ainsi que 124 plaisanciers. Dotée d'une enveloppe globale de 2,2 milliards DA, ce projet est confié à l'entreprise croate, Ingra Zagreb-Croatie.
Un responsable de cette entreprise, rencontré au chantier même, souligne que les travaux tirent à leur fin et que le projet sera fort probablement livré au mois de septembre prochain. D'après des responsables locaux, «cette infrastructure permettra à la région de sortir de la léthargie qui la caractérise durant le reste de l'année, mais surtout organiser l'activité de la pêche». Côté animation, la ville de Marsa Ben M'hidi ne dort pas.
Outre les compétitions sportives qui s'organisent à la plage, des troupes folkloriques de différentes régions, voire des pays voisins, animent les soirées de cette localité. Des promenades nocturnes en familles ou entre amis n'y manquent pas, sous le regard vigilant des agents de sécurité déployés sur les lieux pour la quiétude des estivants.


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