Rappel - Le 3 juin 2012, le McDonnel Douglas MD-83 s'écrase sur une menuiserie et une imprimerie dans une banlieue très peuplée de Lagos, la plus grande ville d'Afrique. Ce n'est pas encore l'été, mais en ce 3 juin 2012, la chaleur est étouffante. Non loin de la plus grande ville africaine, Lagos, et dans l'un des quartiers les plus peuplés, se trouve une imprimerie qui juxtapose une menuiserie. Ces deux établissements s'occupent, chacun pour ce qui le concerne, à leurs tâches quotidiennes. Non loin de là, la tour de contrôle de l'aéroport international Murtala-Muhammed à Lagos, s'apprête à recevoir le vol commercial régulier 992 de Dana Air assurant la liaison Abuja - Lagos. Certains habitants, en cette journée dégagée d'été, les yeux au ciel, suivent, non sans s'interroger, le vol inhabituellement bas du McDonnel Douglas MD-83. À une vingtaine de kilomètres de l'aéroport, l'équipage annonce un problème de moteur qui empêche le pilote de maintenir l'appareil. Arrivé à hauteur de l'aéroport, le commandant tente tout de même une approche sur la piste d'atterrissage 18L. Mais à environ 9 km au nord de la piste, il heurte une ligne haute tension qui dévie sa trajectoire. L'appareil s'écrase un peu plus loin en plein centre de la ville, percute l'imprimerie et la menuiserie du quartier, puis va s'écraser sur des bâtiments résidentiels. Le nez de l'appareil s'encastre dans un immeuble de 3 étages, puis... il explose. Le crash déclenche un violent incendie dans tout le quartier, et de nombreuses résidences sont détruites par les flammes, tuant 16 personnes au sol et blessant des dizaines d'autres. La scène de l'accident devient vite chaotique. Selon les médias, plus de 500 000 habitants de Lagos se sont efforcés d'atteindre l'épave. Pendant que certains groupes essayaient d'amener sur place des lances à incendies, des soldats tentaient de disperser les spectateurs. Pendant plusieurs heures, l'eau nécessaire pour lutter contre l'incendie a fait défaut, du fait du manque de voitures de pompiers, et des civils ont essayé d'éteindre l'incendie tant bien que mal avec des seaux en plastique. Les camions de pompiers appelés en renfort des sites de construction voisins, ont eu du mal à atteindre le lieu de l'accident du fait de l'étroitesse des ruelles de la banlieue avoisinante. Cet accident est le vingt-neuvième impliquant un MD-80 et est le troisième plus grave accident pour ce type d'appareil. C'est le plus important accident d'aviation survenu au Nigeria après celui survenu le 22 janvier 1973 à Kano, où un Boeing 707 de Nigeria Airways s'est écrasé à l'atterrissage, faisant 176 victimes.