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Cela s'est passe un jour/ Aventures, drames et passions celebres
Les criminels à travers l'histoire (23e partie)
Publié dans Info Soir le 27 - 11 - 2010

Résumé de la 22e partie n Se jugeant persécuté et diffamé par ses compatriotes, Jim Jones a décidé de quitter les Etats-Unis avec ses disciples.
Un beau matin, Jim Jones et ses adeptes – un millier en tout – débarquent, par convois, dans la jungle guyanaise. Le gouvernement du pays lui a concédé, à titre de leader religieux, un territoire de dix mille hectares de terres arables.
On installe des tentes et des baraques où vont vivre les disciples mais on construit une maison en dur pour le maître. Il n'allait tout de même pas vivre sous une tente ! On érige, non loin de cette demeure, une estrade sur laquelle on placera un sorte de fauteuil, le trône d'où le maître officiera les cérémonies religieuses, au nombre de trois par jour. Le camp sera dénommé pompeusement Jonestown, du nom de son fondateur, et sera relié par une piste carrossable à Georgetown, la capitale de La Guyane.
Les autorités guyanaises vont s'assurer que la vie au camp est acceptable. Et elle l'est réellement : l'argent engrangé aux Etats-Unis sert à acheter le nécessaire en matière d'équipements et de marchandises. Et il y a même une infirmerie occupée par un vrai médecin, le docteur Larry Schacht, disciple fidèle du maître.
Les spécialistes diront plus tard que c'est dans la jungle guyanaise que le délire de Jones atteindra son apogée. Libéré des médias, donc sans aucun contrôle, il peut donner libre cours à sa mégalomanie… Il est, non seulement le maître, le gourou du Temple du Peuple, mais aussi le maître de l'univers, le prophète des temps modernes, celui qui apporte la Vérité et la Connaissance à un monde longtemps mystifié et exploité ! Le gourou a même des visées politiques et idéologiques : il veut abattre le capitalisme qui ruine le monde, il veut mettre fin à l'exploitation et à la misère dans le monde, arrêter les guerres impérialistes… Trois fois par jour, juché sur son trône, il dispense la bonne parole à une foule d'adeptes assoiffés de l'entendre. Il effraye aussi la même foule quand il évoque l'imminence de la fin du monde et du châtiment qui guette les impies…
«Repentez-vous, purifiez-vous !»
Et quoi de mieux que l'ascèse et les privations pour purifier des corps pervertis par la civilisation du capital ? Quoi de plus salvateur que la prière à laquelle le grand maître appelle constamment ses adeptes ?
Issu de l'Eglise protestante, prêtre même de cette église – il a gardé de cette ancienne fonction le titre de «révérend» – Jim Jones s'est peu à peu détourné des principaux dogmes de sa première religion, pour en proposer d'autres. Son temple est le seul à détenir la vérité, il se croit prophète et même dieu et proclame ouvertement que le sort du monde dépend de lui et seulement de lui !
Ses adeptes le croient-ils ? Il s'en moque : l'essentiel est que lui le croie ! Le soir, quand les lumières du camp sont éteintes et que tout le monde dort, lui veille, dans le noir. Il pense à l'avenir du monde, il réfléchit au rôle que sa secte et lui-même auront à jouer. Un rôle qu'il pressent primordial… La jungle guyanaise n'est qu'une étape dans son parcours. Demain, quand ses idées se seront imposées, il partira à la conquête du monde ! (à suivre...)


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